Amina Mama (née le ) est une essayiste, féministe et universitaire britanno-nigériane. Ses travaux portent sur le post-colonialisme, le militarisme et les études de genre. Elle a vécu en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord. Elle enseigne en Californie. Elle est également impliquée dans plusieurs organisations, dont le et l'Institut de recherche des Nations unies pour le développement social.

Amina Mama participe à l'édition de plusieurs revues scientifiques, dont Meridians et .

Biographie Amina Mama naît dans le nord du Nigeria en 1958. Son père est nigérian et sa mère anglaise. Elle grandit à Kaduna. Plusieurs membres de sa famille sont impliqués dans le développement d'un système d'éducation local post-colonial.

En 1966, Amina Mama quitte son pays en raison de mouvements anti-musulmans. Elle poursuit des études à l'université de St Andrews, en Écosse. Elle y obtient un diplôme en psychologie en 1980, suivi d'un master en psychologie sociale réalisé à la London School of Economics en 1981, et un doctorat en psychologie du travail et des organisations du Birkbeck College en 1987. Sa thèse s'intitule Race and Subjectivity: A Study of Black Women. Certains de ses premiers travaux comparent les situations de femmes britanniques et nigérianesVoir la préface de l'éditeur dans "Black Women, the Economic Crisis, and the British State", réimprimé dans Modern Feminisms (1992), ed. Maggie Humm, p. 150..

En 1992, Amina Mama épouse l'écrivain Nuruddin Farah "Farah, Nuruddin", Encyclopedia.com.. Le couple a deux enfants.

Elle s'installe aux Pays-Bas, puis retourne au Nigeria, dont l'instabilité l'amène à émigrer en Afrique du Sud, où elle est nommée professeur à l'université du Cap (UCT) en . Elle y travaille durant dix ans, devient directrice de l' (AGI) et aide à y fonder le périodique Feminist Africa Karen MacGregor, "One-way ticket just isn't an option", Times Higher Education, 13 January 2006. Accessed 16 November 2012..

En 2008, Amina Mama accepte un poste au Mills College à Oakland (Californie), États-Unis Andrea Wolf, "Scholar describes issues facing African women", Contra Costa Times, 22 May 2008.. Elle est également directrice d'études associée à l'université de Californie à Davis"Amina Mama" on SSRC (Social Science Research Council), accessed 24 October 2012..

Publications L'un de ses ouvrages les plus connus est Beyond the Masks: Race, Gender and Subjectivity. Elle est également impliquée dans l'industrie filmique. En 2010, elle co-produit le film The Witches of GambagaInterview de Yaba Badoe par Paul Boakye: "Women in Film: Yaba Badoe on The Witches of Gambaga", Colorful Times, 1 October 2010."The Witches of Gambaga: About", accessed 24 October 2010.. The Hidden Struggle: Statutory and Voluntary Sector Responses to Violence Against Black Women in the Home. Runnymede, 1989; republished by Whiting and Birch, 1996. Black Women and the Police: A Place Where the Law is Not Upheld, in Inside Babylon: The Caribbean Diaspora in Britain, ed. Winston James and Clive Harris. London: Verso, 1993. . Beyond the Masks: Race, Gender, and Subjectivity. New York: Routledge, 1995. . National Machinery for Women in Africa: Towards an analysis. Third World Network, 2000. . "Is It Ethical to Study Africa? Preliminary Thoughts on Scholarship and Freedom". African Studies Review 50 (1), April 2007.

Notes et références

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