Le Mémorial Pegasus est un musée qui retrace les actions de la division britannique aéroporté lors du débarquement allié du 6 juin 1944. il est situé sur la commune française de Ranville (Calvados), à proximité du cimetière militaire britannique de Ranville.

Faits historiques

Dans la nuit du 5 au , les de la britannique aéroportée () commandée par le général Richard Gale, ont pour mission de sécuriser la zone située entre l'Orne et la Dives. Cette opération qui a pour nom Tonga, va ainsi préparer le débarquement des de la d'infanterie britannique sur la plage de Sword, plus précisément sur les communes d'Hermanville-sur-Mer de Colleville-Montgomery à partir de du matin. La est composée de deux brigades parachutistes, et de troupes aéroportées qui vont se poser sur la terre française à l'aide de et Hamilcar de grande capacité.

A 0h15, les parachutistes de la indépendante de parachutistes, sont les premiers de tout le débarquement à se poser, et placent des balises pour faciliter l'arrivée des soldats qui suivent.

Juste après, les six planeurs Horsa de la compagnie du major John Howard (appartenant au du Oxford and Buckinghamshire Light Infantry Regiment de la aéroportée) se posent à côté du pont sur le canal de l'Orne de Bénouville, qui est rapidement pris ainsi que le pont tournant sur l'Orne à Ranville. C'est l'opération Deadstick.

A , le village de Ranville est libéré par les hommes du parachutiste de la parachutiste, et devient ainsi le libéré de France.

La batterie allemande de Merville est prise non sans difficultés par un effectif très réduit du parachutiste de la parachutiste, emmenés par le lieutenant-colonel Otway.

Puis c'est la parachutiste du général James Hill avec ses trois bataillons parachutistes (les et parachutiste britanniques et le parachutiste canadien) qui détruisent les ponts sur la Dives et la Divette des communes de Varaville, Robehomme, Bures-sur-Dives et Troarn.

La jonction avec les hommes débarqués sur la plage de Sword se fait à Bénouville à 12h00. Ces derniers sont emmenés par la spéciale de Lord Lovat au son de la cornemuse de Bill Millin.

Ces combats et ceux qui ont suivi dans le secteur sur les deux mois suivants ont fait de très nombreuses victimes dont plus de dans le cimetière militaire britannique de Ranville à du musée.

Le pont de Bénouville a été rebaptisé Pegasus Bridge le , en hommage à la dont l'insigne est le cheval ailé Pégase.

Histoire du musée

Musée Pegasus Bridge (1974-1997) Le , le café Gondrée situé à de Pegasus Bridge, est avec la maison qui lui fait face sur la route, la libérée de France. Il est tenu par Georges et Thérèse Gondrée, qui ont renseigné les Alliés avant le débarquement sur les activités des Allemands dans le secteur. Au débarquement, ce café sert d'hôpital de fortune pour les nombreux blessés. Après la guerre, il devient un lieu de pèlerinage pour tous les anciens combattants de la . Ces derniers font don aux époux Gondrée de nombreux objets et documents liés au débarquement.

À la suite du décès de Georges Gondrée en 1969, sa fille la plus jeune Françoise Gondrée crée l'association Aspeg (Association pour la Sauvegarde de Pegasus Bridge) afin de gérer le patrimoine historique confié à ses parents. Le musée Pegasus Bridge est ainsi créé sur la commune de Bénouville, et inauguré le . Il y abrite la collection des objets des époux Gondrée, et est géré par le Comité du Débarquement présidé par Raymond Triboulet. Le terrain sur lequel a été construit le musée sur la commune de Bénouville est loué à la famille Gondrée et jouxte le Café Gondrée.

En 1997, à la fin du bail du terrain, le musée ferme ses portes.

Mémorial Pegasus (depuis 2000) Un nouveau musée est construit et géré par le Comité du Débarquement, sous l'impulsion notamment de l'amiral Christian Brac de la Perrière (président du Comité du Débarquement de 1999 à 2015). Il prend le nom de Mémorial Pegasus et est situé sur la commune de Ranville, en aval et de l'autre côté du pont de Pegasus Bridge. Il abrite entre autres les collections de l'ancien musée. Un litige juridique existe entre l'Aspeg et les exploitants actuels du nouveau musée, au sujet de la propriété et les droits d'exploitation des collections exposées...

Il est inauguré le par le prince Charles d'Angleterre. Il présente dès son ouverture le véritable Pegasus Bridge du , qui a été remplacé en 1994 par un nouveau pont, qui a de fortes similitudes avec l'ancien.

En , le prince Charles inaugure la réplique grandeur nature d'un planeur Horsa.

En , un ensemble de six monuments est réalisé, chaque monument comportant les noms de chacun des occupants des six planeurs Horsa de la compagnie du major Howard, qui s'empara de Pegasus Bridge.

Visite / Collections Le musée est constitué d'un bâtiment dont la forme n'est pas sans rappeler celle des planeurs à la fois côté entrée et côté cour, ainsi que d'un parc dans lequel sont présentés les objets de grande dimension. La durée de la visite est d'environ .

Bâtiment On y trouve une très riche collection d'objets et de documents chargés d'histoire, qui retracent l'opération Tonga de sa préparation à son accomplissement : des lettres, des photos, des armes, des uniformes (dont celui du général Richard Gale), des parachutes, des maquettes des ponts, du matériel de communication, du matériel de soins, une jeep, etc ...sans oublier la célèbre cornemuse de Bill Millin.

Une salle de cinéma centrale présente un film autour d'une carte des opérations. Un panneau est consacré au cimetière militaire britannique de Ranville.

Parc On y trouve : le véritable Pegasus Bridge du , mis hors service en 1994, et qui présente des impacts de balles. un pont Bailey (installé sur la Dives jusqu'en 2001) identique aux nombreux ponts qui furent utilisés par les Alliés notamment pour franchir l'Orne, son canal ou la Dives en remplacement des ponts détruits un char Centaur IV de la , qui débarqua le sur la plage de Sword (juste après le premier bataillon de fantassin) où il fut immobilisé un Half-track la réplique grandeur nature d'un planeur Horsa les vestiges d'un véritable planeur Horsa des canons anti-aériens (Bofors) et anti-chars six stèles en l'honneur de la compagnie du Major Howard (une pour chacun des six planeurs) une statue du général James Hill

Fréquentation Un record de fréquentation.. a été établi en 2014 avec plus de , l'année du anniversaire du débarquement.

Année Fréquentation 2009 110378 2010 101779 2011100 787 201291 459 201394 535 2014151 102 2015116 897 2016103 017 2017111 564 2018110 313 2019137 235 202036 339

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Débarquement : Seconde Guerre mondiale Bataille de Normandie Débarquement de Normandie Jour J Plages du débarquement allié en Normandie Sword Beach

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