vignette|Couverture de l'album Discovery est le deuxième album studio du groupe français Daft Punk, publié le par le label Virgin Records. Cet album marque un changement de style, passant de la house de Chicago de leur premier album, paru en 1997, à un style plus fortement inspiré du disco, du post-disco, du garage house et du R&B. Thomas Bangalter décrit comme une exploration des structures des chansons, des formes musicales et de la nostalgie de l'enfance, par rapport à la musique électronique « brute » de .
est enregistré au domicile de Thomas Bangalter à Paris entre 1998 et 2000. Il comporte de nombreux samples, soit créés par Daft Punk, soit repris de chansons plus anciennes. Les artistes Romanthony, Todd Edwards et DJ Sneak ont apporté leur collaboration à plusieurs titres de l'album. Pour les clips, Daft Punk développe un concept mêlant la science-fiction et l'industrie du divertissement. Inspiré par son amour d'enfance pour les anime japonais, le duo collabore avec Leiji Matsumoto pour produire , un film d'animation utilisant comme bande originale.
En marge de la sortie de , Daft Punk adopte des costumes de robot. Ils ont également lancé Daft Club, un site Web qui propose des morceaux exclusifs. atteint les sommets dans plusieurs classements internationaux lors de sa sortie. Les critiques ont félicité Daft Punk pour avoir innové dans la musique house comme ils l'avaient fait avec . Six singles sont extraits de cet album : , celui ayant obtenu le plus de succès, est devenu un tube de club. est reconnu pour avoir influencé la production de la pop au cours des décennies suivantes. En 2020, le magazine l'inclut au rang de sa liste des 500 plus grands albums de tous les temps.
Contexte Après la sortie de leur premier album , Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo passent la majeure partie de l'année 1997 en tournée dans le cadre de Daftendirektour... Pendant la première moitié de l'année 1998, chaque membre du duo se concentre sur son label tout en travaillant sur la collection de vidéos . En 1999 et 2000, leur temps est partagé entre la production de musique pour leurs propres labels et l'enregistrement de . Bangalter note que , leur précédent album, a influencé de nombreux autres artistes à imiter leur son, incitant le duo à poursuivre vers une direction différente pour mieux se distinguer et ainsi se réinventer..
Enregistrement vignette|alt=Portrait d'un homme moustachu et chauve, portant un tee-shirt bleu.|DJ Sneak, le parolier de . est enregistré dans le propre studio du duo, Daft House, situé au domicile de Bangalter à Paris (liner notes). Daft Punk. Virgin Records, a division of Universal Music Group. 2001.. Le duo commence à travailler sur l'album en 1998, et le produit sur une période de deux ans... Bangalter et Homem-Christo composent aussi bien ensemble que séparément, un processus similaire à celui de leur premier album .
Pour , Daft Punk utilise différents échantillonneurs et synthétiseurs, notamment l'Akai MPC, l'E-mu SP-1200, l'Oberheim DMX ou la boîte à rythmes LinnDrum. Pour les vocodeurs, le groupe utilise un Roland SVC-350, et un DigiTech Vocalist. L'album a bénéficié, pendant sa production, de l'utilisation d'un ordinateur avec Auto-Tune et une première version de Logic. Chaque piste de utilise un différent. L'album est masterisé par Nilesh Patel, qui avait également masterisé Homework (liner notes). Daft Punk. Virgin Records, a division of Universal Music Group. 42609. 1997..
L'un des premiers titres issus des sessions de production pour , , est achevé en 1998 et reste jusqu'à sa sortie en single en 2000. Après avoir terminé au début de la production de l'album, les Daft Punk décident de ne , et il est donc entrepris d'incorporer des styles variés pour le disque... L'album comporte les contributions musicales de Romanthony, Todd Edwards et DJ Sneak. Homem-Christo note que Romanthony et Edwards sont deux des producteurs qui ont eu une grande influence sur Daft Punk. Le duo avait voulu travailler avec eux sur , mais avait eu du mal à les convaincre car les Daft Punk étaient encore relativement inconnus à l'époque. DJ Sneak écrit les paroles de et participe à la production de la chanson..
Caractéristiques artistiques Thématique , pour en anglais, est reconnu comme un album concept... Il est fortement lié aux souvenirs d'enfance des Daft Punk, incorporant leur amour du cinéma et des personnages de fiction. Thomas Bangalter précise que l'album traite des expériences du duo qui a grandi dans la décennie entre 1975 et 1985, plutôt que d'être un simple hommage à la musique disco puis pop de cette période. Le disque est conçu pour refléter une attitude ludique, honnête et ouverte d'esprit à l'écoute de la musique, notamment le disco, l'électro, le rock, le heavy metal et la musique classique. Bangalter le compare à l'état d'enfance où l'on ne juge ni n'analyse la musique. Il note également que l'approche stylistique de l'album est en contraste avec celle de leur précédent album : .Citation originale en anglais : .. Il précise que était Citation originale en anglais : . axé sur la production et la texture du son, alors que le but de était d'explorer les structures des chansons et les nouvelles formes musicales : pour Bangalter, l'un des aspects intéressants de la house est d'inspirer les musiciens à utiliser des instruments pour des choses pour lesquels ils n'ont pas été conçus. Ce changement de son leur a été notamment inspiré par Windowlicker d'Aphex Twin.
s'éloigne des précédents sons house de Daft Punk.. Dans sa critique pour , John Bush écrit que les Daft Punk ont produit un son d'Eurodisco et de R&B en sur-embellissant leurs effets de pitch-bend et de vocodeur, y compris des boucles de divas, de guitares synthétiques et de piano électrique.. Keith Gwillim, de Stylus Magazine, affirme qu'il s'agit d'un album disco qui s'appuie sur les éléments et du genre, notamment ses voix traitées et ses solos de guitare .. D'autres critiques qualifient également l'album de post-disco. Thomas Bangalter justifie cet éloignement par rapport à , qu'il considère comme la preuve d'une ouverture d'esprit sans laquelle la musique électronique serait menacée par l'immobilisme : ..
Musique vignette|alt=Photo de deux hommes en costume noir, portant chacun un casque.|Les Daft Punk en 2013. De façon générale, mêle des rythmes d'électro-pop, de funk et de rock progressif inspirés de ceux de la fin des années 1970 et du début des années 1980.
Le morceau d'ouverture de l'album, , présente un chant fortement auto-accordé et compressé de Romanthony. Le morceau suivant, , avec un groove funk, s'interrompt pour un solo de guitare électrique, et se termine par un segment électronique plus « spacieux ».. Ce solo, qui contient des arpèges de guitare, a été comparé par le magazine américain aux sonorités du guitariste suédois Yngwie Malmsteen. contient un solo exécuté par le duo à l'aide d'un piano Wurlitzer, de synthétiseurs vintage et de séquenceurs musicaux; il incorpore des éléments de pop., de new wave, de jazz, de funk et de disco. , le quatrième titre de l'album est une chanson à tendance pop et électro.. Elle est suivie de Crescendolls, un morceau purement instrumental. est un morceau d'ambiance. se rapproche du minimalisme acide de . est construit sur un échantillon vocal, et contient une section d'orgue. est une chanson , avec des voix traitées numériquement par Daft Punk et des rythmes lounge.
comporte des riffs de guitare, des synthés des années 1980 ressemblant à une harpe, et une ligne de basse funky.. Veridis Quo est une chanson baroque synthétisée « faux-orchestrale ». Le titre du de l'album, Veridis Quo, peut aussi être interprété comme l'homophone de « Very Disco » selon Angus Harrison de Noisey. De même, il suffit de remettre les syllabes dans le bon ordre et on obtient « », le titre de l'album. est une chanson électro-R&B. avec des breakbeats. et des motifs de batterie programmés. est une chanson dance-pop avec le chant de Todd Edwards, et est plus orientée pop que les autres morceaux de .. Dans le contexte de l'album, Bangalter note que le morceau précédent, représente l'acte de s'éteindre, et que représente le fait de reprendre conscience et de faire face à la réalité.. , le morceau conclusif de l'album, est une chanson électro-R&B de dix minutes au titre teinté d'auto-dérision..
Samples Une quantité importante d'échantillonnage est présente sur l'album. Plutôt que de créer une nouvelle musique en utilisant uniquement les échantillons, Daft Punk les travaille en écrivant et en interprétant des parties supplémentaires.. Les notes de pochette de précisent l'utilisation autorisée de samples pour quatre pistes de l'album : Une partie de de George Duke figure dans ; d'Edwin Birdsong a été échantillonné pour ; la chanson des Little Anthony and the Imperials est utilisée pour ; de Barry Manilow est crédité pour . En 2007 paraît , un album réunissant les morceaux originels de ces échantillonnages...
Il a été observé que contient un échantillon de la chanson d'Eddie Johns, bien qu'elle ne soit pas créditée dans les notes de pochette de .. Le a confirmé ce fait après la séparation de Daft Punk et a découvert que Daft Punk payait des royalties pour l'échantillon deux fois par an au label GM Musipro..
Une communauté s'est formée sur Internet afin de rechercher les possibles échantillons utilisés par Daft Punk pour la conception de leurs morceaux présents sur cet album, comme du groupe Tavares pour , d'Electric Light Orchestra pour ., de Prince pour , de Rose Royce sur , d'Oliver Cheatham sur , ou encore de Cerrone pour . En 2000, Guy-Manuel de Homem-Christo prend contact avec Cerrone afin d'acquérir les droits pour sampler son morceau, une rencontre que ce dernier se remémore en 2020 : ..
Cependant, Bangalter a déclaré que la moitié des échantillons qu'il avait vus répertoriés ne sont pas vrais. Il a également déclaré que l'échantillonnage qu'ils font est légitime, pas quelque chose qu'ils essaient de cacher.. Bangalter explique que les éléments nouvellement enregistrés ont été implémentés d'une manière qui équivalait à .Citation originale en anglais : ..
Crédits Sauf mention contraire, les crédits proviennent de la pochette du single sorti en :
Interprètes Musiciens : Daft Punk — samples, synthés, chant, vocodage, mixage, programmation, production, concept, direction artistique Romanthony — paroles, chant sur et , coproduction de DJ Sneak — paroles de Todd Edwards — paroles, chant, coproduction sur
Équipe de production et artistique Nilesh Patel — mastering Alex & Martin — concept, direction artistique Cédric Hervet — concept, direction artistique Gildas Loaëc — concept, direction artistique Simon Scott — concept, direction artistique Daniel Vangarde — concept, direction artistique Pedro Winter — concept, direction artistique Tony Gardner & Alterian — combinaison bionique Spike Sugyama — Tokyo Connector Mitchell Feinberg — photo du métal liquide de l'album Luis Sanchis — photo du piano de l'album
Parution Sortie
Daft Punk avait initialement prévu de sortir chaque chanson de en tant que single, selon Orla Lee-Fisher, qui était responsable du marketing pour Virgin Records UK à l'époque, mais ce plan a finalement été mis de côté.. sort en 2000, avant la sortie de l'album qui parait le ., avec les singles , , , , et lancés par la suite. La pochette de l'album est illustrée du logo Daft Punk réalisé en argent métallisé sur un fond noir.
Peu de temps avant la sortie de l'album, le groupe lance Daft Club, un site Web qui propose en téléchargement des morceaux inédits, des remixes et des extraits live. Chaque CD de comprenait une carte de membre Daft Club portant un numéro unique qui permettait un accès personnalisé au site Web. Bangalter déclare que c'était . Le service fourni par le site prend fin en 2003 ; la plupart des morceaux sont ensuite compilés dans l'album de remixes Daft Club.