Cette liste recense les élections nationales organisées durant l'année 2020. Elle inclut les élections présidentielles et parlementaires, ainsi que les référendums, dans les États souverains ou sécessionnistes.

Les élections infra-nationales (territoriales, régionales, municipales,...) sont répertoriées dans la liste d'élections infranationales en 2020.

Commentaires généraux

En raison de la pandémie de Covid-19, de nombreux scrutins ont été reportés.

Aux États-Unis, le président Donald Trump, figure de la droite populiste, perd l'élection présidentielle de novembre après un seul mandat, au profit du démocrate Joe Biden. Les démocrates (centristes, sociaux-libéraux) conservent par ailleurs le contrôle de la Chambre des représentants, malgré un recul. Donald Trump affirme et maintient sans preuve avoir gagné, malgré le rejet de ses recours par les tribunaux des divers États et par la Cour suprême fédérale (majoritairement conservatrice).

En Bolivie, des élections présidentielle et législatives ont lieu en octobre, après le coup d'État qui a annulé les élections remportées en 2019 par la gauche. Les résultats sont un désaveu pour la droite qui exerce le pouvoir par intérim : Le candidat de gauche Luis Arce est élu président de la République dès le premier tour, et son Mouvement vers le socialisme obtient une plus large majorité encore à l'Assemblée législative qu'il n'avait eue en 2019.

Israël connaît en mars ses troisièmes élections législatives en moins d'un an, les principaux partis ne parvenant pas à s'accorder sur la formation d'un gouvernement. Ce scrutin, qui produit à nouveau un parlement divisé, aboutit enfin à un accord de gouvernement de droite et du centre en mai. La dislocation de ce gouvernement en décembre signifie toutefois la tenue de nouvelles élections en 2021.

En Iran, la plupart des candidats modérés et réformistes sont interdits de participation aux élections législatives en février, garantissant ainsi par avance la victoire aux conservateurs. Dans les régimes autoritaires d'Asie centrale (Ouzbékistan en janvier, Azerbaïdjan en février, Tadjikistan en mars et octobre), les partis du gouvernement remportent très largement les élections législatives ou présidentielle, l'opposition étant réprimée ; c'est également le cas au Cameroun du président autoritaire Paul Biya, au pouvoir depuis quatre décennies, en février. Au Kirghizistan toutefois, la commission électorale annule les résultats des élections législatives d'octobre, largement remportées par le gouvernement mais entachées d'irrégularités.

En Biélorussie, l'élection présidentielle en août, qui reconduit le président autoritaire Alexandre Loukachenko pour un sixième mandat, provoque d'importantes manifestations contre les fraudes jugées massives. Au Vénézuela, le Parti socialiste unifié du très contesté président Nicolás Maduro (gauche), qui refuse de reconnaître l'Assemblée nationale acquise à l'opposition depuis les élections législatives de 2015 et qui en retour n'est pas reconnu par elle, remporte très largement les élections législatives en décembre, mais avec un taux de participation de seulement 31 %, le scrutin étant boycotté par la majeure partie de l'opposition.

none|thumb|upright=2 |Carte du monde indiquant les pays organisant des élections ou des référendums nationaux :

Par mois Janvier Date Pays Élections Contexte Résultats Présidentielle tour. Alternance. Zoran Milanović (Parti social-démocrate : centre gauche pro-européen), ancien Premier ministre, est élu avec 52,7 % des voix face à la présidente sortante Kolinda Grabar-Kitarović (sans étiquette mais soutenue par le parti dont elle est issue, l'Union démocratique : droite national-conservatrice et chrétienne, pro-européenne). Législatives tour. L'Ouzbékistan est un régime autoritaire. Les seuls partis politiques autorisés sont ceux acquis au gouvernement. Le scrutin aboutit à de légères variations en sièges des cinq partis composant la chambre, tous acquis au gouvernement du président Shavkat Mirziyoyev. Le Parti libéral-démocrate (autoritaire, populiste), parti du président, dispose d'un peu plus d'un tiers des sièges, et de la majorité relative. Présidentielle Scrutin indirect : À la suite des élections législatives en novembre 2019, les députés élisent le président de la République. Alternance. David Kabua, candidat de l'opposition, l'emporte sur la présidente sortante Hilda Heine par 22 voix contre 10. Présidentielle La présidente Tsai Ing-wen (Parti démocrate progressiste : centre-gauche social-libéral, progressiste, indépendantiste) est réélue avec 57,1 % des voix face à deux autres candidats dont notamment Han Kuo-yu (Kuomintang : conservateur ; 38,6 %). législatives Le Parti démocrate progressiste conserve par ailleurs la majorité absolue des sièges au Parlement. 16 et Sénatoriales Scrutin indirect Législatives tour. Les principaux partis d'opposition boycottent le scrutin. La Convention pour le Renouveau des Comores (centre-gauche), parti du président Azali Assoumani, remporte une courte majorité absolue des sièges dès ce tour. Présidentielle Scrutin indirect par les membres du parlement. La candidate indépendante Ekateríni Sakellaropoúlou, objet d'un consensus entre les principales forces politiques du pays, est élue dès le premier tour de scrutin. Elle devient la première femme présidente du pays. Sénatoriales Scrutin indirect par les élus provinciaux et municipaux. Le scrutin voit la victoire du Parti communiste du Népal qui accroit sa majorité absolue à la chambre en remportant dix sept des dix neuf sièges mis en jeu. Législatives Scrutin convoqué de manière anticipée par le président Martín Vizcarra (parti Péruviens pour le Changement : centre-droit conservateur, libéral en économie), à la suite des conflits avec la majorité parlementaire détenue par le parti Force populaire (droite à extrême-droite, fujimoriste, national-conservatrice, libérale en économie) sur les mesures qu'il souhaite adopter contre la corruption. Congrès sans majorité. Le parti Action populaire (centriste, libéral, social-démocrate) progresse nettement et obtient la majorité relative avec un peu moins d'un siège sur cinq. Le parti Force populaire, qui disposait de la majorité absolue, perd la très grande majorité de ses sièges et termine à la cinquième place. Bien que très fragmentée, la nouvelle assemblée apparaît favorable aux réformes souhaitées par le président Vizcarra.

Février Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Élections anticipées Parlement sans majorité. Le Sinn Féin (gauche républicaine, ancienne branche politique de l'IRA), progresse très nettement et obtient la majorité relative des voix avec un peu moins d'un quart des suffrages, pour autant de sièges que le parti Fianna Fáil (centre-droit conservateur) : un peu moins d'un quart des sièges. Le Sinn Féin devient ainsi l'un des trois grands partis au Dáil Éireann, devançant de deux sièges le Fine Gael (centre-droit progressiste, libéral) du Premier ministre Leo Varadkar. Le Parti vert (centre-gauche écologiste) devance le Parti travailliste (centre-gauche) pour devenir le quatrième plus grand parti au Dáil.Un gouvernement de coalition est formé le 27 juin, rassemblant le Fianna Fáil, le Fine Gael et le Parti vert. C'est la première fois que le Fianna Fáil et le Fine Gael, partis aux positions politiques très proches mais issus des camps opposés de la guerre civile irlandaise de 1922-1923, gouvernent ensemble. Micheál Martin (Fianna Fáil) devient Premier ministre, l'accord de coalition prévoyant qu'il cède le poste à Leo Varadkar (Fine Gael) à la fin 2022. Référendums Deux objets sont soumis à votation : l'initiative populaire « Davantage de logements abordables » et l'interdiction de la discrimination en raison de l'orientation sexuelle. L'initiative sur les logements est rejetée par 57,10 % des voix, tandis que la norme anti homophobie est approuvée à 63,10 %. LégislativesMunicipales Le Cameroun, dirigé depuis 1982 par le président Paul Biya, est généralement considéré comme un régime autoritaire« Au Cameroun, on ne change pas de Président après 36 ans », France Inter, 3 octobre 2018.Les élections législatives étaient initialement prévues pour . Début 2020, le pays subit toujours la menace des terroristes islamistes de Boko Haram dans l'extrême nord, tandis que l'ouest anglophone du pays, où la population s'estime marginalisée, connaît un conflit armé et subit la répression. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC ; attrape-tout, autoritaire) du président Paul Biya conserve sa majorité écrasante des sièges. Législatives Élections anticipées de quelques mois. L'Azerbaïdjan est un régime autoritaire, où des dizaines d'opposants politiques, de journalistes et de défenseurs des droits de l'homme sont emprisonnés ou bien surveillés et confrontés à des actes d'intimidation. Les médias sont contrôlés par le gouvernement et les partis d'opposition ne peuvent faire campagne librement "Azerbaijan: Events of 2018", Human Rights Watch. Le Parti du nouvel Azerbaïdjan (autoritaire, conservateur, laïc, étatiste) au pouvoir conserve sans surprise sa majorité absolue des sièges, ceux restants revenant à des élus indépendants et à une poignée de petits partis. Législatives tour. L'Iran est une république islamique et autoritaire. Seuls les candidats approuvés par le Conseil des gardiens de la Constitution sont autorisés à se présenter.Le Conseil des gardiens disqualifie un très grand nombre de candidats, dont la plupart des modérés et réformistes, y compris des députés sortants. La victoire est ainsi acquise d'emblée aux conservateurs. La quasi-totalité des sièges sont pourvus au premier tour. Les divers mouvements « principlistes » (droite conservatrice) obtiennent sans surprise une large victoire, avec près de 80 % des sièges. Le taux de participation, qui n'atteint que 42,6 %, est toutefois le plus bas dans l'histoire de la république islamique. Présidentielle Faure Gnassingbé (Union pour la République : droite) est réélu sans surprise dès le premier tour avec 72,4 % des suffrages, un résultat contesté par l'opposition qui accuse le gouvernement de fraude électorale. Législatives tour. Le gouvernement dispose déjà d'une majorité absolue des sièges à l'issue du premier tour, le scrutin ayant été boycotté par les principaux partis d'opposition. À l'issue du second tour, l'alliance présidentielle menée par le parti Convention pour le renouveau des Comores dispose de la quasi-totalité des sièges pourvus au scrutin direct, deux sièges revenant à des élus indépendants. Les partis d'opposition n'ont aucun siège à la nouvelle assemblée. Législatives Parlement sans majorité. L'alliance des partis Les Gens ordinaires et personnalités indépendantes (centre-droit conservateur) et Nouvelle majorité (centre-droit conservateur chrétien, libéral en économie) obtient la majorité relative avec un peu plus d'un tiers des sièges. Le parti SMER – social-démocratie (centre-gauche conservateur, national-populiste), au pouvoir, recule à la deuxième place avec un quart des sièges. Le , un nouveau gouvernement dirigé par Igor Matovič est formé.

Mars