Cécile Vaissié, née en 1962, est une chercheuse française spécialiste de la Russie. Elle est professeur des universités en études russes et soviétiques à l'université Rennes-II.

Biographie Cécile Vaissié obtient un doctorat en 1999 après avoir soutenu une thèse sur les dissidents russes.

Cécile Vaissié est directrice du département de russe à l'université Rennes-II.

Elle publie en 2008 Les ingénieurs des âmes en chef. Littérature et politique en URSS (Belin éditeur) qui rencontre un certain écho dans les milieux universitaires.

En 2016, elle publie l'ouvrage Les Réseaux du Kremlin en France, qui a un certain retentissement. Le journal Le Monde affirme qu'il a été « très remarqué ».

En réaction à la guerre russo-ukrainienne, elle participe à la rédaction et à la publication de l'ouvrage collectif d'historiens, chercheurs et analystes dont Françoise Thom, Andreï Kozovoï ou encore Yves Hamant Le livre noir de Vladimir Poutine, sous la codirection de l'historienne Galia Ackerman, spécialiste de l'URSS et de l'historien spécialiste du communisme Stéphane Courtois, interprétant l'histoire, le parcours et l'idéologie du président russe.

Les Réseaux du Kremlin en France Selon Les Inrockuptibles, qui présentent le livre de Cécile Vaissié Les Réseaux du Kremlin en France, l'ouvrage traite des campagnes de lobbying et réseaux d'influence du régime de Vladimir Poutine en France, via des médias francophones qu'il finance, mais également, en essayant de « séduire et financer : politiques, lointains descendants d'émigrés russes, artistes et universitaires ». Vladimir Poutine « diffuse tant bien que mal mythes propagandistes et idéologie complotiste ».

Cécile Vaissié est ensuite attaquée en diffamation par six personnes désignées dans ce livre comme « pro-Kremlin » : Djordje Kuzmanovic, Véra Nikolski, Olivier Berruyer, Hélène Richard-Favre, Pierre Lamblé et Gueorgui Chepelev.

D'après Libération, un certain nombre de chercheurs spécialisés en études slaves critiquent la méthodologie de l'ouvrage, bâti selon eux sur des suppositions plutôt que des faits avérés, alors que Cécile Vaissié est pourtant une « universitaire respectée pour le sérieux de son travail ». Pour Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, « ce livre ne respecte en rien les codes universitaires de mise en perspective, de contextualisation et de refus de l’extrapolation »Pascal Boniface, Les réseaux de Poutine en France : réalités et limites, iris-france.org,24 mai 2016. D'autres observateurs estiment néanmoins qu'il s'agit d'une enquête pionnière et urgente sur le soft-power russe et ses « dangers ». Tatiana Jean, de l'Ifri déclare : »

Le , le tribunal de grande instance de Paris condamne Cécile Vaissié et son éditrice pour un passage de son livre Les Réseaux du Kremlin en France accusant Olivier Berruyer d'avoir eu la Elles sont ainsi condamnées chacune à 500 euros d’amende avec sursis et à verser au blogueur euros de dommages et intérêts et euros au titre des frais de justice. Enfin le passage incriminé du livre devra être supprimé en cas de réédition. Cependant les plaintes des cinq autres plaignants sont rejetées par le tribunal et sur la vingtaine de passages poursuivis, un seul fait l'objet d'une condamnation. D'après Le Monde, le tribunal a estimé que présenter quelqu'un comme étant « pro-Kremlin » ne portait pas atteinte à son « honneur » et à sa « considération », la définition de la diffamation.

Sartre et l’URSS Dans son ouvrage, Sartre et l’URSS. Le Joueur et les survivants (2023), Cécile Vaissié revient sur les relations complexes entre Jean-Paul Sartre et l’URSS entre les années 1950 et 1968. L’autrice s’appuie notamment sur des archives soviétiques et les rapports rédigés par les accompagnateurs officiels de Sartre et de Simone de Beauvoir lors de leurs nombreux voyages en URSS. La thèse du livre est que Sartre, malgré son image d’intellectuel engagé et critique, s’est largement laissé séduire — voire instrumentaliser — par le régime soviétique. Cécile Vaissié soutient que Sartre aurait volontairement fermé les yeux sur la répression soviétique et les réalités du totalitarisme. Pour elle, il existe un contraste frappant entre le discours sartrien sur la responsabilité morale et son silence sur les crimes ou la censure soviétiques ..

Publications Sartre et l’URSS, Presses universitaires de Rennes, 2023 : Lire en ligne Christophe D'Aloisio, Le clan Mikhalkov de Cécile Vaissié, revue-etudes.com, numéro 4265, novembre 2019. . . Le Russe d'aujourd'hui à travers la presse, Ellipses, 2005, 234 p. Une femme en dissidence : Larissa Bogoraz, Plon, 2000, 286 p. .

Contribution

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Professeur à l'université Rennes-II Catégorie:Naissance en 1962 Catégorie:Élève de l'Institut d'études politiques de Paris Catégorie:Historien de la Russie