Le Huei tlamahuiçoltica est le nom d’une publication en nahuatl de 36 pages, publié à Mexico (Nouvelle-Espagne) en 1649 par Luis Lasso de la Vega, vicaire de la chapelle Notre-Dame de Guadalupe à Tepeyac, située au nord de la ville de Mexico. Il est généralement connu sous le titre abrégé (). Si, dans la préface, Luis Lasso de la Vega a revendiqué la qualité d'auteur de l'ensemble du travail, les érudits et historiens nahuatlaques du Mexique s'accordent à accepter la paternité d'Antonio Valeriano pour le Nican mopohua.
La publication est écrite presque entièrement en nahuatl et comprend le Nican mopohua, qui relate les apparitions de Notre-Dame de Guadalupe à Tepeyac en 1531. Il comprend également le Nican Motecpana, qui énumère les miracles attribués par certains à D. Fernando de Alva Cortés Ixtlilxochitl..
Les éléments relatées dans l'édition de 1649 ont été publiés pour la première fois dans le livre imprimé en espagnol Imagen de la Virgen María, Madre de Dios de Guadalupe (), écrit par en 1648., et contenant un mémoire théologique associant l'image de la Vierge de Guadalupe au passage biblique de l'...
L'ouvrage Le titre complet de l’œuvre est : ou , ce qui signifie .
Le nom d'usage de cette publication reprend les premiers mots de ce titre , soit ou .
Il peut sembler surprenant que les religieux espagnols aient réalisé une publication au Mexique dans une langue indigène (le nahuatl), mais les évangélisateurs espagnols ont contribué à la diffusion de cette langue local comme , car la tentative de généralisation de la langue castillane par la monarchie espagnole avait rencontrée un faible succès parmi les populations indigènes..
Composition Préface
La première section de l'ouvrage, la préface, est intitulée dans nahuatl . Dans cette lettre, l'auteur s'adresse directement à la Vierge Marie. Après l'introduction de quatre à cinq lignes, il explique pourquoi il a choisi le nahuatl pour publier l'histoire des apparitions, il dit : . . . (une référence au miracle des Juifs de la diaspora comprenant chacun dans sa propre langue les apôtres après la Pentecôte ()Bien que la présence de ne soit pas explicitement mentionnée dans , stipule que ..
La préface se termine par une courte prière en deux lignes plaidant l'intercession de la Vierge pour l'assistance de l'Esprit-Saint dans l'écriture en nahuatl.
Nican Mopohua vignette|Première page du Nican mopohua.
La seconde partie, le Nican mopohua () constitue le récit en nahuatl des apparitions, y compris l’apparition de la Vierge à l’oncle de Juan Diego : Juan Bernardino. Il est probable que le manuscrit nahuatl utilisé par Lasso était celui d'Antonio Valeriano. La plupart des autorités scientifiques s'accordent sur ce point et sur la date de sa rédaction, à savoir 1556..
Ce manuscrit en Nahuatl est également connu sous le nom de la des apparitions, une copie manuscrite ancienne est archivée à la bibliothèque nationale du Mexique..
Description de l'image
La troisième section est une description de l'image de la Vierge de Guadalupe telle qu'elle a été exposée dans la chapelle de Tepeyac à l'époque de Lasso de la Vega ().
Nican motecpana
La quatrième section, intitulée Nican motecpana (soit : ). Il relate les quatorze miracles attribués à l'image de la Vierge qui est restée gravée sur le tilma de Juan Diego après l'apparition.
Biographie de Juan Diego
La cinquième section est une biographie post-apparition de Juan Diego, détaillant sa vie pieuse, son dévouement à la Vierge et à son image (restée sur la tilma).
Nican Tlantica
La sixième section, intitulée Nican Tlantica (soit : ), est une histoire générale de la Vierge en Nouvelle-Espagne et une exhortation à sa dévotion.
Dernière prière
La septième section est une autre prière, celle-ci suit la structure du Salve Regina.
Publication et auteur vignette|Tilmatli de Juan Diego exposée dans la Basilique Notre-Dame-de-Guadalupe de Mexico. La responsabilité de la composition et de la paternité de la Huei Tlamahuiçoltica est attribuée par de nombreux érudits et historiens nahuatl contemporains à Luis Lasso de la Vega, vicaire de la chapelle de Tepeyac.. Il est possible que Laso de la Vega ait eu des collaborateurs dans la composition de l’œuvre, mais les preuves matérielles sont insuffisantes pour démontrer si une ou plusieurs mains ont participé à la construction du texte en langue nahuatl..
Le travail a été initialement publié sous les auspices du docteur Pedro de Barrientos Lomelín, vicaire général du diocèse mexicain, sur la presse de Juan Ruiz en 1649.
Si, dans la préface de l'ouvrage, Luis Lasso de la Vega a revendiqué la qualité d'auteur de l'ensemble du travail, les érudits et historiens nahuatl du Mexique s'accordent à accepter la paternité d'Antonio Valeriano pour le Nican motecpana. Le débat sur la paternité du Nican motecpana a démarré très tôt : en 1666, Lic. Luis Becerra Tanco (1603-1672), prêtre séculier, affirma (dans une déposition pour les enquêtes de Francisco de Siles, chargée de compiler une documentation de la continuité du culte populaire de la Vierge, depuis son apparition) que le récit nahuatl était basé sur une tradition orale ancienne. Becerra Tanco utilisa cet argument dans sa publication (Le bonheur du Mexique) en 1675, pour affirmer que le texte de Luis Lasso de la Vega devait être basé sur des documents créés à l'aide de collaborations entre la faculté franciscaine du et leurs élèves peu après l’apparition ; ces documents étant ensuite supposés avoir été collectés par Fernando de Alva Cortés Ixtlilxochitl. Luis Becerra a même prétendu avoir vu dans ces papiers .
Parmi les autres érudits qui ont contesté la paternité de Laso de la Vega, on peut citer Francisco de Florencia, un chroniqueur jésuite, qui a supposé que le mentionné par Becerra Tanco avait été écrit par Gerónimo de Mendieta (mort en 1605), un missionnaire et un historien franciscain du début de la Nouvelle-Espagne et Carlos de Sigüenza y Góngora, censeur de Florencia, qui, en guise de correction de sa charge, jura qu'il . Selon le témoignage sous serment de D. Carlos de Sigüenza y Góngora, la première édition est tirée de la calligraphie d'Antonio Valeriano, son auteur. Une copie manuscrite partielle du Nican mopohua et datée de 1556, comprenant 16 pages est conservée à la bibliothèque publique de New York depuis 1880.
Études et critiques
Aujourd'hui, la plupart des érudits et historiens nahuatl du Mexique s'accordent pour dire .... Ainsi l'historien Edmundo O'Gorman (1906-1995) pense qu’Antonio Valeriano avait écrit le Nican mopohua en 1556, et l’historien León-Portilla accepte lui aussi cette hypothèse.
Cependant, il existe toujours une .. Certains spécialistes contemporains soutiennent que Becerra Tanco, Florencia, et Sigüenza y Góngora ont tenté d'authentifier les événements du récit en définissant son auteur comme une personne originaire du Mexique et antérieur au milieu du .
Sources
Notes et références
Annexes Articles connexes vignette|page=3|Puiblication de 1649 consultable sur WikiCommons. Apparitions mariales de Notre-Dame de Guadalupe Notre-Dame de Guadalupe Luis Lasso de la Vega Codex Escalada Nican mopohua
Liens externes
version numérisée de l'édition en espagnol publiée en 1675.
Bibliographie . .
Catégorie:Livre paru en 1649 Catégorie:Récit Catégorie:Notre-Dame de Guadalupe Catégorie:Langue nahuatl classique Catégorie:Œuvre littéraire mexicaine