Le prix Émile-Guimet de littérature asiatique est un prix littéraire français décerné pour la première fois en 2017.

Son jury est composé de personnalités et de collaborateurs du musée Guimet, qui sélectionne au cours de l’année entre cinq et dix ouvrages sur la base de quatre critères :

l’ouvrage primé est une traduction en français, l’auteur est originaire d’une des aires géographiques d’expertise du musée, la traduction a été publiée en France lors de l’année civile précédente, le texte original a été publié dans son pays d’origine moins de dix ans plus tôt.

Historique En 2017, le jury est présidé par Jean-Claude Carrière et comprend des personnalités variées comme Sophie Makariou et Valérie Vesque-Jeancard, pour le milieu des musées, et Danielle Elisseeff, spécialistes respectivement des langues japonaise et chinoise, ainsi qu’Élisabeth Lesne, Xavier Monthéard et Hélène Salat, du milieu de l’édition. La sélection comprend Nana à l’aube de Park Hyoung-su, Lala Pipo de Hideo Okuda, L’Échelle de Jacob de Gong Ji-young, Delhi Capitale de Rana Dasgupta, Une famille à l’ancienne de Chôn Myônggwan, Celui qui revient de Han Kang, Le Dit du Loriot de Su Tong et Le Jardin des brumes du soir de Tan Twen Eng. Le prix est remis à Rana Dasgupta pour Delhi Capitale le

En 2018, le jury est présidé par Brigitte Lefèvre, et composé de Sophie Makariou, , Alexandre Kazerouni, Dominique Schneidre, et Emmanuel Lincot, représentant diverses professions autour du livre : journaliste, libraire, chercheur…. Le prix est décerné à Hwang Sok-yong pour Au soleil couchant ; les cinq autres ouvrages de la sélection étant Le Jeu du chat et de la souris de A Yi, Le Prisonnier de Omar Shahid Amid, La Colère de Kurathi Amman de Meena Kandasamy, Le Magicien sur la passerelle de Wu Ming-yi et Les Mensonges de la mer de Nashiki Kaho.

En 2021, la sélection retient les ouvrages suivants : L’Usine, de Hiroko Oyamada 小山田浩子 (Japon), Christian Bourgois, traduit par Silvain Chupin Les Disparus de la Purple Line, de Deepa Anappara (Inde), Presses de la Cité, traduit par Lune de papier, de Mitsuyo Kakuta 角田光代 (Japon), Actes Sud, traduit par Sophie Rèfle Trois jours dans la vie d’un Yakuza, de Hideo Okuda 奥田英朗 (Japon), éditions de l'Observatoire, traduit par Mathilde Tamae-Bouhon Perles, de Chi Ta-wei 紀大偉 (Taïwan), L'Asiathèque, traduit par Olivier Bialais, Gwennaël Gaffric, Coraline Jortay, Pierrick Rivet Sur le balcon, de Ren Xiaowen 任晓雯 (Chine), L'Asiathèque, traduit par Brigitte Duzan L’Ode au chou sauté, de 井上荒野 (Japon), Philippe Picquier, traduit par Patrick Honnoré Ret Samadhi- Au-delà de la frontière, de गीतांजलिश्री (Inde), éditions Des Femmes - Antoinette Fouque, traduit du hindi par Annie Montaut Pluie, de 黃錦樹 (Malaisie/Taïwan), Philippe Picquier, traduit du chinois par Pierre-Mong Lim Le Carnet d’enquête d’un beau gosse nécromant, de 정재한 (Corée du Sud), Éditions Matin Calme, traduit du coréen par Han Yumi et Hervé Péjaudier

Le jury de la édition (2023-2024), présidé par Laure Adler, écrivaine et journaliste, est composé de : Yannick Lintz, présidente du musée Guimet Pierre Haski, journaliste et président de Reporters sans frontières, Nicolas Idier, écrivain et sinologue, Didier Pasamonik, éditeur et journaliste, Constance Rivière, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée, Ryōko Sekiguchi, écrivaine et traductrice japonaise établie en France. Le comité de lecture, pour cette 7ème édition, était composé de : Rajana Amalarajah, Nathalie Delestre, Bernard Dupaigne, Hélène Haut, Hélène Lefèvre, Marc Michiels, Gaëlle Parrot, Elise Ricordeau, Véronique Schauinger, Elsa Toro et Anne-Véronique Voisin.

En 2024, le musée Guimet s'associe à l'Institut national des langues et civilisations orientales pour créer une catégorie « Manga » au sein du prix Prix Émile-Guimet de littérature asiatique, nommé le Prix étudiant Inalco pour le manga. Le jury est composé d'étudiants et d'étudiantes...

Récipiendaires

2017 : Delhi Capitale de Rana Dasgupta, Buchet-Chastel, 2016 - traduit de l’anglais par Bernard Turle 2018 : Au soleil couchant de Hwang Sok-yong, Philippe Picquier, 2017 - traduit du coréen par Chol Mikyung et 2019 : Une forêt de laine et d'acier de Natsu Miyashita, Philippe Picquier, 2018 - traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon 2020 : Funérailles molles de Fang Fang, L'Asiathèque, 2019 - traduit du chinois par Brigitte Duzan et Zhang Xiaoqiu 2021 : Pluie, de , Philippe Picquier, traduit du chinois par Pierre-Mong Lim 2022 : Dérive des âmes et des continents de Shubhangi Swarup, Éditions Métailié, traduit de l'anglais par Céline Schwaller 2023 : catégorie roman : Impossibles adieux de Han Kang, éditions Grasset, traduit du coréen par Kyungran Choi et Pierre Bisiou catégorie roman graphique : Le fils de Taiwan (tome 3), scénarisé par et mis en dessin par , éditions Kana, traduit du chinois par . 2024 : catégorie roman : Les Sept Lunes de Maali Almeida de Shehan Karunatilaka, traduit par Xavier Gros, Editions Calmann Lévy catégorie bande dessinée : Hana de et Jeong Yi-Yong, Éditions Çà et Là prix étudiant Inalco pour le manga : Tokyo, ces jours-ci de Taiyō Matsumoto, traduit par Thibaud Desbief, Éditions Kana. 2025 : catégorie roman : Salamalecs de Antonythasan Jesuthasan, éditions Zulma catégorie bande dessinée : Les Légendes des Steppes de Ajnai, éditions Paquet prix étudiant Inalco pour le manga : Les Guerres invisibles de Marina Lisa Komiya, éditions Casterman prix étudiant Inalco coup de coeur : Promenons-nous dans l'espace de Inuhiko Doronoda, éditions Glénat.

Notes et références

Émile Guimet Émile Guimet Catégorie:Distinction fondée en 2017 Catégorie:Littérature asiatique