L'archiéparchie d'Alep des Maronites GCatholic (en latin : Archieparchia Aleppensis Maronitarum) est un territoire ecclésiastique de l'Église maronite en Syrie, immédiatement sujet du Saint-Siège, et qui a son siège à la cathédrale Saint-Élie à Alep.

Territoire et statistiques L'archiéparchie comprend la ville et la région d'Alep.

Le territoire est divisé en cinq paroisses; en 2012, il y avait 4 000 catholic-hierarchy.org fidèles.

Histoire La première mention de la présence de maronites dans la ville d’Alep se trouve dans la Chronique de Michel le Syrien, qui relate les événements de la première moitié du VIIIe siècle. "Un passage de Denys de Tell-Mahré, transcrit par Michel le Syrien, t. 11, p. 492-496, nous montre, en 727, au temps du khalife Hichâm, les melkites d’Alep se diviser en deux camps : les uns, avec l’archevêque, suivre le parti des gens de Beit Mâroûn et de l’évêque de ce couvent, c’est-à-dire le monothélisme, et les autres la véritable orthodoxie, défendue par saint Maxime. La grande église, bâtie par l’évêque Acace (381-436), était disputée entre eux : comme les rixes devenaient continuelles, l'émir musulman imagina plusieurs expédients narrés tout au long par Denys de Tell-Mahré : à la fin, le parti maronite fut chassé de l’église et l’orthodoxie triompha. Un peu plus tard, ce qui en restait à Alep paraît avoir été persécuté par le patriarche melkite Théophylacte Bar-Qânbara (744-750)"C. Karalevsky, "Alep", DHGE, II, col. 108..

Ce n’est qu’au XVIIe siècle, grâce à l’immigration, que la communauté maronite d'Alep s'est développée et s'est dotée d'un évêché, bien qu’on ne connaisse pas avec certitude les noms des premiers prélats. En 1675, environ 1 500 Maronites furent recensés, puis dix ans plus tard, ils étaient environ 4 000. Le clergé maronite était la plupart du temps ignorant et sans aucune formation. Par manque de prêtres, les missionnaires capucins, les carmélites et les jésuites ont prêché dans les églises maronites.

Parmi les anciens évêques, le plus connu est , élu patriarche de l'Église maronite en 1704, succédant à Estephan El Douaihy. Il fonda l'ordre Antonin Maronite.

Germanos Farhat, homme de culture et érudit de la langue arabe, fut le premier évêque né à Alep et probablement le premier à s'établir définitivement dans la ville.

Pendant l'épiscopat de Paul Aroutin (1829-1851), l'Église maronite a obtenu la reconnaissance civile de l'Empire ottoman (1831), ce qui a permis à l'évêque de restaurer l'ancienne cathédrale de Saint-Élie, déjà attestée au XVIIe siècle. Son successeur, Joseph Matar (1851-1882), a construit la cathédrale actuelle; il a pris part au premier concile du Vatican et a créé en 1857 l'Imprimerie de la nation maronite, la première imprimerie authentique de la ville d'Alep.

De 1954 à 1977, les évêques d’Alep furent également administrateurs patriarcaux de Lattaquié/Laodicée (aujourd’hui, l’Éparchie maronite de Laodicée ).

Archevêques

Elie 'Ehdeni (1638 - 1659) Joseph I Hasrouni (... - 1663) Gabriel I Blouzânî (en) (1663 - , confirmé patriarche d'Antioche) Michel I Al Blawzawi ( - 1724, démission) Germain I (Gabriel) Farhat ( - ) Germain II (Gabriel) Hawacheb (1732 - 1762) Arsène Choukri (1762 - 1787) Gabriel II Konaider ( - ) Germain III Hawa (1804 - 1827) Paul I Aroutin ( - ) Joseph II Matar ( - ) Paul II Hakim ( - ) Germain IV Chemali (1892 - 1895) Joseph III Debs=Diab ( - 1912) Michel II Akras ( - ) ( - nommé archiéparque de Beyrouth) ( - ) ( - retiré) ( - ) , IdP, ( - , démission) ()

Voir aussi

Éparchie catholique maronite de Lattaquié Archéparchie de Damas des Maronites

Sources

Joseph Feghali, "Germanos Farhat, archevêque d'Alep et arabisant 1670-1732", Parole de l'Orient, vol. 2, n°1 (1966), p. 115-129Documents.irevues.inist. C. Karalevsky, "Alep", Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, II, Paris 1953, col. 108-110 et 114Gallica.bnf. Annuario Pontificio, Libreria Editrice Vaticana, Città del Vaticano, 2003,

Références

Liens externes

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