J’ybus est une marque déposée par la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie, qui désigne sous ce nom le réseau de transport en commun de Rumilly et de ses environs. Mis en service le , celui-ci se compose initialement de trois lignes urbaines à raison d’une structurante, d’une secondaire et d’une assurée en transport à la demande (TAD). Depuis le , deux lignes périurbaines sont venues pour compléter le réseau et le connecter au réseau Sibra d’Annecy, préfecture du département située à une quinzaine de kilomètres à l'est.
Son exploitation est assurée par la Société intercommunale des bus de la région annécienne (SIBRA), société publique locale dont la communauté de communes est actionnaire, dans le cadre d’une obligation de service public de quatre ans depuis le . Deux transporteurs locaux, Albanais Voyages et les Voyages Grillet, assurent l’exploitation d’une partie des lignes avec des contrats de sous-traitance. Le parc de véhicules se compose, à l’été 2023, de cinq minibus sur les lignes urbaines et de quatre autocars sur les lignes périurbaines, ainsi que de deux véhicules légers pour le transport à la demande et les besoins d’exploitation.
Il est complété par un service de location de vélos, commercialisé sous la marque J’yvélo, qui propose des VAE en location courte et moyenne durée depuis une agence multi-services située dans le bâtiment de la gare de Rumilly.
Le réseau J’ybus ne doit pas être confondu avec le réseau R’bus, un service de navettes proposé par la ville de Rumilly en collaboration avec le transporteur Savoies Tourisme, qui a existé de 1996 à , date à laquelle il est supprimé en raison de sa faible fréquentation. Histoire 1996 - 2009 : l’expérience R’bus vignette|gauche|alt=Un R avec apostrophe stylisé vert en-dessous duquel est écrit en capitales noires Rumilly, le tout étant suivi du mot « bus » en capitales rouges|Logo du réseau R’bus. En 1996, la ville de Rumilly met en place un petit réseau de transport en commun afin de répondre à une demande des personnes âgées de la commune, qui ne disposent pas de moyen de transport, et de faciliter les déplacements sur son territoire.. Le service, ouvert à tous, est baptisé R’Bus, et son exploitation est confiée au transporteur local Savoies Tourisme par le biais d’une convention.. alt=Schéma en couleurs de lignes de bus à Rumilly.|vignette|Schéma des lignes du réseau R’bus de son lancement au printemps 2006. Deux lignes sont alors proposées, avec des fiches horaires et des tracés relativement complexes : la ligne A, qui part du lieu-dit Les Prairies au sud de Rumilly et assure une desserte très fine des quartiers situés au sud et à l’est du territoire, avant de revenir vers le centre-ville par l’usine Nestlé et le groupe scolaire Demotz de la Salle ; la ligne B qui, depuis le Clos de l’Hermitage situé sur la route de Massingy, dessert de nombreux arrêts sur cette route, puis sur la route de Cessens, avant de desservir tour à tour la cité du Bouchet, le quartier des Cimes, les Grumillons et enfin Beauregard avant de traverser le centre-ville.
Les arrêts du centre-ville sont communs aux deux parcours, même s’ils ne sont pas desservis dans le même sens. On retrouve ainsi le cercle des retraités, l’hôtel de ville, la place d’Armes (remplacée par la place de Stalingrad, qui lui est adjacente, sur certaines courses) et l’entrée de la rue Montpelaz.
En 2004, le conseil municipal se rend compte de la baisse de la fréquentation du service, qui transporte en 2002, en 2003, et seulement entre le et le . De plus, la clientèle est presque exclusivement composée de retraités. Le constat est également fait que les circuits ne correspondent pas à l’attente des usagers, que la tarification n’est pas attractive, et surtout que les véhicules sont inadaptés pour l’accueil des personnes à mobilité réduite.
vignette|gauche|alt=Photographie en couleurs d’un arrêt de bus non couvert : deux panneaux sont dressés sur un accotement en herbe, le tout devant une haie dense en arrière-plan.|Les arrêts d’origine du réseau sont remplacés entre 2005 et 2006. Celui-là, dont la desserte a été supprimée en 2006, est toujours visible en 2021. Il est alors décidé de signer un avenant à la convention d’exploitation afin d’améliorer le service. La grille tarifaire est entièrement revue, notamment le ticket aller-retour qui passe de à , et le transporteur s’engage entre autres à affecter au service des véhicules adaptés aux personnes à mobilité réduite. Il est également décidé de renouveler les poteaux d’arrêts, en collaboration avec la communauté de communes du canton de Rumilly (C3R) qui mène à cette époque un projet de renouvellement de la signalétique de ses arrêts scolaires, afin de rendre le service plus lisible.
L’offre est révisée au , avec la modification des horaires, mais également par la création d’un service le vendredi pour assurer la desserte des centres commerciaux, avec un service à l’aller qui passe par le centre-ville et les grandes surfaces, et deux services au retour dont le premier passe par les commerces et le centre-ville tandis que le second part directement du centre-ville...
alt=Schéma en couleurs de lignes de bus à Rumilly.|vignette|Schéma des lignes du réseau R’bus à partir du printemps 2006. Au printemps 2006, une nouvelle amélioration de l’offre est mise en place avec la desserte, le mercredi après-midi, du plan d’eau et de la piscine municipale... Cette desserte est étendue, en période estivale, aux mardis et vendredis après-midis. En revanche, le parcours de la ligne B est profondément modifié, avec la suppression totale de la desserte des arrêts situés sur la route de Cessens et de ceux situés au-delà de l’arrêt Savoiroux sur la Route de Massingy. À l’inverse, deux arrêts, La Curdy et Les Terrasses de Baufort, sont créés afin de desservir les maisons de retraite situées à proximité. Cette même année, l’extension du service au-delà du territoire rumilien est évoquée en conseil municipal..
Lors du conseil municipal du , une commission du Conseil Municipal des Jeunes (CMJ) expose les résultats d’une enquête dédiée à améliorer le service de transport en commun.. Celle-ci comporte quelques remarques sur la communication, mais surtout sur l’aménagement des arrêts, le gonflement du nombre de départs, ainsi que sur le fait que les véhicules sont inadaptés pour l’accueil des utilisateurs de fauteuils roulants (UFR).
En 2008, le programme du maire sortant Pierre Béchet, alors candidat à sa réélection, propose de développer R’Bus afin d’en faire un véritable réseau de transports collectifs. Toutefois, malgré sa victoire, il est confronté à la hausse du coût du service dans le budget communal, alors que la fréquentation reste relativement faible. Le réseau connaît donc sa dernière évolution avec la parution de la fiche horaire valable du au , avec la suppression de l’arrêt du musée, fermé pour travaux, au profit d’un nouveau dans la rue de Verdun, où a été transféré le cercle des retraités.. L’échéance de cette fiche horaire est également synonyme de la disparition du réseau, le service n’étant pas reconduit au-delà.
2009 - 2010 : des solutions pour remplacer R’bus ? vignette|alt=Schéma en couleurs de lignes de bus à Rumilly.|Schéma de la navette mise en place pour les personnes âgées à partir de 2010. R’bus est remplacé par un service de transport à la demande (TAD), dont l’exploitation est assurée avec un Mercedes-Benz Sprinter par Savoies Tourisme, qui a entretemps été racheté par le groupe Veolia Transport.. Ce nouveau modèle de transport ne fonctionne toutefois pas mieux et, en , il est arrêté et remplacé par une navette dédiée aux seules personnes âgées.. Celle-ci est assurée avec le minibus communal, conduit par un conducteur du CCAS, et ne propose qu’un seul aller-retour les jeudis matin, jour de marché. Son parcours suit un tracé en forme de 9 au départ de Martenex, et passe successivement par les quartiers de la Fuly et des Prés Riants, Hyper U, la salle des Fêtes, la plaine du Bouchet, Intermarché, Beauregard, le Pont Neuf, la Mairie (où se déroule le marché hebdomadaire), avant de revenir vers la Curdy et le centre commercial Les Deux Lacs.
Le transport des personnes âgées est par la suite confié à l’association ADCR, spécialisée dans l’aide à domicile..
À partir de 2011 : réflexion sur une nouvelle offre de mobilité intercommunale vignette|alt=Photographie en couleurs d'un bâtiment de gare à la façade rose|Avec la disparition de R’bus, seule la gare de Rumilly dispose d’une desserte quotidienne en transport collectif.|gauche Après la disparition du service R’Bus puis du TAD, Rumilly et son agglomération ne disposent que d’une très faible offre de transports en commun. Sur le plan routier, trois lignes du réseau départemental Lihsa permettent de se rendre à Annecy en passant par Alby-sur-Chéran (31), Hauteville-sur-Fier (32) ou Marcellaz-Albanais (33), mais leur offre est limitée à un ou deux allers-retours quotidiens en fonction de la période scolaire.... Du côté ferroviaire, bien que le TER permette de se rendre en direction d’Annecy ou Albens, seul Rumilly dispose encore d’une gare en activité, celles de Bloye et de Marcellaz - Hauteville ayant été fermées en 1993.
Forte de ce constat, la communauté de communes du canton de Rumilly (C3R) commence à réfléchir à la possibilité de se doter de transports collectifs en créant dès 2011 un Pôle Transports et Déplacements et en recrutant, en novembre de la même année, un responsable chargé de coordonner les dossiers en lien avec la mobilité... Le conseil communautaire du valide ainsi la réalisation d’un Schéma Directeur des Déplacements et des Infrastructures (SDDI), qui est réalisé par le cabinet Transitec.. L’étude, découpée en quatre phases, débute en avec le diagnostic des déplacements sur le territoire et des infrastructures présentes. Dans le même temps, les entreprises, par le biais de l’association inter-entreprises du Comité d’Action Économique Rumilly – Alby développement, rappellent l’existence d’une forte demande en mettant en place, à l’occasion de la semaine de la mobilité en , une navette sur réservation entre la gare de Rumilly et les zones d’activités de Rumilly et Alby-sur-Chéran.
La première phase du SDDI est achevée en et son élaboration se poursuit avec la proposition de plusieurs scénarios (phase 2) jusqu’en .. À cette date, le comité de pilotage choisit un scénario, qui est dès lors approfondi par Transitec (phase 3). La phase 4, conditionnelle dans un premier temps, est confirmée très rapidement dans l’élaboration du SDDI et consiste à étudier la création d’un périmètre de transports urbains (PTU) au niveau intercommunal.
vignette|alt=Schéma simplifié du projet de réseau de bus de Rumilly en 2013.|Schéma du réseau de bus tel que proposé dans le SDDI en 2013.