Un printemps à Tchernobyl est une bande dessinée documentaire racontant le séjour de l'auteur, Emmanuel Lepage, dans la région sinistrée de Tchernobyl en 2008 dans le cadre d'un travail associatif. L'ouvrage, paru en , reçoit un accueil critique positif.

Synopsis Le , la centrale nucléaire de Tchernobyl connaît un grave accident, qui contamine durablement la région en raison de la radioactivité et cause des milliers de victimes.. Lepage s'y rend dans le cadre d'une résidence artistique en avril et , accompagné d'autres artistes, visitant Prypiat, devenue ville morte, ainsi que les environs désormais sauvages. Il vient .. Sur place, les Ukrainiens se montrent chaleureux et une communauté amicale se forme, ce qui contraste avec l'angoisse de la menace invisible des rayons (perçue par le dosimètre) et les paysages ravagés de la ville. Avant cette résidence, Lepage cherche à guérir d'une douleur chronique à la main, qui le gêne pour dessiner. Pendant son reportage, ce problème diminue. L'auteur met aussi en scène ses doutes et ses interrogations lors de ce voyage.

Genèse de l'œuvre vignette|droite|Zone d'exclusion autour de Tchernobyl : la nature en mai 2019. Emmanuel Lepage est un auteur de bande dessinée né en 1966 en Bretagne. Il a publié plusieurs albums soit en collaboration soit seul (par exemple Névé et Muchacho).. À l'origine, l'association Les Dessin’acteurs publie en Fleurs de Tchernobyl – Carnet de voyage en terre irradiée, co-signé par Lepage et l'illustrateur Gildas Chasseboeuf, dans le cadre d'une exposition intitulée « Fleurs de Tchernobyl – Carnet de voyage en terre irradiée » au profit d'une autre association, Les Enfants de Tchernobyl. Le livre est ensuite réédité par La Boîte à bulles, avant que Lepage ne reprenne ses travaux pour créer Un printemps à Tchernobyl. En effet, la moitié des dessins réalisés sur les lieux ne figurait pas dans les Fleurs de Tchernobyl par manque de place ; l'auteur envisage d'abord de créer une fiction autour d'une zone interdite, puis il se rend dans les terres australes, expérience qui lui inspire son premier reportage en bande dessinée, Voyage aux îles de la Désolation (Futuropolis, 2011). Lorsque survient la catastrophe nucléaire de Fukushima, l'artiste délaisse tout projet de fiction et entreprend le récit de cette résidence à Tchernobyl sur le même modèle que l'ouvrage précédent, sans scénario préétabli. Ces deux reportages dessinés changent profondément son approche de la narration. Par ailleurs, il se rend à Fukushima, ce qui aboutit à un reportage dans La Revue dessinée : Les Plaies de Fukushima (hiver 2013-2014)..

Choix artistiques L'œuvre comporte croquis, illustrations et bande dessinée ; elle .. Le dessinateur emploie à la fois pastel et aquarelle.

Beaucoup de dessins sont réalisés sur place. De nombreuses illustrations sont en lavis noir et blanc, transcrivant une impression . La végétation, désormais sauvage et contaminée, se déploie à mesure que progresse le printemps : elle est dépeinte en couleurs vives, y compris en double pleine page, qui font presque oublier combien la zone est dangereuse : . Lepage s'attendait à dessiner des , qui s'expriment par l'usage du noir et blanc ; or, sur place, il découvre . L'auteur fait part de contraintes liées aux dangers, comme l'obligation de dessiner avec des gants et un masque, l'impossibilité de récupérer un crayon tombé par terre, de s'asseoir ou de s'appuyer contre un mur. En outre, il s'interroge sur la représentation du danger invisible des rayonnements.

Les lecteurs se sont montrés surpris que Lepage ne montre pas seulement le caractère sinistre de la ville mais aussi la vitalité de la nature, ce qui restitue le décalage troublant entre ce que perçoivent les sens et la menace permanente des rayons.. Cette apparente contradiction est relevée par d'autres chroniqueurs.

En raison d'un problème à la main, qui cause une gêne chronique, Lepage a dû changer de technique : il n'emploie plus la plume, y substituant d'autres méthodes (pinceaux, craies grasses), il modifie ses mouvements, ce qui lui a permis de surmonter ce handicap..

Publication Les fleurs de Tchernobyl

Un printemps à Tchernobyl

Accueil critique Pour Un printemps à Tchernobyl, son deuxième reportage dessiné après Voyage aux îles de la Désolation, Lepage bénéficie d'un accueil favorable tant dans la presse généraliste (L'Express, Tribune de Genève., Le Télégramme, L'Est républicain....) que dans des médias bédéphiles, comme BoDoï., Actua BD, auracan., BDZoom, etc.

Dans le sillage dUn printemps à Tchernobyl et des Plaies de Fukushima, les planches d'Emmanuel Lepage font l'objet d'expositions en 2014 lors du festival « Loperhet en ébullition ». et aux Ursulines en 2016.. L'ouvrage fait partie de la sélection pour le prix France Info en 2013., pour le prix Tournesol. et pour le grand prix de la critique..

Récompenses 2012 à Quai des bulles : prix de l'affiche. ; 2012 : classé dans les vingt meilleurs livres de l'année par le magazine Lire « Les 20 meilleurs livres de l'année 2012 », L'Express, 30 novembre 2012 ; 2013 : Diagonale-Le Soir du meilleur album. ; prix BD des comités d'entreprise « Cezam ». ; 2014 : prix du festival « Du vent dans les BD » à Plouider..

Références

Annexes Documentation . . . . . . . .

Liens externes . . . .

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