Le combat d'Épinay-sur-Seine, où plus simplement combat d'Épinay, a lieu le 30 novembre 1870, durant le siège de Paris, pendant la guerre franco-prussienne. Il prend place dans les nombreuses batailles de diversion qui doivent soutenir la bataille de Champigny.

Préambule Le , le vice-amiral La Roncière-Le Noury se rend devant Épinay-sur-Seine, où la brigade Hanrion, massée derrière des plis de terrain en avant du fort de la Briche, attend le signal de l'attaque, afin de faire diversion et fixer les troupes allemandes, et aider à la bataille principale de Champigny. Il a disposé en avant de la grand'garde qui fait face au village deux colonnes d'attaque : La première, destinée à tourner Épinay par la rive droite de la Seine (flanc gauche du village) et à y pénétrer en même temps, comprend : deux compagnies de marins-fusiliers, l'une commandée par le lieutenant de vaisseau Eugène Glon-Villeneuve et l'enseigne Félix Marie Salaün de Kertanguy; l'autre, par le lieutenant de vaisseau Jean-Louis Cordier et l'enseigne Néron. le de la Garde mobile de la Seine, sous le commandement du chef de bataillon baron SaillardBase Léonore, dossier « Édouard Saillard ».. La seconde colonne d'attaque, devant attaquer le village, de front, est formée : du 135 régiment de ligne, commandé par le colonel comte de Boisdenemetz ; du de la Garde mobile de la Seine, sous le ordres du chef de bataillon Déchanet, sous la direction du lieutenant-colonel Dautremont ; du de la Garde précitée, devant appuyer le mouvement du sur le flanc gauche d'Épinay. Le combat À un signal convenu, à deux heures de l'après-midi, le fort de la Briche, la batterie flottante et la batterie de 4 établie sur la rive droite de la Seine dans la presqu’île de Gennevilliers, ouvrent sur Épinay une vive canonnade qui dure une demi-heure. L'amiral donne alors l'ordre au général Hanrion de lancer les colonnes d'attaque.

Le lieutenant de vaisseau Glon-Villeneuve, à la tête de ses marins, se porte en avant, sur le chemin de halage, enlève la barricade qui s'y trouve à la hauteur de l'entrée du village, et y pénètre en un instant en rasant ou en escaladant le mur qui sert de clôture au flanc gauche. D'autres marins escaladent les murs du parc et en chassent les Prussiens. Dans le même temps, la première colonne d'attaque, composée des quatre premiers pelotons du de la garde mobile de la Seine, franchit la brèche que vient d'ouvrir la batterie flottante , sous la conduite du lieutenant de vaisseau Pougin de la Maisonneuve, pénètre dans Épinay en suivant, intérieurement, le mur d'enceinte, tandis que les marins qui ont enlevé la barricade du bord de l'eau, suivent le chemin de halage et se dirigent vers l'extrémité du village.

Après cette action, la seconde colonne ne tarde pas à s'ébranler :

Au centre le 135 de ligne et le de la Garde mobile de la Seine de la Seine attaquent le village de front par la grande rue, et y pénètrent après une fusillade meurtrière. À gauche, le de la Garde mobile de la Seine suit le chemin de halage, prend la rue du Sentier, qui se trouve immédiatement après la brèche et va se joindre aux combattants du de la Garde mobile de la Seine.

La batterie de 4 et la batterie flottante sont couvertes d'obus par les canons prussiens d'OrgemontOrgemont et son moulin sont situés sur une butte, le point le plus haut d'Argenteuil., mais n'éprouvent aucun dommage. Après la prise de la grande maison, dite le Château, située au cœur du village, les de ligne et le de la garde mobile de la Seine opèrent leur jonction avec les et de la même arme, au centre du village.

Le général Hanrion, qui dirige l'attaque au milieu de ses troupes, continue l'attaque le village de front, et après une fusillade meurtrière, le combat de rues et de maisons commence. On se fusille de près et l'on se masque le plus adroitement possible.

Le fort de la Briche dirige son tir sur la droite d'Épinay où les Prussiens sont refoulés. Le lieutenant de vaisseau Pougin de La Maisonneuve conduit la batterie flottante un peu plus loin, par le travers du village, prêt à battre les rues latérales, dans le cas où les Français seraient repoussés. II dirige son feu en arrière du village, de façon à empêcher les renforts prussiens qui descendent d'Enghien et de Saint-Gratien, d'entrer en action.

Après un violent combat de rues, l'armée française achève d'enlever le village ; les Prussiens sont refoulés sur la droite, ou les forts dirigent un feu très vif. Une batterie prussienne, établie à Montmorency, tire perpendiculairement à la route, entre Épinay et Saint-Denis, pour empêcher l'arrivée de renforts. À quatre heures, une troupe saxonne descend les hauteurs d'Orgemont et de Montmorency. À la même heure, un aide de camp du vice-amiral informe le général Hanrion que, conformément aux ordres du gouverneur, Louis Trochu, il doit évacuer le village et rentrer à Saint-Denis avant la nuit.

Au coucher du soleil, le général rallie, non sans peine, les troupes qui s'acharnent au combat, en battant en retraite par la grande rue du village, et rentre dans ses cantonnements. Alors que l'on sonne la retraite, le commandant Saillard, chef du de la Garde mobile de la Seine, voulant de son côté faire un dernier mouvement offensif au moment de quitter la place de l'Église, reçoit trois blessures graves. Malgré la sonnerie de la retraite, le lieutenant Gauthier de la continue de combattre contre des forces supérieures et n'e doit qu'à son énergie et à son sang-froid d'éviter le mouvement tournant allemand

Bilan vignette|Monument au morts du combat, à l'intersection de la rue Saint-Marc et de l'avenue de la République.|alt=photo du monument en forme d'obélisque

Durant cette attaque, les pertes françaises sont de 36 tués, dont 3 officiers, et 237 blessés, dont 19 officiers. Parmi ceux-ci, le commandant Ernest Édouard Saillard, du bataillon de la Garde mobile de la Seine, qui commandait la première colonne d'attaque, reçoit trois blessures et succombe le 13 décembre 1870.

72 prisonniers du d'infanterie saxon, dont un aide de camp, des munitions, deux fusils de rempart en bronze, restent entre les mains des troupes françaises.

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Bataille de 1870 Catégorie:Bataille de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Histoire de la Seine-Saint-Denis Catégorie:Novembre 1870 Catégorie:Siège de Paris (1870-1871)