Alexandre Kantorow, né le à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), est un pianiste français.
En 2019, il gagne le premier prix et le grand prix du concours Tchaïkovski à Moscou. L'année suivante, il reçoit une Victoire de la musique classique dans la catégorie « Soliste instrumental ».
En 2024, il remporte une nouvelle fois la même Victoire de la musique classique, puis le prestigieux , et joue à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, qui relance sa notoriété auprès du grand public.
Famille
vignette|gauche|redresse|Son père, le violoniste Jean-Jacques Kantorow, en 2009.
Le père d'Alexandre Kantorow est Jean-Jacques Kantorow, violoniste et chef d'orchestre réputé, issu d'une famille russo-juive, qui dirige notamment l'Orchestre d'Auvergne jusqu'en 2011..
Sa mère, quant à elle, est également violoniste.
Biographie
Enfance et formation
Sa famille quitte Clermont-Ferrand quand Alexandre a deux ans, pour s'installer en banlieue parisienne. Le jeune Alexandre commence le piano à cinq ans, inspiré par Le Concerto du chat, un dessin animé de Tom and Jerry (avec une des Rhapsodies hongroises de Franz Liszt). Enfant attiré par les sciences, Alexandre s'imagine devenir cosmonaute et joue du piano sans ambition professionnelle dans ce domaine. Adolescent, il fréquente le lycée Racine de Paris dans une classe aux horaires aménagés (cours seulement le matin) destinée aux élèves suivant un enseignement artistique de haut niveau, où l'ambiance le motive ; il s'y produit avec l'orchestre du lycée puis obtient son bac S à .
Encore à l'école primaire, Alexandre suit des cours au Conservatoire de Cergy-Pontoise auprès de Dominique Kim. Il entre ensuite à huit ans au conservatoire du . Il poursuit sa formation à onze ans auprès du pianiste Pierre-Alain Volondat puis il intègre la classe d'Igor Lazko à la Schola Cantorum de Paris à treize ans environ, avant celles de Franck Braley et Haruko Ueda au Conservatoire national supérieur de Paris puis de la pianiste russe Rena Shereshevskaya à l'École normale de musique de Paris où il reçoit l'aide des pianos Yamaha. Il est également lauréat de la fondation Safran.
Il suit en outre quelques cours avec des connaissances de son père : les pianistes Jacques Rouvier, Jean-Philippe Collard, Georges Pludermacher, Théodore Paraskivesco ou encore Christian Ivaldi.
Il passe ses premiers concours et remporte des premiers prix vers 13-14 ans et en 2016, le premier prix du européen de Musiques d’Ensemble de la .
Débuts remarqués sur les scènes internationales (2015-2018)
Il devient concertiste à aux Folles Journées de Nantes et de Varsovie avec le Sinfonia Varsovia en 2013. .
En 2015, la virtuosité de ce pianiste de est remarquée par « Concert classique » lors de sa prestation à Lille avec l'Orchestre de Douai, qui parle l'année suivante de « splendide révélation » « aux doigts fabuleux » et titre « Un grand est né ». En 2016, le magazine américain « Fanfare » s'extasie devant ce « Liszt réincarné »« Alexandre is Liszt reincarnated. I’ve never heard anyone play these pieces, let alone play the piano the way he does », Jerry Dubins, « Fanfare Magazine », janvier-février 2016 .
Alexandre apprécie également le travail collaboratif que nécessite un récital de musique de chambre comme avec l'orchestre de chambre de Bordeaux ou celui donné à Sisteron avec David Petrlik, d'autres avec Roland Pidoux, Shuichi Okada, Aurélien Pascal ou Amaury Viduvier. Il intègre d'ailleurs un trio et un quatuor (Talich).
Victoire au concours Tchaïkovski et consécration (2019)
Du au , à l'âge de vingt-deux ans, Kantorow participe au Concours international Tchaïkovski à Moscou, l'un des principaux concours de musique classique. Le jury, présidé par Denis Matsuev, compte aussi Nelson Freire, Michel Béroff ou encore . Lors de la finale, Kantorow interprète le Concerto de Tchaïkovski et le de Brahms, accompagné par l'Orchestre symphonique de la fédération de Russie sous la baguette de Vassili Petrenko. Après sa prestation, le public le rappelle cinq fois. Il gagne le premier prix ainsi que le grand prix. S'il est le premier vainqueur français, le pianiste Lucas Debargue s'était déjà illustré en 2015 en finissant quatrième et en recevant le prix de la critique.
Dans la foulée, Kantorow est nommé pour les Victoires de la musique classique dans la catégorie Révélation soliste instrumental.
Carrière prestigieuse (depuis 2020)
En 2020, il remporte la Victoire de la musique classique de la catégorie « soliste instrumental », et sort un album Brahms-Bartók-Liszt.
En 2022, il joue le Concerto de Tchaïkovski et le de Liszt au Festival de La Roque d'Anthéron près de Marseille, avec l'orchestre polonais Sinfonia Varsovia dirigé par Aziz Shokhakimov.
En , il se produit aux Rencontres musicales de Nîmes avec les violonistes Liya Petrova et Jean-Jacques Kantorow ainsi que le violoncelliste Aurélien Pascal. Quelques semaines plus tard, il est annoncé lauréat du pour l'année 2024. En , il donne un récital à la Philharmonie de Paris.
En , il donne un concert à la Halle aux grains de Toulouse, et reçoit une nouvelle fois la même Victoire de la musique classique qu'en 2020. Le , il se produit à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été à Paris, depuis la passerelle Léopold-Sédar-Senghor au-dessus de la Seine où passent les délégations. Sous une pluie battante, il interprète Jeux d'eau de Maurice Ravel"Qui est ce virtuose clermontois qui a joué du piano sur un pont et sous la pluie lors de la cérémonie d'ouverture des JO ?", www.lamontagne.fr, publié le 27/07/2024, lire en ligne. Cette performance le révèle véritablement au grand public. En , il sort un album Brahms-Schubert, qui contient notamment la Sonate de Brahms et la Wanderer-Fantasie de Schubert.
En , il donne un concert à la Maison de la Radio et de la Musique (Paris).
En , il revient à la Philharmonie de Paris pour un récital et envisage de produire un album live.
Goûts et activités
Alexandre Kantorow dit apprécier tous les compositeurs mais avoue un penchant pour Brahms et Saint-Saëns. Il aime également écouter du jazz et du rock.
Il pratique le tennis, la natation, est amateur de cinéma, de lecture et de jeu de poker.
Accueil critique
Années 2010
En 2017, Marie-Aude Roux (Le Monde) écrit à propos de son album Rachmaninov-Tchaïkovski-Stravinsky-Balakirev : .
En 2019, Bertrand Boissard (Diapason) commente son audition au concours Tchaïkovski en ces termes : .
Années 2020
Discographie
Sonates françaises, Camille Chevillard, Sonate en sol mineur, Gabriel Fauré, Sonate , André Gedalge, Sonate , par Jean-Jacques Kantorow, violon et Alexandre Kantorow, piano. CD NoMadMusic (2014) Franz Liszt - Concertos pour piano , concerto « Malédiction », par Alexandre Kantorow piano, Tapiola Sinfonetta, dir. Jean-Jacques Kantorow. CD Label BIS (2014, 2017) À la russe (Rachmaninov, sonate , Tchaïkovski, Méditation, Passé lointain et Scherzo à la russe , Stravinsky, L'Oiseau de feu, Balakirev, Islamey), CD Label BIS (2017) Camille Saint-Saëns - Concertos pour piano « L'Égyptien », par Alexandre Kantorow piano, Tapiola Sinfonietta, dir. Jean-Jacques Kantorow, CD Label BIS (2018, 2019). Diapason d’or, Choc de Classica Johannes Brahms, Rhapsodie , Bela Bartók, Rhapsodie, Franz Liszt, Rhapsodie 11. SACD Bis 2020 ; Diapsason d'or et Choc de Classica
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Lucas Debargue David Kadouch
Liens externes
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