Pierre-François Laurent (1739, Marseille - 1809, Paris) est un graveur et éditeur français, « graveur du roi », co-auteur du Musée français avec Robillard-Péronville.

Biographie

Né à Marseille, Laurent est l'élève de Jean-Joseph Balechou en Avignon, un graveur très apprécié, entre autres par Joseph Vernet et Denis Diderot. Marchand d'estampes à Marseille avant de s'installer à Paris. À Paris a étudié avec Étienne Fessard. En 1780, Louis XVI l'appointe comme graveur au département de la GuerreRecherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie. Aux Amateurs de livres, 1995..

En 1771-1773, il visite la Russie, réalisant des gravures des domaines du comte Pierre Cheremetiev.

Il épouse Thérèse Baral dont il devient veuf. En 1778, il habite dans le quartier de la rue Saint-Jacques à Paris ; le , il épouse en secondes noces, Henriette-Thérèse Ogier, laquelle est cousine de Paul Barras. Le , leur vient un fils, prénommé Pierre-Louis-Henri, baptisé à l'église Saint-Benoît-le-Bétourné. Le père est dit Henri Herluison, Actes d'état-civil d'artistes francais, Genève, Slatkine [reprint], 1972, ..

En 1777, il grave le Monument à la gloire de Louis XVI, d'après Jean Touzé (1747-1809) et Jean Duplessis-Bertaux ; dans la lettre de l'estampe, il est mentionné comme étant Petrus Laurentius Sculptor Regis Acadaemia que picturae Massiliensis Socius, totam hanc tabulam excuditMonument à la gloire du roi Louis XVI et de la France, Base Cat'zArts, ENSBA..

Laurent expose une première fois au Salon de Paris en 1791, quatre gravures traduites de peintures exposées dans la galerie du Louvre. Son adresse est désormais située à l'Salon de 1791, Base salons du musée d'Orsay.. Il avait obtenu du ministre Arnaud de La Porte l'autorisation de copier les tableaux et statues exposés au palais, en compagnie du prêtre Jean-Esprit Bonnet« Jean-Esprit Bonnet », notice bibliographique du Catalogue général de la BNF.. Ni l'exécution de La Porte ni la Terreur n'arrêtent le projet qui trouve un second souffle au moment du Consulat. Les premières traduction en gravure commencent et Laurent y associe son fils.

Le , avec Robillard-Péronville, riche négociant et lié par son épouse, née Barras, à la famille Laurent, il fonde une société d'édition au capital de dans le but de publier un recueil d'estampes reproduisant l'ensemble des peintures et sculptures exposées au Louvre et dans les grands musées de l'Empire, ouvrage appelé Le Musée français. Les premiers dessins sont de Laurent. Quatre tomes sont publiés, entre 1803 et 1809, comprenant 346 planches et employant 120 graveurs Détails sur le Musée Français, MARC datas, Royal Academy..

Il meurt le à huit heures du matin au 9 rue de la Concorde ; l'un des témoins, François-Dominique Ramboz (1761-?), est l'imprimeur-tireur de certaines estampes du Musée françaisHenri Herluison, Actes d'état-civil d'artistes francais, Genève, Slatkine [reprint], 1972, .. En partie ruiné, Robillard-Péronville meurt le suivant, à la même adresseRomuald Szramkiewicz, Les Régents et censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et l'Empire, Genève, Paris, Droz, 1974, .. Son fils, Henri Laurent (1779-1844) continua l'entreprise jusqu'en 1811.

Du fait de procès, du double-décès et du volume des dépenses, mais aussi du contexte économico-politique, le Musée français connaîtra plusieurs refontes et rééditions.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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