Jean-Michel Hayat, né le à Paris, est un magistrat français, premier président de la cour d'appel de Paris d' à .
Carrière Formation et début de carrière Jean-Michel Hayat est issu de l'École nationale de la magistrature, qui forme l'ensemble des magistrats de France.
En 1988, alors juge d'instruction à Nanterre, il lance les investigations de ce qu'on appellera l'affaire Jobic et place en détention pendant dix-sept jours le commissaire de police Yves Jobic. sur la foi de témoignages, qui s'avèreront mensongers, de trois prostituées et de leur proxénète. À l'issue de son procès pour proxénétisme aggravé et corruption passive, le commissaire Jobic sera totalement blanchi et obtiendra une indemnité de pour avoir été détenu à tort.
Conseiller ministériel puis président de chambre de cour d'appel Durant les années 1980 et 1990, Jean-Michel Hayat est réputé être proche du syndicat de la magistrature.
Le , alors vice-président d'un tribunal de grande instance, il est nommé conseiller technique au cabinet de Ségolène Royal, alors ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire, poste qu'il occupe jusqu'au .
Le , alors vice-président au tribunal de grande instance de Nanterre, il est nommé conseiller près la cour d'appel de Versailles. Le , Jean-Michel Hayat est nommé président de chambre à la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour exercer les fonctions de président du tribunal de grande instance de Nice. Le , il est à nouveau nommé en région parisienne en tant que président de chambre à la cour d'appel de Versailles pour exercer les fonctions de président du tribunal de grande instance de Nanterre.
Président du tribunal de Paris Le , Jean-Michel Hayat est nommé conseiller à la Cour de cassation afin d'exercer les fonctions de président du tribunal de grande instance de Paris, en remplacement de Chantal Arens, nommée présidente de chambre à la Cour de cassation pour exercer les fonctions de première présidente de la cour d'appel de Paris. En cette qualité, il est chef d'établissement du tribunal de Paris.
Il exerce la fonction de président du tribunal de grande instance de Paris de 2014 à 2019. À ce titre, il doit désigner le juge d'instruction dans l'Affaire Fillon lors de l'élection présidentielle française de 2017 ; il nomme à cette occasion Serge Tournaire, magistrat réputé intransigeant. Cette dernière décision sera interprétée comme un choix politique.
Premier président de la cour d'appel de Paris Après lui avoir succédé à la tête du tribunal de grande instance de Paris, Jean-Michel Hayat remplace Chantal Arens, nommée première présidente de la Cour de cassation le , en qualité de premier président de la cour d'appel de Paris le . Il devient alors le quatrième magistrat à suivre ce parcours désormais traditionnel de la plus grande juridiction de France vers l'un des plus prestigieux postes de la magistrature française.
Il prend sa retraite en .
Décorations (décret du , chevalier depuis le ) (décret du , officier depuis le )
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Tribunal judiciaire de Paris Liste des premiers présidents de la cour d'appel de Paris
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Magistrat français du XXe siècle Catégorie:Magistrat français du XXIe siècle Catégorie:Président du tribunal judiciaire de Paris Catégorie:Premier président de la cour d'appel de Paris Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Naissance en mars 1955 Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 2014 Catégorie:Commandeur de l'ordre national du Mérite