vignette|Charles Maurras (1868-1952).
La est une expression employée par le journaliste et homme politique français Charles Maurras, directeur de L'Action française. La formule saluait originellement l'accession au pouvoir du maréchal Pétain le . De nos jours, elle sert surtout à insister sur le caractère inattendu et sidérant d'un événement.
Présentation Contexte Le vote des pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain a lieu le . Le lendemain, Pétain se proclame chef de l'État français et s'arroge tous les pouvoirs. Il proclame la Révolution nationale, saluée par Maurras dès Ch. Maurras, « L'esprit de la Révolution nationale », Candide, 24 juillet 1940 (la formule « divine surprise » n'apparait pas dans ce texte)..
La formule est écrite pour la première fois par Maurras dans l'hebdomadaire Candide du pour saluer comme une l'arrivée du maréchal Pétain au pouvoir d'un État à la faveur du de la démocratie républicaine en Charles Maurras, « La grande besogne », Candide, 15 janvier 1941.. Maurras développe ensuite cette formule dans Le Petit Marseillais du . Il la cite en dans un article de son quotidien, L'Action française, pour en préciser le sens et répondre à des critiquesL'Action française, 15 avril 1941. Enfin, Maurras reprend l'expression dans son livre De la colère à la justice publié en 1942Charles Maurras, De la colère à la justice, édition du Milieu du Monde, Paris, 1942, p. 85-93..
Analyse L'historien Olivier Dard, spécialiste de l'Action française, souligne que l'expression .
Le journaliste François Honti confirme que Maurras ne se réjouit aucunement de la défaite de la France face à l'Allemagne nazie et commente uniquement . vignette|Caricature de Charles Maurras à son procès relative à son pétainisme dans Les Lettres françaises du 20 janvier 1945. Pour le sociologue Julien Damon, Maurras voyait dans cette accession au pouvoir de Pétain, .
Postérité Cette formule est parfois employée dans le langage courant pour insister sur le caractère inattendu et sidérant d'un événement. À titre d'exemples, le podium de Mathieu Burgaudeau sur la 15e étape du Tour de France 2023 est saluée comme une dans La Voix du Nord, de même que la victoire de Marketa Vondrousova lors du tournoi de Wimbledon 2023 dans L'Équipe.
En 2002, le critique de cinéma Pierre Murat emploie l'expression maurrassienne dans une critique de l'hypermédiatisation et du matérialisme.
Lors des élections présidentielles de 2022, le journaliste Thomas Legrand l'emploie pour qualifier l'irruption de la candidature d'Éric Zemmour.
Le , le Parti des indigènes de la République, mouvement d’extrême-gauche radical, présente les émeutes pour Nahel Merzouk comme une .
Notes et références
Catégorie:Expression ou néologisme politique Catégorie:Concept et outil théorique maurrassien