Nom patronymique attesté dans les chartes. (v. 1223-v. 1274) est un cadet de la maison de Lusignan et membre de la haute aristocratie féodale poitevine. Il fut seigneur de Jarnac, Châteauneuf, Château-Larcher et Bois-Pouvreau (1246-v. 1274). Il devient par son premier mariage seigneur de Sainte-Hermine (1246-v. 1274). Il acquiert le château de Montignac de son frère en 1248 et la seigneurie de Luçon en 1258, tenue auparavant par de Belleville..
Comme ses frères Guy, Guillaume et Aymar, Geoffroy est proche de son demi-frère, , et soutient la politique des Plantagenêt dans leurs domaines continentaux. Le prince Édouard nomme Geoffroy de Lusignan sénéchal de Gascogne en 1258..
ne porte jamais le titre vicomtal de Châtellerault., comme certaines sources l'indiquent à tort, tout comme son fils (v. 1268-), décédé avant sa mère Jeanne (av. 1243-1315).
Biographie Famille
est le troisième fils d' (v. 1182-1249), comte de la Marche (1219-1249) et de son épouse Isabelle d'Angoulême (v. 1188/92-1246), reine consort d'Angleterre (1200-1216), par son premier mariage avec Jean sans Terre (1166-1216), et comtesse d'Angoulême suo jure (1202-1246).. est de ce fait le frère utérin du roi (1207-1272) et de Richard de Cornouailles (1209-1272), roi des Romains (1257-1272)..
Son frère aîné, (v. 1221-1250) est seigneur de Lusignan, comte de la Marche (1249-1250) et d'Angoulême (1246-1250). Il décède à la bataille de Fariskur lors de septième croisade. Ses cadets, (v. 1227-1296) et Aymar de Lusignan (1228-1260) deviennent respectivement comte de Pembroke (1247-1296) et évêque de Winchester (1250-1260) en Angleterre.
Homonyme
, seigneur de Jarnac, ne doit pas être confondu avec (av. 1150-1216) et son fils (v. 1195-1248), tous deux seigneurs de Vouvant et de Mervent, issus d'une branche antérieure. Il est nommé parfois par certains généalogistes pour éviter ces confusions.
Sous-lignage est le fondateur du sous-lignage. de Jarnac de la maison de Lusignan..
Jeunesse La guerre de Saintonge
Geoffroy participe au soulèvement de la noblesse saintongeaise et poitevine, organisé par ses parents, contre Alphonse le nouveau comte de Poitou, frère de . et Isabelle d'Angoulême reçoivent le soutien d' qui souhaite reconquérir l'héritage familial aquitain. À la fin du mois de , à Tonnay-Charente, débarque sur le continent et adoube deux de ses demi-frères.
Cependant, la réaction capétienne est foudroyante : et son frère Alphonse attaquent les châteaux de . Fontenay est pris en peu de temps et Vouvant est investi le , marquant la reddition de . Mais surtout l'ost royal s'empare de la forteresse de Frontenay considérée comme inexpugnable à l'époque et défendue pendant deux semaines par un fils naturelLe nom du fils naturel (bâtard) d', défenseur de Frontenay, reste inconnu. de son père.
La bataille de Taillebourg
Le , à Taillebourg, les armées française et anglo-saintongeaise se font face de chaque côté du pont qui relie les rives de la Charente. Le , la bataille de Taillebourg se résume en une charge massive des chevaliers français qui déboulent du château et bousculent leurs adversaires, contraints de fuir...
La bataille de Saintes Le , sous les murs de Saintes, se déroule la bataille décisive. Geoffroy participe aux combats aux côtés de son père et de ses frères et Guy. Ils attaquent les fourrageurs français qu'ils mettent en déroutent. Cependant, les Anglo-Saintongeais sont défaits et abandonnent Saintes... L'ensemble des membres de la famille Lusignan est vaincu.
Le traité de Pons (1242) Le , son frère aîné, , se rend au camp du roi de France à Pons pour négocier la fin des hostilités. Il est retenu en otage en attendant la reddition de ses parents. Le à Pons, et Isabelle d'Angoulême se soumettent avec leurs enfants, Hugues le Brun, Guy et Geoffroy, à avant de rendre hommage à Alphonse de Poitiers..
Le , le règlement de la révolte féodale est sévère pour les Lusignan : un tiers des domaines familiaux est confisqué. Le 3, impose en outre à la remise pour quatre ans de ses châteaux de Merpins et Château-Larcher, pour huit ans du château de Crozant, à charge pour ses parents de payer les frais de garde... De plus, ses quatre frères devront prêter hommage au comte de Poitou pour les possessions qu'ils recevront de leurs parents., affaiblissant encore plus le lignage principal.
Décès décède entre le , date de sa dernière présence dans les actes, et le , date à laquelle Jeanne de Châtellerault, son épouse, est dite veuve.
Mariages et descendance Almodis Avant 1246, Geoffroy épouse Almodis, dame de Sainte-Hermine (v. 1230-ap. 1248). Ils ont une fille : Eustachie de Lusignan (v. 1250-1270), dame de Sainte-Hermine, Prahecq, Brûlain et Luçon. Elle décède probablement à Carthage de maladie, lors de la huitième croisade, et est inhumée à l'abbaye de Fontenay. Elle épouse (v. 1230-) de la maison de Mello, veuf et sans postérité d'Adélaïde de Montréal, seigneur de Saint-Bris et de Château-Chinon. Ils ont : (av. 1270-1317), seigneur Saint-Bris, de Château-Chinon et de Sainte-Hermine.. En 1286, et son père obtiennent l'intégralité de la dot d'Eustachie, à savoir : les terres de Sainte-Hermine et de Luçon. Ils se voient également attribuer celles de Prahecq et Brûlain... Le , à la suite du décès de , le parlement de Paris attribue les fiefs du défunt à , son plus proche parent, malgré l'opposition de , comte de la Marche...
Mathilde Clifford Le , le roi obtient pour son frère Geoffroy, veuf de sa première épouse, la main de Mathilde Clifford, veuve de (♰ 1157), pourtant promise à Robert Walerand, l’un des membres les plus importants du conseil du roi... Mathilde, de la maison Clifford, est la petite-fille de Llywelyn le Grand (v. 1173-), roi de Gwynedd., et de Jeanne d'Angleterre (v. 1191-).. Aucune source indique que cette union fut célébrée par la suite.
Jeanne de Châtellerault Jeanne de Châtellerault (av. 1243-1315) est la fille d' (v. 1170-1242), vicomte de Châtellerault (1239-1242), et d'Agathe de Dammartin (v. 1215-1268), dame de Lillebonne.. Sa tante maternelle, Philippa de Dammartin (av. 1227-ap. 1277), est la troisième épouse de (v. 1207-1246), comte d'Eu, cousin germain d'..
En 1259, Geoffroy épouse en secondes noces Jeanne de Châtellerault. Ils ont comme unique enfant connu : (v. 1268-), qui succède à son père en tant que seigneur de Jarnac, Châteauneuf, et Château-Larcher. En 1296, il épouse Pernelle de Sully (av. 1285-ap. 1339) ; sans postérité..
Sceaux et Armoiries reprend le type de chasse propre à la famille de Lusignan. Il y appose au revers un premier sceau avec les armes au burelé brisées d'un lion et d'un lambel (1246). Puis à partir de 1248, un nouveau sceau armorial avec seulement le lion brochant sur le burelé. Le lambel est donc supprimé. Cette suppression atteste du fait que la brisure au lion était devenue disponible à partir de 1248 et n'imposait plus le lambel comme surbrisure.
Sceaux Grand Sceau Sceau appendu à une charte, où Geoffroy, , comte d'Angoulême, et Guy de Lusignan, ses frères, confirment le traité conclu, en 1242, entre , leur père, et le roi de France (Royaumont, )..
Avers : Rond, ......
Description : Type équestre de chasse, à droite. Le cheval au galop. Le personnage, nu-tête, vêtu d'une cotte, tient de la main gauche les rênes de sa monture, et de la droite, un petit chien sur la croupe du cheval ; dans le champ le cor voltige derrière lui.
Légende : ✠ S G DE LEZIN MI..... ..LII COMITIS MARCH
Légende transcrite : Sigillum Gaufridi de Leziniaco, militis, filii comitis Marchie
Revers : Rond, ....
Description : Écu burelé de seize pièces au lion rampant à la queue nouée chargé d'un lambel de quatre pendants brochant sur le tout.
Légende : ✠ S • G • D • LEZIN • MILITIS • ..... ....TIS • MARCHE
Légende transcrite : Sigillum Gaufridi de Leziniaco, militis, [filii] comitis Marche
Grand Sceau Sceau appendu au testament de , comte de la Marche, son père (Lusignan, )..
Avers : Rond, env. .....
Description : Type équestre de chasse, à droite. Le cheval au galop. Le personnage, vêtu d'une cotte, tient de la main gauche les rênes de sa monture, et de la droite, un petit chien sur la croupe du cheval.
Légende : Détruite.
Revers : Rond, env. .
Description : Écu burelé au lion rampant à la queue nouée.
Légende : Détruite.
Sceau du secret [1258-1269] Avers : Rond, .........
Description : Écu burelé de vingt-quatre pièces au lion rampant à la queue nouée.
Légende : ✠ SECRETUM ⠅DNI ⠅GAUFRIDI ⠅DE LE
Légende transcrite : Secretum Domini Gaufriidi de Leziniaco
Armoiries
Armoiries
Références
Armoiries [1258-1269]
Références
Ascendance
Notes et références
Sources et bibliographie Sources sigillographiques SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT. Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux, éd. François Eygun, Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, 1938.
Bibliographie Jacques Duguet, « Notes sur quelques vicomtes de Châtellerault », Bulletin de la Société des Antiquaires de l'ouest, , , 1981, . Jacques Duguet, « Notes sur les vicomtes de Châtellerault : - », 1999. Anaïs Lancelot, Les vicomtes de Châtellerault : une puissance discrète (), Mémoire de Master 2 sous la direction de Martin Aurell, Université de Poitiers, , , 2018. Sidney Painter, « The Houses of Lusignan and Chatellerault : 1150-1250 », Speculum, , , University of Chicago Press, , . Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan () : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, , , .
Annexes Articles connexes
Maison de Lusignan Armorial de la maison de Lusignan Liste des seigneurs de Lusignan
Isabelle d'Angoulême
Richard de Cornouailles Jeanne d'Angleterre Isabelle d'Angleterre Aliénor d'Angleterre
Guy de Lusignan Isabelle de la Marche
Aymar de Lusignan Alix de Lusignan
Château de Jarnac Château de Sainte-Hermine Donjon de Montignac-Charente Guerre de Saintonge (1242) Bataille de Taillebourg (1242) Comté de Poitou
Catégorie:Maison de Lusignan Catégorie:Personnalité liée à Jarnac