L'abbaye Saint-Etienne, puis Saint-Paul de Soissons est une ancienne abbaye augustine fondée en 1228 par l'évêque de Soissons, Jacques de BazochesLiasse H16 aux Archives départementales de la Marne.

Histoire Saint-Étienne de Soissons L'ancienne église paroissiale des faubourgs de Soissons dédiée à saint Étienne est donnée en 1170 aux chanoines réguliers de Saint Victor de Paris qui cèdent la place en 1228 à des chanoinesses régulières de l’ordre de saint AugustinRevue Mabillon, Janvier 1985.

L’église est rebâtie par Charles de Roucy et bénie le .

Saint-Paul de Soissons Les augustines permutent en 1617 avec les chanoines du Val des Écoliers de Saint-Paul de Reims. Le vocable de Saint-Paul est désormais acquis à l'établissement de Soissons. Les religieuses sont relocalisées à ReimsJean-Baptiste-François Géruzez, Description historique et statistique de la ville de Reims, Reims, Paris, Châlons, 1817, p197. Après neuf ans de séjour dans leur monastère de Soissons, les religieux l’aliènent à de nouvelles religieuses de l'ordre de Saint-Augustin, dont une colonie, conduite par Françoise Le Charron, élue abbesse de Saint-Paul, vient de Saint-Etienne de Reims, en 1628, et fonde la nouvelle abbaye de Saint-Paul de SoissonsMaxime Fourcheux de Montrond, Troisième et dernière encyclopédie théologique, 1856.

En 1745, le pouvoir demande à l'évêque de Soissons, Fitz-James, d'envisager la fermeture de l'abbaye Notre-Dame de La Barre. L’évêque attribue les biens de la Maison de la Barre au couvent Saint-Paul de Soissons ; en contrepartie, celui-ci s'engage à verser une pension de 400 livres à chaque religieuse de chœur et de 300 à chaque sœur converse. et devient Saint-Paul de La BarreGallia Christ. T. IX, Col 271Mémoires, Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, Laon, 1971.

Le , l'Assemblée constituante prononce l'abolition des vœux monastiques et la suppression des congrégations religieuses. Les religieuses qui y vivent encore sont dispersées en 1792.

Abbesses Les abbesses sont appelées Madame 1233 : Marie ...

Abbesses commendataires À partir du Concordat de Bologne, commence la série des abbesses commendataires et seigneurs temporels, nommé par le roi : ... sd : Étiennette de Duyt, permute, en 1549 ou 1550 avec l'abbesse de Notre-Dame des Bois de Bricot. 1549 ou 1550 : Anne de Butor ... sd : Magdeleine de Vendôme(† 1588) ... 1628 : Françoise Le Charon qui conduit la colonie venant de Reims, devient abbesse de Penthemont en 1644 ... ?-1664 : Henriette d’Espinay-Saint-Luc (†1671), fille de Timoléon d'Espinay, résigne le en faveur de sa sœur Françoise Catherine, pour devenir abbesse des Feuillantines à Paris, puis d’Étival-en-Charnie. 1664-1694: Françoise Catherine d’Espinay-Saint-Luc (†1698), fille légitimée de Timoléon d'Espinay, succède à sa sœur Henriette et se démet en faveur de sa sœur Isidore. 1694-? : Isidore d’Espinay-Saint-Luc (†après 1722), enfant adultérin de Timoléon d'Espinay, coadjutrice puis abbesse de Saint-Paul, succède à sa sœur le . sd : Marie-Françoise d’Espinay (°1681 †1728). ... sd : Marie-Thérèse Le Tonnelier de Breteuil (°1733 †1801). ~1770 : Mme de Margeret ou de Margetet

Patrimoine foncier L'abbaye possède des terres à Seleus, Trosly et Jaulzy.

Héraldique

Bibliographie Gallia Christiana, IX, col. 297-300 et 472-473. Duval-Arnould Louis, État et carte du diocèse de Soissons d'après les listes bénéficiales de la fin du siècle. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Age, Temps modernes, tome 85, . 1973. pp. 159-266

Articles connexes

Abbaye Saint-Étienne-les-Dames Abbaye Notre-Dame de La Barre Liste des abbayes, prieurés et couvents en Picardie

Références et notes Notes

Références

Soissons Catégorie:Abbaye dédiée à saint Paul Catégorie:Abbaye dans l'Aisne Catégorie:Abbaye du Moyen Âge Catégorie:Abbaye détruite en France Soissons