Le régiment d'Agénois est un régiment d'infanterie du royaume de France, créé en 1597 sous le nom de régiment de Balagny, devenu sous la Révolution le d'infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations 1576 : Compagnie des Gardes du duc d'Alençon : Création du régiment de Balagny : Licenciement du régiment de Balagny. 1600 : Le régiment de Balagny est remis sur pied 1603 : Réformé, deux compagnies sont conservées. 1610 : Le régiment de Balagny est remis sur pied à dix compagnies 1610 : Réformé, deux compagnies sont conservées. 1614 : Le régiment est rétabli sous le nom de régiment de Rambures 1676 : Le régiment prend le nom de régiment de Feuquières 1700 : Le régiment prend le nom de régiment de Leuville 1718 : Le régiment prend le nom de régiment de Richelieu 1738 : Le régiment prend le nom de régiment de Rohan 1745 : Le régiment prend le nom de régiment de Crillon 1746 : Le régiment prend le nom de régiment de La Tour du Pin 1761 : Le régiment prend le nom de régiment de Boisgélin 1762 : Prend le titre de régiment de Béarn 1776 : formation du régiment d'Agénois à partir des et du régiment de Béarn 1791 : Devient le d'infanterie de ligne ci-devant Agénois
Mestres de camp et colonels : Jean de Montluc de Balagny 1603 : Damien de Montluc de BalagnyFils du précédent qui meurt lors d'un duel : Charles marquis de Rambures : Jean marquis de RamburesFils de Charles marquis de Rambures : François marquis de Rambures : René marquis de Rambures : Charles marquis de Rambures 1671 : Louis Alexandre marquis de RamburesPetit-fils de Charles marquis de Rambures : Antoine de Pas marquis de FeuquièresSeigneurs & Familles de Pas (en Artois) su racineshistoire.free.frAntoine de Pas marquis de Feuquières avait eu un régiment de cavalerie et le régiment Royal-Marine avant celui-ci. Il fut fait brigadier , maréchal de camp , et lieutenant-général . : Jules de Pas marquis de FeuquièresJules de Pas marquis de Feuquières est le fils de Isaac de Pas de Feuquières et le frère de Antoine de Pas marquis de Feuquières et de Philibert Charles de Pas de Feuquières : Louis Thomas du Bois de Fiennes marquis de Leuville : Louis François Armand du Plessis duc de Richelieu : Louis Marie Bretagne Dominique, duc de Rohan-Chabot. : Louis des Balbes de Berton, marquis de Crillon. : Philippe Antoine Gabriel Victor Charles, marquis de La Tour du Pin de La Charce. : René Gabriel, comte de BoisgélinRené Gabriel, comte de Boisgelin est né le au Château du Boisgelin à Pléhédel et décédé le au château de Lantheuil entre Bayeux et Caen. Le comte de Boisgelin était précédemment colonel du régiment de Saintonge. Il fut fait brigadier le . : René Gabriel, comte de Boisgélin : Anne Louis de Quengo, marquis de Crénolle. : Louis Pierre Nolasque des Balbes de Bertons, marquis de Crillon : Jean-Baptiste Gérard Dupleix baron de CadignanLes morts aux États-Unis de 1777 à 1783 en combattant pour l'indépendance américaine (pages 10 et 15) : Antoine Joseph Eulalie de Beaumont comte d'Autichamp : Catherine Jean Alexis marquis de Rougé : Jean Charlemagne de Maynier comte de La Salle : Jean Charlemagne de Maynier comte de La Salle : Pierre Louis de Blottefière
Historique des garnisons, combats et batailles du régiment Origines Ce régiment, qui n'a pris un titre de province que dans les dernières années de la monarchie, était le plus ancien des régiments de gentilshommesLes régiments de gentilshommes appartenaient à des nobles et était fort recherché par la haute noblesse. Il a porté les noms des seize premiers mestres de camp ou colonels qui ont marché à sa tête.
Une tradition, conservée par les vieux officiers du corps, faisait remonter son origine à une « compagnie des Gardes de François de Valois », duc d'Alençon, frère de Charles IX et de Henri III, compagnie que ce prince aurait levée en 1576. Cette tradition paraît fondée car les faits lui donnent au moins un grand caractère de vérité, car ils établissent une liaison toute naturelle entre la « compagnie des Gardes du duc d'Alençon » et la garnison de Cambrai, point de départ incontestable du régiment.
Après la mort de Charles IX, et avant que son frère Henri, le fils chéri de Catherine de Médicis, fût revenu de Pologne, il se forma en France un parti qui, prenant pour bases les idées de tolérance et de modération philosophique du chancelier de L'Hospital, prétendit s'interposer entre les catholiques et les protestants, et, si cela était nécessaire, contraindre les uns et les autres par la force à vivre en paix. Ce parti, qui s'appelait le parti des Politiques, et qui, comme tous les tiers-partis, fut conduit par la force des choses à faire de l'opposition, eut pour chefs apparents les nombreux membres de la puissante famille de Montmorency, et pour chef réel le duc d'Alençon, frère du roi. La reine-mère, qui se méfiait avec raison de ce fils, le retenait en quelque sorte prisonnier à Paris. Il parvint cependant à s'échapper en 1575, et se mit ouvertement à la tête des Politiques. Mais ceux-ci, ayant été complètement défaits par le duc de Guise à la bataille de Dormans, le duc d'Alençon ne chercha plus, pour le moment, qu'à faire chèrement acheter sa soumission. Le , une paix nommée la Paix de Monsieur, parce que la reine, pour ramener à elle l'héritier de la couronne, lui fit les plus lourdes concessions. On lui accorda en apanage les trois duchés d'Anjou, de Touraine et de Berry, , liberté entière de sa personne et faculté d'entretenir des Gardes pour sa sûreté.
Suivant toute probabilité, le duc d'Alençon, prince soupçonneux et sans amis, dut donner le commandement de ses Gardes au seul homme en qui il eut alors confiance, à son célèbre favori, au brave et redouté Bussy d'Amboise. Lorsque Bussy d'Amboise eut payé de la vie ses romanesques galanteries, il dut être remplacé dans sa charge par son beau-frère Jean de Montluc de Balagny qui lui succéda dans la faveur du prince. Quoi qu'il en soit, le duc d'Alençon, appelé par les Pays-Bas révoltés contre l'Espagne et déclaré protecteur de leur ligue, conçut l'espoir de se former un royaume indépendant dans le Nord, et parvint en 1580, à se faire livrer par son gouverneur Beaudoin de Grave baron d'Inchy., la ville impériale de Cambrai dont il voulait faire le point d'appui de ses manœuvres. Il confia la garde et le gouvernement de cette place importante à Jean de Montluc de Balagny, qui, l'année suivante, fit échouer tous les efforts tentés par Alexandre Farnèse, duc de Parme, pour remettre Cambrai sous le joug espagnol. En 1583, Balagny recueillit les débris des troupes françaises qui avaient accompagné le duc d'Alençon dans sa malencontreuse expédition d'Anvers, et à la mort de ce prince, arrivée le , il se fit continuer, à la faveur des troubles qui agitaient à la fois la France et les Pays-Bas, le gouvernement, c'est-à-dire la possession de Cambrai, et parvint à s'y maintenir pendant onze ans.
En 1593, Jean de Montluc de Balagny qui avait activement servi la Ligue afin de ne pas être inquiété par l'Espagne, comprit que l'avenir appartenait à Henri IV, et que ce prince le sacrifierait sans scrupule à l'Espagne pour avoir la paix. Il résolut donc de gagner les bonnes grâces du roi, et choisissant le moment où ce prince se trouvait fort empêché entre la ville de Laon qu'il assiégeait et une armée espagnole qui menaçait de le forcer dans ses lignes, il vint le trouver avec et . Ce secours arriva si à propos et fut si agréable à Henri IV, qu'il donna à Balagny, le , le bâton de maréchal de France, et lui assura la principauté héréditaire de Cambrai, sous la protection de la couronne.Balagny ne jouit pas longtemps de sa souveraineté. Le , une armée espagnole commandée par le comte de Fuentes vint mettre le siège devant CambraiPrise de Cambrai par le comte de Fuentes. Le maréchal eût pu faire une belle résistance, car il avait une nombreuse garnison presque entièrement composée de vieux soldats, si la dureté de son caractère ne lui eût aliéné le cœur des habitants. Ceux-ci se révoltèrent le , débauchérent de la garnison, à l'aide desquels ils s'emparèrent de la grande place et ouvrirent leurs portes au comte de Fuentès. Balagny n'eut que le temps de se réfugier dans la citadelle avec de pied qui lui étaient restés fidèles, et il fut forcé de capituler le .
Régiment de Balagny (1597-1612)
Ce jour même, il se retira à Péronne et forma des débris de la garnison de Cambrai un régiment d'infanterie de son nom qui fut admis au service et à la solde du roi, le .
Ce régiment fut réformé le , après avoir servi à quelques expéditions de peu d'importance sur la frontière du Hainaut. La compagnie du mestre de camp, qui était, suivant toute apparence, l'ancienne compagnie des Gardes du duc d'Alençon, resta seule entretenue.
Guerre franco-savoyarde Balugny est remis sur pied en 1600, pour l'expédition de Savoie, et réformé de nouveau en 1603. On en conserva alors deux compagnies.
Période de paix En 1610, Damien de Montluc de BalagnyDamien (où Damian) de Montluc de Balagny né en 1586 et décédé le est le fils de Jean de Montluc de Balagny et de Renée de Clermont d'Amboise, qui avait succédé à son père dans le commandement du corps, eut ordre de le porter à dix compagnies et de le conduire au lieu d'assemblée que le roi devait indiquer à son armée, pour une entreprise secrète, mais l'assassinat de Henri IV changea tout à coup la face des affaires, et Balagny fut encore réduit à deux compagnies.
Le , Damien de Montluc de Balagny meurt d'une blessure reçue le lors d'un duel contre le baron de Puymaurin qui fut tuéAnselme de Sainte-Marie : Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France (page 291).
Régiment de Rambures (1614-1676)
Période de troubles Il est remplacé par son beau-frère, Charles de Rambures, un des plus vaillants officiers de son temps, qui rétablit le régiment, à son nom, en 1614, et le conduisit pour le service du roi en Bretagne. La guerre des mécontents venait de commencer, et la reine régente, Marie de Médicis, voulait être en mesure de secourir Poitiers, menacé par Henri II de Bourbon prince de Condé, et de comprimer la révolte organisée en Bretagne par César duc de Vendôme et Henri de Gondi duc de Retz. Quand Louis XIII arriva à Nantes pour tenir les États de la province, il y trouva le régiment de Rambures, fort de bien équipés, et dont il fut si content qu'il le chargea d'aller avec les Gardes Françaises, soumettre et démolir Port-Blavet, foyer de rebelles toujours prêts à livrer leur port aux Espagnols.
Rambures réduit à deux compagnies, fait la campagne de 1615 à l'armée du maréchal de Bois-Dauphin. Il est au siège de Creil-sur-Oise avec 2 compagnies de Gardes-Suisses et dix-sept du régiment de PiémontClaude Bernard Petitot : Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France Tome XX (page 58). Il se rend ensuite dans le Poitou pour en fermer l'entrée aux mécontents.
Rétabli à dix compagnies en 1616, il marche, avec Charles comte d'Auvergne, au secours de Péronne menacée par Henri duc de Longueville.
L'année suivante, il contribue à l'attaque du faubourg de LaonP Roger : Archives Historiques Et Ecclesiastiques De La Picardie Et De L'Artois, Volume 2 page 256, où l'armée des princes s'était retranchée, et fait le siège de Rethel.
Période de paix En 1618, après que la mort du maréchal d'Ancre eut rendu la paix au royaume, le régiment fut encore réduit à deux compagnies.
Rébellions huguenotes En 1619, les capitaines réformés remirent leurs compagnies sur pied, et le corps fut employé dans l'évêché de Metz, sous les ordres du maréchal Charles de Choiseul-Praslin.
En 1620, Rambures est à la bataille des Ponts-de-Cé.