André Edmond Verschuere, dit André Verchuren, né le à Neuilly-sous-Clermont, dans l'Oise, et mort le à Chantilly, est un accordéoniste français.
En 1936, à l'âge de , il remporte le concours international d'accordéon de Soignies, en jouant l'ouverture des Saltimbanques debout, contre les codes de l'époque. Il est l’accordéoniste ayant vendu le plus de disques, avec plus de d'unités vendues.
Biographie André Verchuren est né Belge, issu d'une famille originaire de Knesselare en Belgique ; son grand-père est Petrus Verschuere (1865-1909), accordéoniste et vendeur de bijoux, venu travailler dans les mines. Ce dernier est venu en France avec sa femme et ses enfants dont Raymond Verschuere, père d'André Verchuren. Petrus s'installe ensuite dans le Pas-de-Calais à Pont-à-Vendin. Raymond Verschuere, accordéoniste professionnel (1894-1975), est venu à Neuilly-sous-Clermont pour rendre visite à un oncle, et il fit la connaissance de Marie-Clémence Massez, couturière (1899-1993), originaire d'Uny-Saint-Georges, ancien village rattaché à la commune de Rantigny. Il se fixe alors dans la région et se marie avec cette dernière. Ils donnent naissance à un fils, André.
Le jeune André commence l'accordéon à en suivant les cours de son père, Raymond. Il touche son premier cachet à en animant un bal à Ponchon, accompagné de sa mère, Marie-Clémence, à la batterie. Ensuite, il dispense des cours dans l'école d'accordéon de son père. Il est embauché dans une usine de tréfilage, devient garçon de café et jardinier.
Alors qu'il peut opter pour la nationalité française, le , il décline cette nationalitéAndré Vershuere (filae.com). Il ne va être naturalisé français que le André Vershuere (filae.com).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, André Verchuren entre dans la Résistance en aidant des aviateurs alliés, abattus au-dessus de sa région, à se cacher. En juin 1944, il est dénoncé, arrêté par la Gestapo, torturé et envoyé au camp de Dachau dans le « Train de la mort », convoi , le . Durant sa période de détention à Dachau, il est notamment affecté au personnel travaillant aux fours crématoiresMeddeh Belkanichi, "André Verchuren, un Vouzinois de cœur", sur L'Union, lundi 15 juillet 2013.. Le , il provoque les SS en faisant, au péril de sa vie, chanter La Marseillaise à tous ses camarades détenus du Block dans lequel il se trouve. Le , il est transféré à Neckarelz, camp annexe du KL Natzweiler. C'est un déporté résistant. À la sortie des camps, il lui faut plusieurs années pour que ses doigts retrouvent leur agilité.
Il reçoit le diplôme de reconnaissance des États-Unis envoyé par le président Dwight D. EisenhowerBiographie d'André Verchuren (andre-verchuren.com), pour l'aide qu'il a apportée aux aviateurs alliés.
Marié à Mireille Roux en 1946, il en divorce en 1950 puis épouse Micheline Butot en 1953. André Verchuren a deux fils : l’aîné Harry Williams, en hommage à un parachutiste que son père avait aidé pendant la guerreStars illustrated Magazine. Édition Française, Avril 2018 (books.google.fr), est devenu producteur de musique ; le plus jeune se nomme André Verchuren Junior. Son épouse Micheline Butot meurt en 1974 sur une route en Normandie près de Vire dans un accident de voiture alors qu'André est au volant. Il est lui-même légèrement blessé, et condamné pour homicide involontaire à trois mois d'emprisonnement avec sursis.
Carrière musicale En 1936, à , il remporte le concours international d'accordéon de Soignies, en jouant l'ouverture des Saltimbanques debout, contre les codes de l'époque. La coupe est remise des mains du roi Léopold III de Belgique. La même année, il participe au Concours international de l’accordéon organisé par l'Association internationale des accordéonistes qui se dispute à Paris, au Moulin de la Galette où il finit Le petit parisien du 10 mai 1936 (gallica.bnf.fr).
Carrière artistique À partir de 1950, Verchuren voit sa carrière prendre forme à la suite de sa participation à l'émission populaire de Radio Luxembourg Swing contre musette (il a été inscrit à l'émission par son collègue Tony Murena). Il habite en 1951, au 45 rue Boursier à Creil, et cette année-là, il fait une demande à la Sacem pour être inscrit comme compositeurAndré Verschuere-SACEM, andre-verchuren.com, consulté le 10 juillet 2013. Il en devient membre définitif le et il change à cette occasion provisoirement son patronyme pour Verschueren puis définitivement pour Verchuren.
Sélectionné pour un match organisé sur la scène du Moulin-Rouge auquel assistent en direct dix millions d'auditeurs, il emporte les suffrages. Grâce à Louis Merlin qui était présent dans la salle, il entre chez Decca, sa première maison de disques, avant d'intégrer la maison Festival. En 1956, il est le premier accordéoniste à se produire à l'Olympia à Paris pendant trois semaines. Le succès populaire est immédiat. Parallèlement à ses émissions à la radio (dix-sept ans sur RTL, puis treize sur Europe 1), « Verchu » va à la rencontre de ses auditeurs. Il sillonne la France entière, donnant, en moyenne, cent cinquante galas par an. Il affirmait : Il a inventé la formule du « bal-music-hall ».
En 1968, André Verchuren publie ses mémoires sous le titre Mon accordéon et moi.
Il a joué lors du plus grand bal de France devant Le 10 000e gala d'André Verchuren (leparisien.fr). Le , il fête ses quatre-vingts ans de carrière lors d'un concert à l'Elispace de Beauvais.
Il a vendu plus de d'albums, enregistré durant sa carrière tous supports confondus (deux par semaine). En 1992, il affirme avoir parcouru de km en voiture, un million en avion. Il a participé à plus de dix mille galas devant de spectateurs.
Il habite rue du Parc-Maillet à Creil pour ensuite vivre une retraite tranquille dans sa demeure de Gouvieux, et meurt le à l'âge de d'un arrêt cardiaque alors qu'il dînait dans la pizzeria Le NapoliIls regretteront tous André Verchuren (leparisien.fr), à Chantilly (Oise)AFP, « André Verchuren est mort », Le Figaro, mis en ligne le 10 juillet 2013, consulté le 10 juillet 2013..
Ses obsèques ont lieu le mercredi , en l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Chantilly, avant son inhumation avec Micheline, décédée en 1974, et ses parents au cimetière Bourillon de ChantillyCimetières de France et d'ailleurs.
Prix et distinctions André Verchuren a été gratifié des distinctions suivantes : le prix de l’académie Charles-Cros ; le prix SNCF du lampiste ; le prix de Deauville catégorie « compositeurs » ; le premier prix à Bruxelles ; le premier prix à Paris ; le grand prix de la popularité des juke-boxes ; le prix Francis-Carco (pour son album Parade des Succès 1960) ; le grand prix Sacem de la musique instrumentale de variétés ; le grand prix de l’Académie du disque français.
André Verchuren a reçu les prix suivants : . En tant qu'ancien déporté-résistant, les insignes de chevalier de la Légion d'honneur le ; il a été promu officier le Annonce du décès, sur metronews.fr. ; un diplôme du président Eisenhower, lui signifiant la reconnaissance des États-Unis ; . L'élévation au rang de commandeur de l'ordre national du Mérite au titre de sa carrière musicale le « André Verchuren en 10 chiffres », sur lefigaro.fr. ; la médaille du département de l'Oise des mains de Jean-François Mancel, président du conseil général de l'OiseAndré Verchuren (accordeon-esch.lu). ;
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Discographie partielle
Cinéma 1955 : Gueule d'ange : L'accordéoniste 1964 : Les femmes joyeuses du Tyrol : André Verchuren
Radio et télévision Animateur de Radio Luxembourg et d'Europe 1 pendant trente ans (respectivement dix-sept et treize ans) Producteur d'émissions télévisées avec notamment Édouard DuleuBiographie sur le site de l'Olympia
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Accordéon
Liens externes
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