vignette|Feudi Imperiali dell'Appennino ligure Dans les territoires faisant nominalement partie du Saint-Empire romain germanique en Italie ont subsisté des fiefs impériaux (en italien : feudi imperiali « Feudi imperiali » sur le site de Biblioteca Nazionale Centrale di Firenze., en allemand : Reichsitalien) jusqu’au , dans les zones qui avaient conservé des liens féodaux avec l’Empire, le plus souvent avec immédiateté impériale.

Ces États étaient soumis à la juridiction du Conseil aulique (Reichshofrat), le tribunal suprême de l’Empire, qui disposait d’une section italienne, mais ces États ne siégeaient pas et ne votaient à la Diète impériale (Reichstag). Parmi ceux-ci, les six États majeurs étaient dénommés les Fiefs latins (en italien : Feudi latini, en latin : Feuda latina) : le grand-duché de Toscane, faisant partie de l’Empire comme duché depuis 1530 ; les fiefs qui formaient l’État de Milan (le duché de Milan, la principauté de Pavie, le comté de Crémone) ; les États de Savoie (le duché de Savoie, le duché d’Aoste, le principauté de Piémont, le comté de Nice, le comté d'Asti) ; le duché de Mantoue ; la république de Gênes ; le duché de Parme et Plaisance, malgré son origine papale, depuis 1545.

Parmi les autres fiefs impériaux de dimension moyenne, on trouve le Montferrat, le duché de Modène et Reggio, ceux de Massa, de Sabbioneta et de Bozzolo, l’État de Parme (les duchés de Parme et Plaisance, le Stato Pallavicino, l'État Landi, le marquisat de Zibello), y compris les petites principautés de la plaine du Pô (le duché de Guastalla, la ), petit à petit absorbés par des États plus grands.

Existaient encore environ 200 à 250 petits fiefs dits Fiefs mineurs (en italien : Feudi minori, en latin : Feuda minora), situés surtout sur l’Apennin ligure et sur les collines du Bas Piémont, jusqu’à l’Apennin tosco-émilien. Ils dérivaient de la fragmentation des marquisats historiques des Alérame et des Obertenghi, principalement due à la non-application pendant longtemps du principe de primogéniture dans les successions, et réussissent à subsister en raison de leur isolement. Pour ces petits États, parfois minuscules, la protection impériale pouvait garantir une certaine autonomie. Ils étaient dirigés par 50 à 70 familles nobles (les Gonzague, del Carretto, les Malaspina, Scarampi, Pico, Pio, les Pallavicino, Spinola, les Doria, les Fieschi, Adorno).

Bibliographie Giuseppe Caciagli, I feudi medicei, Pacini, Pise 1980. . Cinzia Cremonini-Riccardo Musso, (a cura di), I feudi imperiali in Italia tra XV e XVIII secolo, Bulzoni, Rome 2010. . Johann Friedrich Scheidt, Traité sistématique fondant la connoissance de l’État du Saint-Empire romain de la nation allemande, ou le Droit public de cet empire, tiré des lois fondamentales de la jurisprudence politique & des auteurs les plus célèbres et les plus désintéressés, tome Premier, Hanovre, 1751.

. Alessandra Sisto, I feudi imperiali del tortonese, Università di Torino, Turin 1956. Andrea Zanini, Strategie politiche ed economia feudale ai confini della Repubblica di Genova, in Quaderni del Centro di Studi e Documentazione di Storia Economica Archivio Doria, Gênes, 2005.

Articles connexes Fief d'Empire Liste des anciens États italiens Territoires du Saint-Empire romain germanique hors cercles impériaux

Notes et références

Catégorie:Saint-Empire romain germanique Catégorie:Histoire de l'Italie