Pierre Crapillet est un religieux, actif au milieu du dans le comté et le duché de Bourgogne, recteur de l'Hôpital du Saint-Esprit de Dijon à partir de 1440, et traducteur au service du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Il meurt le .
Eléments biographiques Pierre Crapillet est né à Annoire, près de Dole, dans le comté de Bourgogne. Il a deux frères également religieux, Jean mort en 1422, curé d'Annoire puis de Seurre, chanoine de Besançon, et Guillaume mort en 1456, chanoine de Besançon et curé d'Apremont..
Pierre fait profession dans l'ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit. Recteur de l'Hôpital du Saint-Esprit de Gray qu'il administre remarquablement, il est nommé à la tête de l'hôpital de Dijon en 1440. Ce dernier est en mauvais état et mal administré ; Crapillet entreprend de le restaurer, tant pour la discipline hospitalière et la vie religieuse que pour sa reconstruction matérielle : il s'emploie à la réfection de l'église, il soutient la construction de la chapelle Sainte-Croix de Jérusalem à partir de 1454, fondée par Simon Albosset qui lui succédera ; une inscription en caractères gothiques sur l'arc-boutant à droite de la porte qui date de la consécration de la chapelle par l'évêque de Langres Guy Bernard le rappelle qu'elle a été édifiée . Il essaie en vain d'affranchir l'hôpital de Dijon de la tutelle de l'hôpital de Besançon, pour le rattacher à la tutelle directe de l'hôpital de Rome.
Philippe le Bon lui confie la traduction en français du traité théologique latin Cur Deus homo d'Anselme de Cantorbéry, auquel Pierre Crapillet ajoute celle du De Arrha animae de Hugues de Saint-Victor, pour les condenser en un seul texte. C'est la seule version française médiévale du texte d'Anselme de CanterburyReine Mantou, « Crapillet (Pierre). Le "Cur Deus homo" d'Anselme de Canterbury et le "De arrha animae" d'Hugues de Saint-Victor traduits pour Philippe le Bon [compte-rendu] », dans Revue belge de philologie et d'histoire, tome 69, fasc. 2, 1991, p. 471-473 Lire en ligne.. La traduction de Crapillet est conservée dans deux manuscrits : le Ms. 10500-10501 de la Bibliothèque royale à Bruxelles et le Ms. 129 de la bibliothèque du Musée Condé au château de Chantilly : il s'agit de deux copies de l'original perdu.
Notes et références
Bibliographie Éditions ; compte-rendu par Reine Mantou dans Revue belge de philologie et d'histoire, 1991, tome 69, fasc. 2, p. 471-473 Lire en ligne.
Études . . . Geneviève Hasenohr, « Pierre Crapillet », dans : Robert Bossuat, Louis Pichard et Guy Raynaud de Lage (dir.), Dictionnaire des lettres françaises, t. 1 : Moyen Âge, éd. entièrement revue et mise à jour sous la dir. de Geneviève Hasenohr et Michel Zink, Paris, Fayard, 1992, p. 1169-1170. . . Elsa Karsallah, « Mises au tombeau du Christ, réalisées pour les dignitaires religieux », dans L'Artiste et le clerc. Commandes artistiques des grands ecclésiastiques à la fin du Moyen Âge (), dir. Fabienne Joubert, Paris, Presses de l'université Paris Sorbonne, 2006, p. 283-302 Lire en ligne.
Liens externes
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