Wasquehal, ville de la Métropole européenne de Lille, existe dès le Moyen Âge est s'est surtout urbanisée à la faveur de la croissance des pôles urbains de Lille, Roubaix et Tourcoing, Wasquehal faisant partie du territoire séparant ces villes.

Moyen Âge Entre 835 (date de la première apparition du nom de Wasquehal) et 1232, se trouve une chapelle, qui est le premier édifice religieux de la ville (située sur l'actuelle entrée du métro Wasquehal - Hôtel de ville) Fouilles archéologiques du métro de Lille. Le cimetière et l'église de Wasquehal. (persee.fr) et son cimetière attenant (lors des fouilles en 1992, sur la place Maurice-Schumann en vue de la construction de l'arrêt de métro Wasquehal - Hôtel de Ville on trouvera des tombes du Moyen Âge et dans celle des enfants on y trouve des billes en terre et des médailles en plomb de Saint GhislainFouilles archéologiques du métro de Lille - 1. Le cimetière et l'église de Wasquehal (persee.fr). ).

Walter de Croix, évêque de Tournai et fils d’Eustache, du chapitre de Tournai et de Mathilde de Croix, fait ériger entre 1232 et 1252, avec la collaboration active des habitants de la commune, une église dédiée à Saint Maur et qui est située sur l'emplacement de la première église de Wasquehal.

En 1350, nous avons le fief du Herrengs (le nom de ce fief fut donné au par Jehan Hierenc ou Jehan Hareng et sera nommé plus tard La Royère d'après l'épouse de Lotard de la Royère)Société d'émulation de Roubaix (books.google.fr)) puis en 1390, nous avons comme fief, Le Lobel (fief situé sur le chemin qui mène au moulin de Wasquehal, sur le bord de la Marque)) et enfin en 1401, nous avons comme fief, Le Petit Laoutre dit Le Laoutre ou Le La Outre (fief de Hugues de Lannoy en 1401 et de Jacques du Pret qui fut anobli en 1437).

Époque moderne

À Wasquehal-la Marque, se trouve un moulin (situé sur l'actuel square Jean Macé et démoli au début des années 1960), une maison de meunier (actuelle habitation située entre l'office du tourisme et le pont de chemin de fer) et le pont du moulin (actuel emplacement du rond-point du Dragon). Une partie de la Marque (dite de la Petite Marque ou Ancienne Marque en 1876) venant du port du Dragon passe sous le pont du moulin et rejoint le moulin pour servir de biez de décharge.

thumb|left|120px|Ancienne maison du meunier de l'ancien moulin de Wasquehal en 2020. thumb|right|120px|Pont du moulin de Wasquehal en 1905 sur l'actuel rond-point du Dragon.

Proche du moulin, se trouve le fief du Laoutre (correspondant à la rue Pasteur, la rue Marie Curie, le lycée Jacques Yves Cousteau, la place Gambetta, la société RougeGorge Lingerie, l'entreprise Exotec et l'avenue du Molinel jusqu’au cimetière. Les appartements de l'avenue du Molinel sont appelés Résidence de La Outre). Le fief du Laoutre fait partie de Wasquehal-la Marque et possède son pont privé qui permet (au niveau de l'actuelle rue Marie Curie) d'enjamber la marque et de rejoindre le chemin du Quesne (actuelle rue de Marcq-en-Barœul et qui à l'époque, partait de l'actuelle place de la République. L'actuelle habitation située au 4 rue de Marcq-en-Barœul fut appelé Chemin du Laoutre). Le pont du Laoutre sera détruit en 1794 lors de la bataille de Tourcoing. Le fief du Laoutre est limitrophe des fiefs du Triestres (actuelle plaine des jeux et la ferme Dehaudt) et du Plomeux (actuel cimetière du Plomeux et la salle de tennis). thumb|right|120px|Ferme Dehaudt en 2018, ancienne Ferme du Triestres.

L'église est brulée en 1482 par les troupes de Louis XI, poursuivant celles de Maximilien d’AutricheMémoires de la Société d'émulation de Roubaix - 1885 (gallica.bnf.fr) et Robert de Ranchicourt et son épouse Catherine de Bergues-Saint-Winoc, font construire en 1511, une nouvelle église située sur l'emplacement de la précédente égliseMémoires, Volume 8 de la Société d'émulation de Roubaix (books.google.fr) et qui est dédiée à Notre-Dame et à Saint Nicolas. L'entrée de la nouvelle église est située du côté de la mairie actuelle. Le cimetière s’agrandit jusqu'à la première partie de l'actuelle église Saint-Nicolas. Sous le règne de Louis XIV, des chapelles sont construites dans tout le royaume, dont une à Wasquehal accolée à l’ancienne poste (actuellement le salon de coiffure Vita'Mine) rue Charles Preux.

Dans la Cense du Triest, se trouve en 1585, la Ferme du Triestes qui plus tard deviendra la Ferme Dal puis la Ferme Dehaudt. On trouve Petit Cottignies, la Ferme Jovenaux (actuelle association LogéR'éveil) et la Ferme du Grand Cottignies. On trouve en 1675, le Cabaret du Noir BonnetMémoires de la Société d'émulation de Roubaix - 1885 (books.google.fr), ce qui démontre l’existence de ce quartier à cette époque. On trouvera en 1753, le Chemin du Noir BonnetBulletin (Société d'études de la province de Cambrai) du (gallica.bnf.fr). La rue Emile Dellette, autrefois appelée la rue des Villas Ouvrières, constitue l’ossature du Noir Bonnet. C'est le seul chemin partant en direction du Grand Cottignies. le Noir Bonnet se développera surtout vers la deuxième moitié du avec l’activité de quelques maraîchers.

Consulat

Le décret de l'Assemblée nationale des 20 et notifié par l'Assemblée constituante de 1789 fait que la ville de Wasquehal est divisée en quatre sections, Le Gauquier, L'Église, Le Grand et Petit-Cottignies et Le Cartelot. thumb|right|120px|Ancienne ferme du Château Blanc au Cartelot en 1986.

Le quartier du Cartelot est rythmé par le travail des fermes, avec leurs basses-cours et leurs récoltes. Au bout du Chemin du Cartelot, se trouve le domaine du seigneur de Wasquehal, Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry. Sur ce domaine (situé entre l'actuel canal de Roubaix et le boulevard de la Marne), se trouvent, une grande bâtisse dit le Château Blanc qui est la résidence d’agrément des seigneurs de Wasquehal, des champs, une ferme (la ferme est rasée en 2020 pour laisser place aux ensembles d'appartements Le Clos du Château Blanc) et d'une forêt dite Bois du DucJournal de Roubaix du 29/10/1859 (bn-r.fr).

En 1802, les berges de la Marque, du quartier du Centre jusqu'aux Triestes sont aménagées, avec notamment des plantations de frênes issus de la forêt du Château Blanc au CartelotAnnales de l'agriculture française (gallica.bnf.fr) et en 1828, début de la création du Canal de Roubaix sur Wasquehal avec la canalisation de la rivière de la Deûle au niveau de Marquette-lez-Lille jusqu'à la rivière de la Marque, au niveau du pont de la Passerelle à Wasquehal. À cette embranchement, le canal part vers Roubaix en passant vers la future écluse du Triest.

Monarchie de Juillet

Début des constructions des écluses de Wasquehal en 1833Topographie historique, statistique et médicale de l'arrondissement de Lille (gallica.bnf.fr). On trouve comme écluse sur Wasquehal, l’Écluse de l'embranchement de Croix (située dans l'actuel port du Dragon), l'Écluse n°3 bis de Wasquehal dite de Wasquehal (au niveau du Port du Dragon et abandonnée aujourd'hui), l'Écluse n°3 du Triest dite du Triest, l'Écluse n°4 du Plomeux dite du Plomeux, l'Écluse n°5 du Noir Bonnet dite du Noir Bonnet, l'Écluse n°6 du Cottigny dite du Cottigny et l'Écluse n°7 de la Masure dite de La Masure. thumb|right|120px|Écluse n°3 de Wasquehal en 1905.

Une partie du centre de Wasquehal qui appartient à la famille Deledalle (ou Deldalle), se compose d'une ferme (actuel Carrefour City, rue Marceau) et de terrains cultivés (actuellement les appartements de la Place Mendes France, l'église Saint-Nicolas, le chemin du beau passage, la rue de la Ferme Deldalle et une partie de la rue Sadi Carnot).

En 1843, une voie de chemin de fer dite Chemin de fer du Nord de Lille à BruxellesPlan de Wasquehal en 1876 (archivesdepartementales.lenord.fr) est construite sur Wasquehal qui va de Lille à Gand et voit apparaitre 4 viaducs et 1 aqueducAdministration Générale des Ponts et Chaussées et des Mines (books.google.fr) Bibliographie des chemins de fer (1771-1846) (gallica.bnf.fr). Le premier convoi passe par Wasquehal le Journal des débats politiques et littéraires du 8 mai 1843 (retronews.fr). En 1850, la Révolution industrielle entraine Wasquehal dans l’ère du chemin de fer et des grandes usines textiles avec le peignage Holden qui s'installe à Croix-Wasquehal en 1851, sur l'actuelle avenue Jean-Paul Sartre. L'usine possède une cheminée de de haut, elle est la plus haute du monde mais fragile elle est baissée à mais durant la Seconde Guerre mondiale, elle est détruite par l'occupant. L'usine sera remplacée par les 3 Suisses dans les années 1950.

Second Empire

Le centre de la ville est en pleine mutation et en 1860, l’immobilier devient attrayant et les familles Deldalle, propriétaires des nombreuses terres du centre, y font construire des habitations et la teinturerie Hannart Frères crée en 1819, profitant du passage du canal de Roubaix sur Wasquehal, s'y pérennise (entre l'actuelle rue Marceau et la Marque).

En 1861, construction de la mairie et mise en route en 1867archives départementales du Nord (archivesdepartementales.lenord.fr) puis en 1863, la tannerie Dupire s'installe au Cartelot, à côté du château Blanc et devient la première manufacture à s'implanter dans ce qui deviendra la future Zone d'activité du Château Blanc France tanneries (francetanneries.com). La même année, création des maisons éclusières du Canal de Roubaix situées sur Wasquehal avec la maison éclusière de Wasquehal (actuel office du tourisme au 17 rue Jean Macé), du Triest, du Plomeux, du Noir Bonnet, du Cottigny et de la Masure. En 1865, création de la filature Voigt (future Filature du Nord et futur Lycée Cousteau).

thumb|left|120px|Mairie de Wasquehal en 1927.

La maison éclusière de Wasquehal est située entre le moulin de Wasquehal et la maison du meunier. En face de la maison éclusière de Wasquehal, sur l'autre bord de la Marque, au chemin vicinal dit du Pavé du Heule (cette voie comprenait la rue Jean Macé, la rue Jean Jaurès, la Rue Pasteur, la place Gambetta, l'avenue du Molinel, la rue du Triez, l'avenue du Grand Cottignies, la rue du Molinel et la rue Albert Bailly), se trouve un estaminet bâtit en 1830 par Jean-Baptiste Destailleurs, ancien soldat au régiment de dragons pendant la révolution française. Cet estaminet sera appelé quelques années plus tard, notamment vers 1908, Estaminet du Dragon. Le nom de Dragon en hommage à Jean-Baptiste Destailleurs en souvenir de ses exploits. L'estaminet qui sera appelé Café du Dragon en 1922 puis Café de l'écluse en 1941, devient une simple maison vers 1963 puis est rasé en 1983 pour laisser place à un petit parc. Lors de la création du port de Wasquehal en 1924, on lui donnera le nom de Port du Dragon (le pont du Dragon est lui nommé depuis 1892. . ). Le Pont du Dragon n'étant pas très large, il ne pemettra plus tard, le passage que d'une voiture à la fois. On trouverai plus tard rue Jean Macé, la maison éclusière au 17, la maison du meunier au 17 bis et l'estaminet du Dragon au 17 ter et début des années 1960, la maison éclusière au 17, une habitation au 19 (ancienne maison du meunier) et l'estaminet au 21 (actuel petit parc)Projet de Loi portant fixation du Budget Général de l'exercice 1882, Volume 2 (google.fr)Le Musée social : revue mensuelle 1janvier 1924 (gallica.bnf.fr).

thumb|right|120px|Etablissements Hannart Frères à Wasquehal en 1908.