Le premier tour des élections municipales françaises de 2020 à Besançon a eu lieu le . Le second tour, initialement prévu le , est reporté au . en raison de la pandémie de maladie à coronavirus. Il s'agit d'un scrutin visant à élire les 55 conseillers municipaux et conseillers communautaires de la commune de Besançon pour un mandat de six ans, qui se tient les 15 et . Elles doivent permettre de désigner le successeur de Jean-Louis Fousseret, maire sortant élu depuis 2001 sous l'étiquette du Parti socialiste mais ayant rejoint La République en marche en 2017, qui ne se représente pas.. À la veille des élections municipales de 2020, Besançon est avec Lyon l'une des deux seules villes de plus de dont le maire est membre du parti présidentiel.

Modalités du scrutin Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Besançon correspond à celui des communes dont la population est comprise entre et , soit . Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans.

En tant que commune de et plus, le mode de scrutin en vigueur aux élections municipales de Besançon est celui du scrutin proportionnel de liste, à deux tours, avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête. Les listes en présence doivent être composées d’autant de femmes que d’hommes, avec une alternance obligatoire entre les deux sexes.

L'élection peut se limiter à un seul tour en cas de majorité absolue, ou donner lieu à un second tour, auquel cas : les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés peuvent s'y maintenir ; les candidats d'une liste qui a obtenu plus de 5 %, sans pouvoir se maintenir en tant que tels, peuvent rejoindre une autre listeArticle L-264 du code electoral., ce qui peut amener à modifier l'ordre de présentation des candidats.

Les élections municipales des communes de plus de constituent un scrutin majoritaire avec une dose proportionnelle : on attribue d'abord la moitié (arrondie si nécessaire à l'entier supérieur) des sièges à pourvoir à la liste qui a le plus de voix ; les autres sièges sont répartis entre toutes les listes présentes au dernier tour ayant eu plus de 5 % des suffrages exprimés (y compris la liste majoritaire) à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne. Ainsi, à Besançon, la liste arrivée en tête obtient automatiquement , les restants étant répartis selon le mécanisme décrit ci-avant.

À titre d'exemple, lors de l'élection municipale bisontine de 2014, aucune liste n'obtient la majorité absolue (50 % + ) au premier tour, un second tour s'avère donc nécessaire. Trois listes obtiennent plus de 10 % des suffrages exprimés lors de ce premier tour et peuvent donc se maintenir au second tour : celles de Jean-Louis Fousseret (33,63 %), Jacques Grosperrin (31,64 %) et Philippe Mougin (11,76 %). Deux listes, celles d'Emmanuel Girod (7,12 %) et de Franck Monneur (6,22 %), obtiennent plus de 5 % des voix et ont la possibilité de fusionner avec une autre liste, ce qu'elles ne font pas. Au second tour, la liste de Jean-Louis Fousseret arrive en tête et obtient donc la prime majoritaire de . Les restant sont répartis à la proportionnelle entre les listes de Jean-Louis Fousseret (47,38 % soit supplémentaires), Jacques Grosperrin (44,40 % soit ), et Philippe Mougin (8,20 % soit ).

Les candidats au premier tour doivent déposer leur liste en préfecture jusqu’à la date limite du tandis que les électeurs souhaitant participer au scrutin dans leur commune peuvent s'inscrire sur les listes électorales jusqu'au ..

Contexte

+ Résultats de l'élection municipale des 23 et à Besançon.Tête de listeListePremier tourSecond tourSiègesVoix%Voix%Jean-Louis FousseretPS-PCF-EELV33,6347,3841 *Jacques GrosperrinUMP-UDI-MoDem31,6444,4012 Philippe MouginFN11,768,202 Emmanuel GirodFG7,12 Frank MonneurDVG6,22 Jean-François HumbertUMP diss.4,01 Lazhar HakkarDVG8992,48 Nicole FriessLO5181,43 Apolline TrioulairePOI3540,98 Ismäel BoudjekadaDVG2640,73 Inscrits100,00100,00AbstentionsVotantsBlancs et nulsExprimés* Liste du maire sortant

Évolution du contexte politique local Jean-Louis Fousseret fait partie des premiers élus à rejoindre Emmanuel Macron lors du lancement du mouvement En marche ! en .

Le , Éric Alauzet quitte le groupe écologiste à l'Assemblée nationale en compagnie de cinq autres députés, provoquant sa dissolution, et rejoint le groupe socialiste.. En vue des élections législatives de 2017, il reçoit en date du le soutien du Parti socialiste qui ne lui oppose pas de candidat sur la deuxième circonscription du Doubs. Ayant voté pour Emmanuel Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle, La République en marche lui refuse l'investiture qu'il sollicitait mais ne lui oppose pas de candidat..

Au tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron arrive en tête à Besançon avec 26,44 % des suffrages exprimés, devant le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon (25,55 %), suivi par le candidat de droite François Fillon (18,50 %), la candidate d'extrême-droite Marine Le Pen (13,80 %) et le socialiste Benoît Hamon (8,69 %). Depuis l'élection présidentielle de 1969, c'est la première fois où le candidat socialiste n'arrive pas en tête des votes bisontins lors du premier tour. Au second tour, Emmanuel Macron réalise un score de 77,81 % à Besançon contre 22,19 % pour Marine Le Pen.

Lors des élections législatives de 2017, les deux circonscriptions de Besançon sont remportées par les candidats investis ou soutenus par La République en marche. Dans la première, Fannette Charvier l'emporte au second tour face à la députée socialiste sortante Barbara Romagnan et dans la deuxième, Éric Alauzet est élu face au candidat des Républicains Ludovic Fagaut.

Le , au lendemain du second tour des élections législatives, le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret annonce sur France Bleu Besançon qu'il démissionne du Parti socialiste.. En 2018, il devient président de Tous Politiques !, l'institut de formation de La République en marche..

Le , un groupe LREM est créé au sein du conseil municipal, rassemblant 13 élus de la majorité..

À la suite de l'éviction de Sophie Montel, Philippe Mougin et Julien Acard, les deux seuls élus du Front national au conseil municipal annoncent au cours du mois de septembre leur démission du parti et leur ralliement aux Patriotes de Florian Philippot..

Le , 13 conseillers municipaux quittent le groupe majoritaire tout en restant dans l'exécutif afin de protester contre , visant notamment Jean-Louis Fousseret et Éric Alauzet. Parmi ces élus se trouvent cinq écologistes (dont Anne Vignot), cinq communistes (dont Christophe Lime), deux socialistes et un élu de la société civile..

Lors des élections européennes se tenant au mois de , c'est à nouveau la liste LREM de Nathalie Loiseau qui arrive en tête à Besançon (24,02 %), suivie par la liste écologiste de Yannick Jadot (18,63 %) et celle du Rassemblement national de Jordan Bardella (14,39 %), tandis que les listes de la droite (8,22 %), de la France insoumise (8,11 %) et socialiste (7,69 %) réalisent un score très proche.

Composition du conseil municipal avant l'élection +Groupes au Composition du conseil municipal de Besançon en 2019. Parti Président ÉlusMajorité ()Groupe socialiste et société civile républicaine Nicolas Bodin16 Groupe La République en marche, progressistes et société civile Jean-Louis Fousseret13Groupe Parti communiste français-Front de gauche Christophe Lime 5Groupe Europe Écologie Les Verts Anne Vignot 5Opposition ()Groupe Les Républicains et société civile Jacques Grosperrin 8Groupe Le Centre (Agir, UDI) Philippe Gonon et Catherine Comte-Deleuze 2Groupe MoDem Laurent Croizier 2Non inscrits ()

Nouvelle organisation territoriale À la suite de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe) qui aboutit à la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté, Besançon perd son statut de capitale régionale en 2016 au profit de Dijon. Elle conserve néanmoins le siège du conseil régional, le Rectorat de région et le siège du CROUS, les directions régionales d'un certain nombre de services déconcentrés de l'État tels que la DREAL, la DIRECCTE, l'INSEE ou encore l'ADEME et 12 des 29 directions de services de la région.

La répartition des fonctions entre Besançon et Dijon créé des tensions dans les relations entre les deux villes.. Ainsi, en , après que Dijon ait été préférée à Besançon pour l'implantation d'un tribunal de commerce spécialisé., les élus francs-comtois montent au créneau : le député LR Marcel Bonnot interpelle le garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas à l’Assemblée nationale et le député écologiste Éric Alauzet écrit directement au président de la République François Hollande.. Le maire de Dijon François Rebsamen réplique en qualifiant l'attitude des élus bisontins de .. En , la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal annonce que Besançon accueillera le Crous de Bourgogne-Franche-Comté. Lors du conseil métropolitain du , les élus de Dijon Métropole adoptent un vœu pour demander au gouvernement de reconsidérer son choix mais en , le cabinet du président de la République confirme la décision d'implanter le Crous à Besançon..

En compensation de la perte de son statut de chef-lieu de région, Besançon a par dérogation la possibilité de transformer sa communauté d'agglomération en communauté urbaine. Ce changement devient effectif le , la communauté d'agglomération du Grand Besançon devenant la communauté urbaine Grand Besançon Métropole.

Controverses lors de la mandature 2014-2020

Armement de la police municipale À la suite des attentats du 13 novembre 2015 en France, plusieurs journées de grève ont lieu au sein de la police municipale de Besançon au cours du mois de , pour réclamer l'autorisation de porter des armes à feu.. Les groupes d'opposition des Républicains et de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) déposent une motion lors du conseil municipal en faveur de l'armement de la police municipale, soutenue également par les deux conseillers municipaux du Front National. Mais le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret n'y est pas favorable : ..

Arrêté anti-mendicité Durant l'été 2018, le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret prend un arrêté anti-mendicité qui vise à interdire .. Cette décision créé une polémique largement couverte par les médias nationaux, aboutissant à des manifestations et des recours devant les tribunaux.

Projet d'écoquartier aux Vaîtes Un projet d'écoquartier dans le secteur des Vaîtes est à l'étude depuis 2005, la ZAC des Vaîtes étant créée en 2011 : il consiste en la construction de et de services publics (école, salle polyvalente, crèche) dans une zone jusque là très peu urbanisée et principalement tournée vers le maraîchage et l'horticulture. Des habitants du quartier se regroupent dès 2005 au sein de l'association Les Vaîtes pour s'opposer au projet. Une autre association intitulée Les Jardins des Vaîtes, créée en et présidée par Claire Arnoux qui fut candidate de La France insoumise aux législatives de 2017, s'oppose également aux travaux. Le , le conseil national de la protection de la nature émet un avis défavorable concernant le projet, estimant que . Dans la nuit du dimanche 24 au lundi , un incendie probablement d'origine criminelle détruit la maison de projet de l’écoquartier.. Le projet fait l'objet de vifs débats à plusieurs reprises lors des conseils municipaux : ainsi, lors du conseil municipal du , plusieurs élus de l'opposition remettent en cause le projet, dont le futur candidat des Républicains Ludovic Fagaut qui demande son abandon : ..

Zoo de la citadelle Une pétition lancée le par l'association Humanimo qui demande la fermeture du zoo de la citadelle de Besançon rassemble plus de et enjoint les candidats à l'élection municipale de se positionner...

Candidats Enregistrés