Les cercles étudiants de l'ULB (ES-ULB) sont des associations, à l'origine folkloriques et culturelles, créées par les étudiants de l'Université libre de Bruxelles.
Aujourd'hui, la plupart des cercles de l'ULB sont des associations de fait ou des associations sans but lucratif reconnues par le Conseil administration de l'ULB, qui poursuivent bénévolement « des buts culturels, de défense des intérêts des étudiants et/ou de réunion des étudiants selon leurs affinités politiques ».. Plus de 80 cercles étaient enregistrés par le Conseil d'administration de l'ULB en date du Décision du CA du 16 octobre 2017, accessible via http://www.ulb.ac.be/ulb/greffe/documents/organes-centraux.html uniquement pour les membres de la communauté universitaire de l'ULB (intranet).
Cercles interfacultaires
Historique
Premier essor au L'existence des premiers cercles étudiants à l'ULB, dont le nom est connu, remonte à 1847 avec la « Société des Adelphes ». Ces premiers cercles réunissaient au nom de « l'amitié » des étudiants qui consommaient rituellement de l'alcool., et utilisaient des couvre-chefs ou des titres pour se distinguer et se reconnaître. L'introduction des rites et couvre-chefs serait influencée par les usages des sociétés estudiantines germaniques..
En 1870, devant la multiplication « de petits cercles, de clubs vivant presque aux dépens les uns des autres », la Société générale des Étudiants de l'ULB est fondée.. Le but affiché est de réunir tous les étudiants sans distinction afin d’aborder plus efficacement les « questions d’intérêts généraux ». Il s'agissait en outre d'affirmer le « caractère essentiellement libéral » de l’université et de combattre « le fanatisme clérical », principalement en organisant des conférences littéraires et scientifiques. En 1872, la Société Générale des Étudiants est prise malgré elle dans la « querelle clérico-libérale », qui polarise alors la société politique belge entre libéraux et catholiques sur la question de l'organisation de l'instruction primaire. En 1880, à l'occasion du cinquantenaire de la naissance de la Belgique, la Société générale des Étudiants organise un congrès auquel « tous les étudiants » de Belgique sont invités pour débattre ensemble des questions les concernant. Il s'agit d'une tentative de rassembler les étudiants au-delà du clivage des « grandes questions politiques », puisque celles-ci sont prudemment évitées. L'association disparaît ensuite momentanément de 1885 à 1888, avant d'être définitivement supplantée par la Fédération des Cercles à partir de 1891, puis par l'Assemblée Générale des Étudiants de l'ULB (A.G.).
Fondée le , l'A.G. a comme buts déclarés d'unir tous les étudiants de l'ULB « contre l'esprit étroit des cléricaux intolérants », de « défendre à l'Université le Libre-Examen », de « créer une vie universitaire » et de « représenter le corps estudiantin auprès des autorités académiques ». En 1907, l'A.G. aurait rassemblé près de 500 membres, et demandait à tous les étudiants de l'ULB de s'y inscrire instamment.
Parallèlement, les premiers cercles facultaires ou de section sont créés dès les années 1880.
Au début du
Après la Seconde Guerre mondiale En 1989, ceux-ci, une grande partie des cercles de section et le Cercle du Libre Examen (Librex) se sont réunis afin de coordonner leur action au sein d'une inter-facultaire nommée Association des cercles étudiants (l'ACE) qui découle de Association générale des étudiants (AG).
Ces cercles adhèrent au principe du libre examen ce qui leur donne une portée philosophique qui dépasse le cadre d'une simple association estudiantine.
Les activités organisées par ces cercles sont multiples : vente de supports de cours, dits syllabii, accueil des nouveaux, organisation de festivités (baptême, ), de soirées conférences, de visites ainsi que de vacances.
En 2015, une plateforme administrative, nommée Plateforme des cercles étudiants (la PlaCE) et une association estudiantine, nommée Association inter-cercles (l'AIC) ont vu le jour afin d'informer les étudiants des règles au sein de l'établissement et de participer en consensus aux activités socio-culturelles de l'ULB.
L'Association des cercles étudiants (ACE) Créée en 1989, elle succède à l'Assemblée générale des étudiants (1887 à 1970) et à l'Association des cercles facultaires (1973 à 1989). Elle fédère les cercles à vocation folklorique de l'ULB. L'ACE est chargée de plus d'évènements interfacultaires comme : la Saint-Verhaegen avec son homologue néerlandophone la BSG; la coordination des baptêmes étudiants; un bal interfacultaire (la Nuit Théodore Verhaegen), en collaboration avec le cercle du Libre Examen, l'Ordre Théodore Verhaegen et l'Union des anciens étudiants. Composition actuelle Elle contient actuellement 14 administrateurs, ainsi que 31 cercles membres.
L'Association Inter-Cercles (AIC) Créée en 2015, elle rassemble les cercles et associations à buts politiques, sociaux et culturels. Elle compte une cinquantaine de cercle.
Cercle du Libre Examen (Librex) Créé en 1928, il promeut le principe du Libre examen au sein de l'Université. Il siège aussi au sein de l'ACE et de l'AIC.
Cercles facultaires Cercle des sciences Le Cercle des sciences (CdS) regroupe les étudiants de la faculté des sciences de l'. Il est constitué en et fait partie de l'.
Il fut créé en tant que Cercle des étudiants des facultés de sciences en 1888. Le premier cercle à l'avoir rejoint fut le Cercle Chimie. Il fut ensuite rejoint par le cercle médecine et pharma ainsi que par quelques étudiants en biologie, physique et mathématiques dont le nombre fut, à l'époque, négligeable. Le chant du cercle des sciences était le Tous unis vers le Cythère. En 1922, sous la présidence de Paul Vanderborght, il crée la première édition du recueil de chansons estudiantines nommé les fleurs du mâle.. En 1933, le Cercle de médecine et le Cercle de pharmacie ont récupéré leurs étudiants de première candidaturePremier cycle d'étude universitaire remplacé par le baccalauréat à la suite du processus de Bologne et ont pu créer leur propre cercle. Le cercle des sciences ne signifiant donc plus rien, devint le Cercle Chimie.
Le Chant des sciences reprend l'air de La Marseillaise de Claude Joseph Rouget de Lisle. Le cri du cercle reprend l'air du Toréador de Bizet.
Cercle polytechnique Le Cercle polytechnique (CP) regroupe les étudiants de la faculté des sciences appliquées de l'ULB. Il est constitué en et fait partie de l'.
Le CP fut fondé le , ce qui en fit le premier cercle étudiant facultaire ulbiste. Le premier président se nommait Henri Michel. Les activités du CP furent suspendues durant la guerre 1914-1918. Le CP devient une ASBL en 1963.
Le CP est l'usufruitier de la maison Évariste Galois à Peyresq.
Le Chant de polytechnique reprend l'air de La Marche des sudistes ou When Johnny Comes Marching Home. Le cri du cercle remonte, quant à lui, aux années 1930. Les paroles Subito Crash viendraient d'un voyage en train dans l'Italie fasciste de Mussolini. Un étudiant aurait alors accroché son hamac aux conduites du circuit de freinage d'urgence du train, qui lâchèrent dès qu'il monta dans son hamac. À l'arrêt brutal du convoi, un garde fasciste a accouru auquel il tenta maladroitement d'expliquer que lorsqu'il s'était couché, « subito, crash » (« soudain, ça a cassé »)Article de Pierre Keyaerts sur le site du CP : archives.
Cercle de médecine thumb|Le caducée d'Esculape, logo du CM
Le Cercle de médecine de l'ULB (CM) est une association estudiantine folklorique ; elle regroupe les étudiants de la faculté de médecine de l' ; elle comprend les carabins mais aussi les étudiants en médecine vétérinaire, en sciences biomédicales et en dentisterie. Le Cercle est constitué en association sans but lucratif et fait partie de l'Association des cercles étudiants, article basé notamment sur divers documents (journaux, affiches, etc.) conservés au service des Archives de l’..
Il est fondé en 1891, après le Cercle polytechnique (CP) en 1884 et du Cercle des sciences (CdS) en 1890. G. Dufour en est président en 1895. En 1896, l'« Association des étudiants en médecine » organise le bal de rentrée dans un local situé à la nouvelle cour de Bruxelles (place Fontainas). En 1921, la Revue de médecine et pharmacie mentionne l'existence d'une bibliothèque et d'une salle de lecture destinée aux étudiants du « Cercle de médecine et pharmacie ». Les statuts du cercle du stipulent que le service édition, chargé de l’édition des cours, et le service journal, chargé de l'édition de lUniversitaire Médical (UM), sont financièrement indépendants et autonomes, et qu'ils échappant formellement à l'autorité du président.. En 1937, l’ annonce le « premier Thé dansant organisé par le CM » à la Maison des étudiants 27 novembre, de 17h à 22h. De nos jours, les débutent à 22h et finissent à 4h.
Le CM reprend dès 1945 ses activités, et relance l''' en 1947.
Après-guerre, le Cercle dispose d'un local situé Rue de Moscou à St-Gilles ; il lui est alloué par la mère d'un étudiant mort pendant la guerre. Le Grand-Orient de Belgique lui offrira les vitraux qui ornaient les vitres du rez-de-chaussée. Quelques années plus tard, le Cercle va s'installer au Coin perdu, à l'angle de la Rue Montserrat et de la Rue aux Laines.
Dans les années 1960, le Cercle va se doter de sa « Maison Facultaire du Cercle de Médecine » (la MF) ; elle est située à quelques mètres des bâtiments de la faculté de la Porte de Hal, au 162 de la Rue aux Laines. Ce bâtiment dispose de quatre étages, le dernier étant occupé par le local technique des Presses du CM. Le Cercle va y disposer d'un bar, avec un barman salarié temps plein et pompes à bières, ouvert tous les jours de 10h00 à 19h00. Il y dispose d'un secrétariat et d'un magasin comportant une librairie médicale et le point de vente des cours du CM. La MF assure son équilibre financier en louant trois étages à une soixantaine de firmes pharmaceutiques, ce qui lui permet d'installer un ascenseur. Elle s'occupe également de l'impression des cours du CM et fournit au Cercle tous les locaux et les moyens dont il avait besoin.
Dans les années 1970, les bals du CM invitaient les stars de l’époque à se produire en début de soirée : Marie Laforêt (1972), Toots Thielemans, Guy Béart (1974), Nicoletta (1977), Claude Nougaro etc. Le chant des 80 chasseurs terminait le bal, de nombreuses chaises étaient régulièrement détruites, que ce soit au Hilton, au Sheraton ou au Métropole.
Dans les années 1970 et 1980, le Cercle, avec le soutien de la MF, va organiser à deux reprises le « Festival du Film Médical », qui sera un succès et une rentrée d'argent.
Dans les années 1980, la MF ne tient plus financièrement. Certaines firmes pharmaceutiques fusionnent et leurs locations vont diminuer. La MF va se déclarer en faillite. Le Cercle déménage sur le Boulevard de Waterloo.
Entretemps, le CA du Cercle, Cercle qui avait fondé la MF, craint la faillite. L' ASBL « Cercle de Médecine de l'ULB » est dissoute ; les étudiants, qui étaient les administrateurs de l'ASBL « Cercle de Médecine » fondent le « Cercle des étudiants en médecine de l' », dénomination que le Cercle va garder du au banque de donnée dans les Annexe du Moniteur belge A.S.B.L. - V.Z.W.thumb|200px|6, rue Meylenmeersh (détruit en 2008)
En 1991, la faculté déménage à Anderlecht près de l'hôpital Erasme et les premiers travaux de la grange du 6, rue Meylemeersch démarrent. Pendant presque 15 ans le CM y organise guindailles et thés dansants. En février 2001, un incendie se déclare au cours d'un TD du Bureau étudiant de médecine, à cause du système électrique de la cuisine : il entraîne la désaffectation de la moitié gauche du cercle et des étages. En 2005, le CM se voit attribuer un chapiteau en attendant la destruction du 6, rue Meylemeersch en février 2008.
Cercle $olvay