Fortuné Paradan, né le à Sainte-Enimie et mort le à NîmesNaissance : Archives de la Lozère, 4 E 146/4, vue 26 / 48. Décès : Archives du Gard, 5 E 6758, acte n° 613, vue 108 / 333., est un avocat, magistrat et homme politique français.
Biographie En 1848, Fortuné Paradan est lieutenant à la cinquième compagnie de la garde nationale de NîmesGazette du Bas Languedoc, 2 avril 1848, p. 3 (lire en ligne).. Avocat au barreau de la ville, il est élu bâtonnier de 1852 à 1854..
Il fait ses débuts en politique comme adjoint au maire Jean Duplan. À la mort de Duplan, en 1861, il prend sa suiteRoland Andréani (dir.), Nouvelle histoire de Nîmes, Toulouse, Privat, 2005, p. 207 .. Assurant l'intérim jusqu'au , il n'est confirmé dans ses fonctions qu'à cette date.
Son mandat s'inscrit dans la continuité des projets de son prédécesseur : il s'attache à embellir la ville en agrandissant les places et alignant les rues (comme celle de la Vierge), en s'inspirant de la politique du préfet Georges Haussmann à Paris. Il aménage plusieurs grandes places, comme celles de Belle-Croix. Il s'attache par ailleurs à la rénovation des églises, qui participent selon lui du prestige de la ville, au même titre que les monuments antiques. Il mène aussi à son terme la construction et l'aménagement de l'église Sainte-Perpétue. Plus largement, il décide d'illuminer tous les soirs les principaux bâtiments de la ville. C'est d'ailleurs sous son mandat que Nîmes se dote de l'éclairage au gaz.
Renonçant aux lavoirs couverts, il y fait édifier à la place le square Antonin, orné d'une statue de l'empereur romain originaire de Nemausus exécutée par Auguste Bosc. Le « poète boulanger » Jean Reboul disparu en 1864, la municipalité dirigée par Paradan prend ses obsèques à sa charge, et renomme la rue Carreterie, où il avait vécu, en son honneur. Paradan décide aussi de la construction d'une statue de l'écrivain, confiée une nouvelle fois à Bosc..
Au-delà de l'aménagement de la ville, son mandat se caractérise par de nombreuses subventions à des œuvres confessionnelles.
En 1864, quoique candidat officiel, il est battu par Louis Laget dans le canton de Nîmes-1 lors des élections de 1864 au conseil général du Gard.. Son mandat prend fin le , date à laquelle est nommé Auguste Fabre pour lui succéder.
En 1871, il passe dans la magistrature et devient conseiller à la Cour d'appel de Nîmes. Il est admis à la retraite en 1881.
Ouvrage Étude sur le Traité de la séparation des patrimoines de M. le président [François] Barafort, Nîmes, Roger et Laporte, 1869 .
Décoration Chevalier de la Légion d'honneur (1863)..
Références
Annexes Bibliographie .
Liens externes
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