Les Ursulines de Jésus (en latin : Congregatio Sororum Ursulinarum a Iesu) forment une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.
Histoire
La congrégation, appelée à l'origine Filles du Verbe Incarné, est fondée à Chavagnes-en-Paillers (Vendée) le par Louis-Marie Baudouin et Charlotte-Gabrielle Ranfray, en religion Mère Saint-Benoît, pour l'instruction des filles et le soin des malades à domicile. Jean-François de Demandolx, évêque de La Rochelle (dont l'actuel diocèse de Luçon dépend alors) reconnaît la congrégation en 1804. Le de la même année, les premières novices font leur profession religieuse.
Le titre originel de l'institut est changé en Ursulines de Chavagnes par Gabriel-Laurent Paillou, évêque de La Rochelle, pour profiter d'un décret impérial de 1806 qui autorise les congrégations d'Ursulines, mais Jean-Étienne-Marie Portalis, ministre des cultes ne donne qu'une autorisation provisoire. L'évêque essaie de nouveau en 1816 auprès du gouvernement de Louis XVIII mais il obtient le même résultat. C'est le que la congrégation est approuvée civilement par Charles X.
En France, la congrégation est d'abord présente à l'Ouest dans les diocèses de Luçon, Angers, Nantes, La Rochelle et Poitiers (sud du Pays de la Loire et nord de la Nouvelle-Aquitaine) puis s'implante dans les diocèses de Bourges, Fréjus, Nice, Carcassonne et Paris. Les dernières fondations sont dans le Nord (1905) et la Bourgogne (1969).
En 1828, le prêtre écossais est envoyé en France par le vicaire apostolique de l'Est écossais (aujourd'hui archidiocèse de Saint Andrews et Édimbourg car la hiérarchie épiscopale n'est rétablie en Écosse qu'en 1898) pour intéresser les évêques de France face aux difficultés de l'Église catholique d'Écosse. Cet émissaire fait une retraite à l'abbaye trappiste de Bellefontaine où il rencontre René-François Soyer, évêque de Luçon, qui lui parle des Ursulines de Jésus. Gillis décide de faire venir la congrégation en Écosse mais la révolution de Juillet puis la guerre de Vendée retarde le projet.
À l'époque, il n'existe pas encore d'institut religieux catholique en Écosse, il est donc prévu que la congrégation devienne indépendante de Chavagnes pour éviter l'opposition du gouvernement anglais. Gillis demande à Louis-Marie Baudouin d’accepter Agnès Trail et Margaret-Theresa Clapperton comme postulantes à Chavagnes. Lorsque ces écossaises terminent leur noviciat, elles partent avec neuf sœurs françaises pour Édimbourg où elles arrivent le . Elles dédient leur couvent à la sainte reine Marguerite, patronne de l'Écosse. L'année suivante, elles ouvrent un petit hôpital et des écoles. L'institut devient ainsi la congrégation religieuse en Écosse depuis la Réforme écossaise.
En 1882, les sœurs s'installent en Espagne. Lors des expulsions de congrégations en 1902 par le gouvernement français, les sœurs se sécularisent ou partent à l'étranger, d'abord en Italie (1903), puis les Pays-Bas (1904), Irlande (1906), Canada et États-Unis (1911). Plus tard, c'est le Maroc (1938), Cameroun (1952), Chili (1953), Nigeria (1973), Bolivie (1977) et Équateur (1994).
L'institut reçoit le décret de louange le et il est définitivement approuvé par le Saint-Siège le .
Fusions Plusieurs instituts ont fusionné avec les Ursulines de Jésus:
Activité et diffusion vignette|Maison-mère des Ursulines de Jésus, à Chavagnes. Les Ursulines de Jésus se consacrent à diverses œuvres d’éducation et de santé.
Elles sont présentes en:
Europe : France, Espagne, Irlande, Italie, Royaume-Uni. Amérique : Bolivie, Canada, Chili. Afrique : Cameroun, Madagascar.
La maison-mère est à Chavagnes-en-Paillers.
En 2017, la congrégation comptait 517 sœurs dans 84 maisons.
Références
Bibliographie
Voir aussi Articles connexes Fils de Marie Immaculée (Chavagnes) Couvent des Ursulines de La Rochelle Collège Françoise d'Amboise Chavagnes (Nantes)
Liens externes
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