Jules Cohen, né le à Marseille et mort le à Paris , est un compositeur français.

Biographie Sur le conseil d’Halévy, ses parents l’amène de bonne heure à Paris pour faire ses études au Conservatoire national de musique et de déclamation où, élève de Marmontel, de Benoist et d’Halévy., il y fait de brillantes études, y remportant successivement, encore fort jeune, les premiers prix de solfège, de piano, d’orgue, de fugue et d’harmonie. Il y devient professeur à un âge peu avancé, en même temps qu’il devient, sur la recommandation d’Auber, le maitre de chapelle attitré des Tuileries.. Devenu l’ami de Saint-Saëns, il l’assiste, à l’occasion, à l’église Saint-Merri..

Premier prix de solfège en , premier prix de piano en , premier prix d’orgue en , il obtient encore le second prix de fugue en et le premier en , puis il se livre avec activité à la composition. Il écrit deux symphonies, plusieurs ouvertures, des messes, des motets, des études et de nombreux morceaux de piano, des mélodies, des pièces pour harmonium.

Il vise surtout le théâtre, où il n’a pourtant guère de succès. Après avoir écrit de nouveaux chœurs pour Athalie, pour Esther et pour Psyché, à l’occasion de reprises de ces chefs-d’œuvre faites à la Comédie-Française, il fait représenter un assez grand nombre d’ouvrages : Maitre Claude, un acte, Opéra-Comique, 1861 ; José-Maria, 3 actes, id., 1866 ; les Bleuets, 4 actes, Théâtre-Lyrique, 1867 ; Déa, 2 actes, Opéra-Comique, 1870 ; plus deux cantates : l’Annexion et Vive l’Empereur, exécutées toutes deux en 1860, la première à l’Opéra, la seconde à l’Opéra-Comique. Il écrit également beaucoup de musique d’église, des symphonies, des cantates, des mélodies, des morceaux de piano.

Après avoir rempli, sous le Second Empire, les fonctions de maitre de chapelle de l’Empereur, à la chapelle impériale, il est nommé, après la chute de l’Empire, professeur de la classe d’ensemble vocal au Conservatoire, et, un peu plus tard, il entre à l’Opéra, où il devient chef des chœurs.

Il prend sa retraite vers , incapable de produire de nouvelles œuvres, atteint d’une maladie qui lui enleve l’usage peu à peu de ses yeux et de ses mains et à laquelle il succombe. Parmi ses dernières compositions, on cite une Marche funèbre destinée par lui à être exécutée le jour de ses obsèques par les chœurs de l’Opéra et la fanfare Sax, dirigés par Paul Puget au cimetière du Montparnasse. Il est le frère du dramaturge et romancier .

Œuvres L'Annexion, 1860 Maître Claude, livret de Vernoy de Saint-Georges, Adolphe de Leuven, opéra-comique en un acte, 1861. Les Bleuets livret de Eugène Cormon, Henri Trianon, opéra en quatre actes, 1865-67. José-Maria livret de Eugène Cormon, Henri Meilhac, opéra-comique en trois actes, 1866. Déa livret de Eugène Cormon, Michel Carré, opéra-comique en deux actes, 1870.

Notes et références

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Catégorie:Compositeur français de la période romantique Catégorie:Élève du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris Catégorie:Naissance en novembre 1830 Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Décès en janvier 1901 Catégorie:Décès dans le 17e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 65 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse Catégorie:Membre de la Société des compositeurs de musique