Édouard Champion, né le dans le et mort le , dans le , est un éditeur-libraire et écrivain français installé à Paris.

Biographie Enfance et formation Édouard Jean Marie Champion naît le dans le de Paris, du mariage d'Honoré Champion, libraire et éditeur, et d'Émelie Antoinette Gérard. Il a un frère aîné, Pierre Champion, historien.

Vie de famille Le à la mairie de , Édouard Champion épouse Julia Hunt, née à Nice le ., fille de Moore Furman Hunt et de Julia Gould. Les mariés ont pour témoins, Élisabeth de Clermont-Tonnerre, Louis Barthou, ancien président du Conseil des ministres, W. Graves Sharp, ambassadeur des États-Unis et H. Herman Hargis, banquier.

Leur fille Marie-Louise, née le dans le , épouse le dans le même arrondissement, Jean Ferdinand Loubet, sans profession, né le à Bidos (Pyrénées-Atlantiques)..

Édouard Champion, mobilisé au cours de la Première Guerre mondiale, est affecté à la de commis et ouvriers militaires d’administration (C.O.A.) et rejoint ensuite le de chasseurs à pied en tant que lieutenant de réserve. Il effectue ce service successivement en France et au Maroc, et en sort sous-lieutenant. Il est promu au grade de capitaine de réserve le ..

Le , sa grand-mère John Munroe meurt au domicile familial situé au dans le .. En 1930, sa résidence principale est mentionnée à cette adresse.. Alors que précédemment en 1927, il est domicilié aux quai Malaquais .

Parcours professionnel

À la mort de son père, Honoré Champion, en 1913, Édouard Champion prend la direction de la maison d'édition. Cette dernière est célèbre dans le monde entier par ses ouvrages d'érudition, intéressant notamment le Moyen Âge et la Renaissance. La librairie, située sur le quai Malaquais (Paris ), qui était le musée de tout ce qu'une édition peut compter de rare, était le rendez-vous des académiciens. Un grand portrait de l'écrivain Gaston Bergeret accueillait le visiteur, dès la porte franchie.

Édouard est membre de la Société des gens de lettres en 1916, membre du comité de la « Société des textes français modernes » et membre du Comité d'histoire littéraire de France.. Il est le président du cercle des Escholiers.

Il cède sa librairie après la Première Guerre mondiale et se consacre à l'enrichissement de sa fameuse collection de documents et de manuscrits et surtout à l'historiographie de la Comédie-Française.

Appelé à l'université Harvard, aux États-Unis, pour une série de leçons, il étend cette mission à toute l'Amérique du Nord en prononçant, notamment aux États-Unis et avec succès, en , dans , collèges et universités. À son retour en France, il est félicité par le président du Conseil. Il publie dans la Revue des Deux Mondes du et du « Le Livre aux États-Unis ». Il est décoré de la croix de guerre 1914-1918, avec étoile de bronze et étoile d'argent.

Le , il prononce un discours lors de l'inauguration de la statue de Stendhal au Jardin du Luxembourg, en présence de Raymond Poincaré..

En 1924, il cède en gérance la librairie Honoré Champion à Pierre Harting (1894-1976), qui, marié à Madeleine Feuchtwanger (1901-1986) en deviennent propriétaires jusqu'en 1973..

Il est historiographe de la Comédie-Française, et prend en 1927 la succession du répertoire d'Alexandre Joannidès qui, de 1680 à 1938, est le mémorial quotidien de ceux qui s'intéressent à la Comédie-Française. Il écrit : .

Il a une des plus belles bibliothèques de Paris, et possède non seulement des livres magnifiques, mais aussi une riche collection de manuscrits précieux, dont l'exemplaire du Rouge et le Noir interfolié avec des notes manuscrites de Stendhal. Il publie un monumental catalogue de la librairie française et édite les œuvres complètes de Stendhal, Gérard de Nerval et Prosper Mérimée. On lui doit aussi des travaux sur Chateaubriand, Baudelaire, Stendhal et Ménard pour lesquels il nourrit un culte fervent. Il crée en 1911 la collection « Les Amis d'Édouard sont les plus aimables amis du monde »., composée de , la première signée Maurice Barrès et la dernière Henri Massis, et dont les exemplaires, devenus rarissimes, sont très recherchés des bibliophiles. Il révèle « l'itinéraire de Paris à Jérusalem » de Julien, le valet de chambre de Chateaubriand, dont il édite la correspondance.

Son histoire au Touquet-Paris-Plage Édouard Champion est premier adjoint au maire du Touquet-Paris-Plage pendant les mandatures de Léon Soucaret puis de Jules Pouget.

Il est élu membre titulaire de la Société académique du Touquet-Paris-Plage le .

En 1930, il a, pour résidence secondaire, la villa Golf Cottage, avenue du Golf, au Touquet-Paris-Plage.

Le musée du Touquet-Paris-Plage est inauguré le , dans l'hôtel de ville, et Édouard Champion en est le premier conservateur. Devant un parterre de personnalités comme Maurice Ravel, Serge Lifar, Henri Le Sidaner, le prince de Monaco, quelques ministres et secrétaires d'État, des membres très en vue de la Jet-Set de l'époque et même Miss Europe 1932, il prononce le discours suivant : Il se dépense sans compter pour faire connaître Le Touquet et y faire venir un grand nombre de journalistes et de personnalités, tels que Joséphine Baker, Tristan Bernard, Henry Bordeaux, Sacha Guitry, Philippe Hériat, Gaston Leroux, Serge Lifar, Somerset Maugham, Mistinguett, Paul Morand et Yvonne Printemps.

On peut le voir, au Touquet, sur deux photos appartenant au musée du Touquet-Paris-Plage, la première avec Henry BordeauxAvec Henry Bordeaux, musée du Touquet-Paris-Plage,Musenor. et la seconde avec Tristan Bernard et BonaventureAvec Tristan Bernard et Bonaventure, musée du Touquet-Paris-Plage, Musenor., de la librairie rue de Paris.

Il rédige en 1935 la plaquette Les Phares du Touquet au siècle dernier.

Les collections du musée sont mises à l'abri durant la guerre puis il est rouvert en 1963, toujours à l'hôtel de ville. En 1989, le musée déménage à la villa , construite en 1930 sur les plans de l'architecte Henri-Léon Bloch. Cette villa avait été transformée en maison de retraite pour médecins. Elle est, depuis 1991, le siège du musée du Touquet-Paris-Plage, baptisé « Musée Édouard Champion ».

Mort Édouard Champion meurt le dans le , à l'âge de 55 ans.. Les obsèques ont lieu en l'église Saint-Pierre-de-Chaillot. Après la cérémonie, des discours sont prononcés, sous le péristyle de l'église, par Jean Tharaud, Henry Malherbe, le docteur Jules Pouget, maire du Touquet-Paris-Plage et Édouard Bourdet.

Il est inhumé le au cimetière du Montparnasse..

À sa mort, Édouard Champion lègue sa collection de tableaux au musée du Touquet qu'il avait fondé.

Distinctions (; nommé chevalier le ). (cité à l'ordre de la division le et à l'ordre du bataillon le Édouard Champion, ordre de la division, musée du Touquet-Paris-Plage, Musenor.Édouard Champion, ordre du bataillon, musée du Touquet-Paris-Plage, Musenor.).

Hommage La municipalité du Touquet-Paris-Plage lui rend hommage en donnant son nom à l'allée Édouard Champion.

Publications Édouard Champion est l'auteur de ., dont : . , , et . . . . . .

Pour approfondir

Biographies . . .

Articles connexes Musée du Touquet-Paris-Plage - Édouard Champion

Liens externes

Les amis d'Édouard : Ma pièce préférée, par Paul Léautaud.

Notes et références

Catégorie:Libraire du XXe siècle Catégorie:Éditeur français du XXe siècle Catégorie:Bibliophile français du XXe siècle Catégorie:Personnalité liée à la création du Touquet-Paris-Plage Catégorie:Naissance en octobre 1882 Catégorie:Naissance dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en février 1938 Catégorie:Décès à 55 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 3) Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1927 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918