La Palmyre (prononcé ) est un quartier résidentiel et touristique dépendant de la commune des Mathes, dans la partie occidentale de la presqu'île d'Arvert, en Charente-Maritime (sud-ouest de la France). Les habitants de La Palmyre sont appelés les Palmyriens et les Palmyriennes.
Cette petite station balnéaire de la banlieue ouest de Royan, dont la notoriété doit beaucoup au zoo de La Palmyre, un des principaux parcs zoologiques français, bénéficie également de la proximité de la forêt domaniale de la Coubre, de la baie de Bonne Anse et des plages de la Côte sauvage, exposées aux assauts de l'océan Atlantique et spot de surf réputé. La station compte également sur la présence de deux clubs de vacances (Club Med et Belambra) et d'un port de plaisance.
La Palmyre s'inscrit depuis 2015 dans le périmètre du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, le plus vaste de France métropolitaine.
Géographie
Situation
La Palmyre appartient à la région naturelle du Royannais et est située à l'extrémité de l'estuaire de la Gironde, sur sa rive nord.
Dépendance de la ville des Mathes, la station balnéaire de La Palmyre se situe en Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans la partie sud-ouest de la presqu'île d'Arvert. Elle appartient à la région naturelle du Royannais et à l’agglomération de Royan, et fait directement face aux côtes du Médoc. Sur un plan plus général, elle est localisée dans le quart sud-ouest de la France, au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du midi atlantique. séparent La Palmyre du centre-ville des Mathes. La Palmyre est en outre distante de d’Arvert, de de Saint-Palais-sur-Mer et d’Étaules, de de Saint-Augustin et de La Tremblade, de de Vaux-sur-Mer, de de Royan, de de Ronce-les-Bains (par la D25 et la forêt de la Coubre), de de Marennes, de de Rochefort, de de Saintes, de de La Rochelle, la préfecture départementale, et de de Bordeaux, la préfecture et métropole régionale.
Le domaine forestier La station est située au cœur d'un vaste domaine forestier, recouvrant une grande partie de la presqu'île d'Arvert. Il est ainsi entouré par des pinèdes, la forêt domaniale de la Coubre et la forêt des Combots d'Ansoine à l'extrême-sud.
thumb|Le marais de Bréjat sépare La Palmyre des Mathes.
Ces massifs, pendants charentais de l'immense forêt des Landes qui s'étend de l'autre côté de l'estuaire de la Gironde, ont été plantés par l'homme au cours du , afin d'une part de contenir l'avancée des dunes, dont un dicton disait « qu'elles marchaient en Arvert » – portées par les vents d’ouest, elles pouvaient coloniser les terres arables à raison de plusieurs centaines de mètres par jour – et d'autre part d'assainir les marais, autrefois vecteurs de maladies (paludisme). Le site a longtemps présenté un visage très différent : il fut longtemps partiellement occupé par l’océan, qui en se retirant, a laissé place à des étangs et des marécages, aux limites instables : les étangs du Barachois , de Barbareu et de Bréjat. Seuls en témoignent aujourd'hui les cartes anciennes, et le marais de Bréjat, à mi-chemin de La Palmyre et des Mathes, partiellement drainé et asséché et reconverti en pâtures pour les chevaux.
L'essence dominante du massif de La Coubre est le pin maritime, mais on rencontre aussi le chêne vert et le chêne pubescent, combinés à des essences méditerranéennes (arbousiers, garou, ciste à feuille de sauge, plus rarement micocouliers et orangers des Osages...) du fait de la douceur du climat. La faune abrite également des espèces méridionales, notamment des libellules et trois espèces de cigales (cigale grise, cigale rouge et cigale de l’orne) dont le « chant » ou cymbalisation peut se faire entendre certains jours jusqu’en centre-ville. Les abords du marais de Bréjat conservent des prairies humides, des roselières et des saulaies, lieu d'hivernage pour de nombreuses espèces d'oiseaux.
Le domaine littoral La partie occidentale du quartier est bordée par une longue plage de sable blond rectiligne donnant sur l'embouchure de la Gironde, constituant la partie septentrionale de la Côte de Beauté et de la Grande-Côte. Elle se divise en quatre secteurs : la plage de Bonne Anse, la plage de La Palmyre – Le Clapet (la plus centrale), la plage des Pins de Cordouan et la plage de la Lède, en limite de la commune de Saint-Palais-sur-Mer. Cette dernière est en partie naturiste – entre la ligne 12 et la ligne 13, portion matérialisée par des panneaux de signalisation, et fréquentée majoritairement par la communauté gay depuis de nombreuses années« Un endroit très gay », article de Ronan Chérel paru dans Sud-Ouest, 14 août 2010.
La côte de La Palmyre se prolonge au nord-ouest par la vaste baie de Bonne Anse, dont la formation, relativement récente (fin du ) est due à l'action des houles dominantes d'ouest, qui charrient des tonnes de sable prélevé sur la côte sauvage – et contribuent à son recul : plus de deux kilomètres en seulement un siècle. Sanctuaire ornithologique de premier plan, la baie sert de lieu d’hivernage et de nidification à de nombreuses espèces migratoires. Elle est bordée par de grandes dunes artificielles rendues nécessaires pour protéger la forêt à la fin du (fixées par des palissades et des plantations de pins et d’oyats) telles que la dune littorale du Volcan ou celle du Requin. L’action de courants, qui charrient quantité de vase et des sédiments venus notamment des régions montagneuses du Massif central (par la Dordogne) ou des Pyrénées (par la Garonne) et portés par la Gironde, d’où la couleur de paille qu’offre parfois l’eau dans l’estuaire, tend à favoriser l’envasement de la baie, phénomène particulièrement perceptible à marée basse ou au niveau de la Coubre, ainsi que la colonisation d’une partie du site par une végétation basse. La présence de bancs de sable au large de La Palmyre se remarque également aisément : ils se déplacent en permanence, conférant au site un aspect différent d’année en année, au gré des tempêtes hivernales ou des courants dominants.
L'extrême nord du territoire est marqué par la pointe de la Coubre (limite avec la commune de La Tremblade), dominée par son célèbre phare, qui se prolonge elle-même par la pointe du Rhin, qui se recourbe et forme la partie ouest de la baie. Le secteur de La Coubre est un des principaux spots de surf (beach break/shore-break) de la région royannaise.
Voies de communication et transports
Voies routières
La principale voie de communication est la D25, qui forme le prolongement de la rocade de Royan à partir de Saint-Palais-sur-Mer et se poursuit vers Ronce-les-Bains à travers la forêt domaniale de la Coubre. Cette voie bidirectionnelle (2x1 voie) est fonctionnelle hors saison, mais se heurte à un fort trafic et à des embouteillages au cœur de la période estivale, du fait de la présence d’infrastructures touristiques fréquentées (Zoo de La Palmyre, clubs de vacances, campings). Elle prend le nom d’avenue de Royan à partir du rond-point de l’étoile du Sud, qui marque l’entrée dans la station en venant de Royan, et d’avenue de La Coubre à partir du rond-point de La Palmyre.
Autre axe majeur de la station, la D141 ou avenue des Mathes permet une liaison directe entre le centre-ville de La Palmyre et celui des Mathes, commune dont dépend La Palmyre. Elle forme une 2x1 voie rectiligne traversant le marais du Bréjat, puis la forêt de la Coubre, et connaît les mêmes problèmes que la D25, à savoir de fréquents engorgements pendant la haute saison, et pour les mêmes raisons (présence de nombreux campings et d’un parc d’attractions). Par-delà le rond-point des Valdôtains qui marque l’entrée aux Mathes, il est possible de rejoindre Étaules et Saint-Augustin ou de poursuivre vers Arvert.
Transports urbains
La Palmyre est desservie en saison par le réseau de transports urbains de l’agglomération de Royan, Cara'Bus (Ligne 31). Cinq stations ont été aménagées au niveau de la plage de la Lède, du Club Med, du Zoo de La Palmyre, de l’office de tourisme et de l’avenue des Mathes (au niveau des principaux campings). Hors saison, il faut compter sur le transport à la demande et sur des navettes conduisant les passagers aux arrêts réguliers les plus proches, à savoir la station Les Mathes-Église (Ligne 21) ou Saint-Palais-Vallet (Ligne 12).
Pistes cyclables thumb|La voie verte de Ronce-les-Bains à Saint-Palais-sur-Mer au niveau de la baie de Bonne Anse.
La Palmyre dispose d’un solide réseaux de pistes cyclables, conséquence d’une politique menée par la municipalité en faveur des modes de transports doux et du développement durable. Elle est également une étape sur la véloroute européenne EuroVelo 1, plus connue sous le nom de « Vélodyssée » dans sa partie française, qui relie la Norvège au Portugal sur plus de .
La voie verte de Ronce-les-Bains à Saint-Palais-sur-Mer en constitue un des tronçons sur une trentaine de kilomètres en site propre, à travers la pinède et en bordure des principales plages. Elle passe par le centre-ville où elle prend le nom de sentier des Corsaires et de promenade des deux phares (en référence au phare de la Coubre et à celui de Cordouan), promenade formant le front de mer de La Palmyre et partagée avec les piétons. Une piste cyclable longe l’avenue de Royan depuis le Club Med jusqu’à l’office du tourisme, et plusieurs autres relient le centre-ville aux principales plages, à l’hippodrome et au centre-ville des Mathes.
Transport ferroviaire
La Palmyre n’est pas directement desservie par le train. Les gares les plus proches sont la gare multimodale de Royan (également plate-forme de correspondance pour les transports urbains de l’agglomération) et la gare de Saujon.
Climat
Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenneDonnées Météo France..
Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : . Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de à l'ombre. Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com.
La Charente-Maritime est le département français le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés sont atteints avec au nord de l'île d'Oléron (station de la pointe de Chassiron). Un an après le passage de la tempête Klaus (janvier 2009), le bourg est touché par la tempête Xynthia (février 2010).
Données générales
Environnement
Une partie du territoire de La Palmyre est protégée dans le cadre du programme européen Natura 2000 : presqu'île d'ArvertPresqu'île d'Arvert, site Natura 2000, pertuis charentaisPertuis charentais, site Natura 2000 et estuaire de la GirondeEstuaire de la Gironde, site Natura 2000 (classés sites d'importance communautaire) et Bonne Anse, marais de Bréjat et de Saint-AugustinBonne Anse, Marais de Bréjat et de Saint-Augustin, site Natura 2000 (classés zones de protection spéciale). Il s'inscrit également depuis 2015 dans le périmètre du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, le plus grand de France métropolitaine.
Gestion de l'eau thumb|upright|Le château d'eau de La Palmyre.