Jean-François Sudre, né à Albi (paroisse Saint-Étienne) le Acte de baptême de Jean-François Sudré, paroisse de Saint-Etienne d'Albi, le 16 août 1787 et mort à Paris le Acte de décès de Jean-François Sudré sur le site des Archives de Paris 9e, acte n° 1217, vue 14/31, est un musicien et professeur de musique français, connu pour avoir inventé la téléphonie et la langue musicale universelle appelée ensuite solresol.

Fils de Jacques Sudré, marchand et de Françoise Vignès, il épouse la cantatrice Marie-Joséphine Hugot, le à la mairie de l'ancien arrondissement de Paris. Il est inhumé au cimetière de MontmartreNécrologie et obsèques « Le Menestrel » 5 octobre 1862Nécrologie et obsèques « La France musicale » 5 octobre 1862Nécrologie « Revue bibliographique » 15 octobre 1862.

Biographie Admis au Conservatoire de Paris, François Sudre suit l’enseignement de François-Antoine Habeneck pour le violon et de Charles-Simon Catel pour l’harmonie. Il enseigne d’abord chant, guitare et violon à Sorèze puis fonde, en 1818 une école d’enseignement mutuel pour la musique à Toulouse et publie quelques pièces. En 1822, il ouvre un magasin de musique à Paris.

Langue musicale universelle

Dès 1817, François Sudre pense à un système de communication à distance par les sons des instruments de musique. En , il le propose à l’examen de l’Institut de France dont une commission composée de Prony, Arago, Fourier, Raoul-Rochette, Cherubini, Lesueur, Berlon, Catel et Boieldieu exprime son approbation :

Le ministère de la guerre se montre intéressé et fait faire au Champ-de-Mars des expériences de communication au clairon qui se révèlent concluantes. La marine conclut de même. Sudre donne dès lors à son système le nom de téléphonie...

À partir de 1833, il donne des conférences en France, Belgique, Angleterre, où il fait la démonstration de traduction instantanée de phrases dictées tout en améliorant son système, ce que note un rapport des académies de l’Institut de France en date du . Il publie à Paris, en 1838, une brochure de 62 pages, en format in-8°, Rapports sur la langue musicale inventée par M. F. Sudre, approuvée par l’Institut royal de France, et opinion de la presse française, belge et anglaise, sur les différentes applications de cette science.

Pour permettre l’utilisation de sa langue par les aveugles, sourds et muets, il la transforme en supprimant intonation et son, n’en laissant que les éléments rythmiques traduits par les mains. Il travaille aussi à un double dictionnaire qui ne sera publié qu’en 1866, après sa mort.

Reconnaissance Le jury de l'Exposition universelle de 1855 vote une récompense de dix mille francs qui lui est payée par le gouvernement français. En 1862, la section de musique du jury de l'Exposition internationale de Londres, qui teste la méthode et constate sa fiabilité, demande qu’une pension viagère soit accordée à l’inventeur, ce qui est accordé.

Œuvres François Sudre a publié des soli de violon avec orchestre ou piano, des romances, des nocturnes à deux et trois voix ; il est aussi l’auteur des chants patriotiques la Colonne et le Champ d'Asile.

Sources biographiques La téléphonie ou télégraphie musicale « Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes ; Louis Figuier ; 1868 » pages 69 à 76 ou Wikisource. Gilbert Rose, « La téléphonie de Jean-François Sudre », dans Mémoires de l'Académie nationale de Metz, 2013 Lire en ligne.

Notes et références

Liens externes

Prophet of Sound Grammaire du solresol Traducteur solresol-français

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