Anne-Emmanuelle Demartini, née en à Saint-Germain-en-Laye, est professeure d'histoire contemporaine à l'université de Paris 1, Panthéon-Sorbonne, membre du Centre d'histoire du siècle et du laboratoire pluridisciplinaire Pléiade de l'université Sorbonne-Paris-Nord.

Dans l'étude de la criminologie, ses thèmes de recherches portent sur les représentations, les sensibilités, les émotions et les imaginaires sociaux, qu'elle analyse à partir d'itinéraires criminels et des affaires judiciaires du .

Parallèlement, elle poursuit ses investigations sur l'inceste dans le cadre du projet de l'Agence nationale de recherche DERVI (Dire, Entendre, Restituer les Violences Incestueuses).

Elle est auteure et co-auteure d'ouvrages, d'articles et de communications scientifiques sur l'ensemble de ces sujets, dont des monographies sur les affaires Nozière et Lacenaire.

Biographie Contexte familial Anne-Emmanuelle Demartini naît et grandit à Saint-Germain-en-Laye où ses parents sont enseignants.. Son père est François Demartini, professeur agrégé d'arts plastiques, peintre, auteur et héraldiste de la Corse, né à Vico en 1932 et mort à Paris dans le en 1996. Sa mère, Louise Demartini, conseillère d'éducation dans un lycée technique, est originaire de Peri.

Son milieu social et familial comptent également des arrière-grands-parents paysans en Corse, des grands parents fonctionnaires « sur le continent » ou militaire dans l'empire colonial français.

Carrière universitaire Bien que ses prédispositions l'orientent vers le domaine de l'art ou de la littérature, Anne-Emmanuelle Demartini évolue vers l'historiographie.

Elle suit ses classes préparatoires au lycée Henri-IV puis entre à l'École Normale de la rue d'Ulm en 1987 où elle passe son agrégation d'histoire en 1990. Élève au Laboratoire de Sciences sociales de l'ENS sous la direction du sociologue Jean-Claude Chamboredon, elle débute par l'histoire en intégrant les domaines scientifiques de la sociologie et l'anthropologie. Ses premiers travaux de recherches se portent sur la Corse, du fait de ses origines familiales..

Sa rencontre avec Alain Corbin et l'influence de son œuvre sont décisives dans son parcours universitaire. Sous sa direction en 1998, Anne-Emmanuelle Demartini soutient sa thèse de doctorat en histoire à l'université de Paris 1, sur le criminel Pierre François Lacenaire, intitulée : Lacenaire, un monstre dans la société de la monarchie de Juillet..

De l'École normale, elle intègre l'université Paris VII où elle enseigne vingt-cinq ans sous différents statuts en tant que monitrice d'initiation à l'enseignement supérieur, puis attachée temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) et à partir de 1999, maîtresse de conférences jusqu'en 2016. Elle entre par la suite à l'université Paris XIII où elle est professeure d'histoire contemporaine de à .

À partir de , elle est professeure dans cette même discipline à l'université de Paris 1, Panthéon-Sorbonne.

Elle obtient son habilitation à diriger des recherches (HDR) en 2015, toujours à l'université Panthéon-Sorbonne, avec un mémoire inédit sur la parricide Violette Nozière et publié en 2017 sous le titre de : Violette Nozière, la fleur du mal, une histoire des années 30.. L'ouvrage reçoit le Prix Malesherbes le , récompense décernée par l'Association française pour l'histoire de la justice, en présence de Robert Badinter..

Anne-Emmanuelle Demartini est membre du Centre d'histoire du siècle (université Panthéon-Sorbonne), du laboratoire Pléiade et du comité éditorial de la Revue historique.

Anne-Emmanuelle Demartini travaille entre autres sur .. Dans un entretien intitulé L'histoire comme voyage vertical de la revue Ornicar, Anne-Emmanuelle Demartini fait référence à deux affaires criminelles célèbres, celle de Pierre François Lacenaire, qui revendique d', et celle de Violette Nozière, lycéenne, qui a empoisonné son père, l'accusant d'inceste.

Publications Ouvrages

Anne-Emmanuelle Demartini, dir., « Dire l’inceste », Sociétés & Représentations, 42, 2016/2. Anne-Emmanuelle Demartini en collaboration avec Anne-Claude Ambroise-Rendu, Hélène Eck, Nicole Edelman, dir., Emotions contemporaines XIX-XXIe siècles, Paris, Armand Colin, « Recherches », 2014.

Anne-Emmanuelle Demartini fait référence à l'article de :

Anne-Emmanuelle Demartini, Philippe Artières, Dominique Kalifa, Stéphane Michonneau, Sylvain Venayre, Le dossier Bertrand. Jeux d’histoire, Paris, Manuella, 2008. Anne-Emmanuelle Demartini en collaboration avec Anna Caiozzo, dir., Monstre et imaginaire social, Paris, Créaphis, 2008.

Articles

Distinctions Prix Malesherbes 2017 décerné par l’Association française pour l’histoire de la justice..

Bibliographie

Voir aussi Vidéographies

Articles connexes Histoire de la justice en France Criminalité Pierre François Lacenaire Violette Nozière

Liens externes

Notices et ressources

Notes et références

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