Gabriel Magdelénat ou Magdelenet ou Madelenet ou Madelénat, né en 1587 à Saint-Martin-du-Puy dans le département de la Nièvre, région Bourgogne-Franche-Comté, mort le à Auxerre dans le département de l'Yonne, région Bourgogne-Franche-Comté, est un poète, avocat et traducteur français.
Biographie Gabriel Magdelénat, né à Saint-Martin-du-Puy, est le fils ainé de Toussine Leclerc (?-?), elle-même sœur de Philippe Leclerc, président du bailliage d'Auxerre, et de Henri Magdelénat (~1570-1616), procureur d'office et intendant des comtes de Busset au Château de VésigneuxSelon Jacques-François Baudiau, certains membres de la famille Magdelénat auraient été affranchis en 1553 par Jacqueline de Vézigneux puis Henri, le père de Gabriel, en 1625, par Louise de Montmorillon (in Le Morvand, ou Essai géographique, topographique et historique sur cette contrée de Jean-François Baudiau, volume 2, page 324, Nevers, 538 p. édition de 1865. Sa sœur Marguerite Magdelénat (1600-1669), à la suite d'une union illégitime avec Charles de Bourbon Busset (baron de Vésigneux) et la naissance de deux enfants, est à l'origine de la branche de la Famille De RazoutVoir le chapitre Famille de Razout dans l'article Wikipédia consacré à la Maison de Bourbon-Busset: Maison de Bourbon Busset#Famille de Razout.
Il suit ses études chez les Jésuites de NeversVoir l'intéressant article de Jean Bugarel sur l'histoire du Collège des Jésuites de Nevers de 1577 à 1762. Lire en ligne: , puis va étudier la philosophie et la jurisprudence à Bourges. Il y acquiert des notions de théologie, progresse dans les sciences et est reçu licencié en droit dans la célèbre académie de cette ville.. Selon Louis Moreri, il a également suivi des études de peinture et de sculpture. Il était aussi musicien selon Louis-Henri de Loménie de Brienne (chant et luthin Mémoires de Louis-Henri de Loménie ).
En 1610, il se rend à Paris où, l'année suivante, il se fait inscrire comme avocat au Parlement de Paris.
Placé ensuite sous la protection du cardinal du Perron, chez qui il demeura environ pendant deux années, il est nommé, parallèlement, Secrétaire ordinaire du Roi Louis XIII. avec une pension allouée de 500 écus.
En 1628, après avoir adressé au cardinal de Richelieu une ode sur le siège de La Rochelle, il est nommé conseiller et interprète du roi pour la langue latine avec une pension allouée de 700 écus. Il reste à ce poste sous le gouvernement du cardinal Mazarin avec une pension annuelle allouée de mille livres..
Il est proche de Louis-Henri de Loménie de BrienneLouis-Henri de Loménie évoque Gabriel Madelenet à la page 4 du tome 2 de ses mémoires. Dans le tome 1, page 207 (Notice sur Louise-Henri de Loménie, comte de Brienne), celui-ci est cité en ses termes par F. Barrière: "Au nombre des écrivains dont il goutait le plus le commerce, on pouvait compter Madelenet, épris comme lui des muses latines, et comme lui capable de prononcer avec goût sur le mérite d'un tableau, d'un morceau de musique et d'un ouvrage d'esprit." , secrétaire d'État aux Affaires étrangères et de Claude de Bullion, surintendant des finances.
Gabriel Naudé le surnommait, dans le Mascuratou Jugement de tout ce qui a esté imprimé contre le cardinal Mazarin , depuis le sixiéme janvier, jusques à la declaration du premier avril mil six cens quarante neuf, Lire en ligne ()Voir l'article Wikipédia sur les Mazarinades, « Le seul Horace de nostre tempsin Célestin Moreau, Biographies des Mazarinades, 1850, Lire en ligne »
Selon Pierre-Daniel Huet, évêque d'Avranches et membre de l'Académie française, Magdelénat souffrait de la maladie de la gravelle à propos de laquelle il composa une pièce en vers (inédite)in Mémoires de Daniel Huet lire en ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6527861k/f130.item.r=Gabriel%20Madelenet.
Il décède, en 1661, à l'âge de à Auxerre chez son neveu Jean MagdelénatExtrait de l'article consacré par Victor Gueneau à Gabriel Magdelénat dans son ouvrage, Dictionnaire biographique des personnes nées en Nivernais ou revendiquées par le Nivernais publié en 1899: « Jean Magdelenat, le fit inhumer dans l'église de N.-D. de La d’Hors, et lui consacra une longue et très élogieuse épigraphe latine ». Son corps est inhumé dans l'abbaye Notre-Dame-La-D'Hors de cette ville..
Pierre Petit rédige son éloge en latin en préface de son recueil de poésies paru en 1662 (page 8) Gabrielis Madeleneti Carminum libellusLire en ligne ().
Principales œuvres Gabriel Magdelénat, dont l'œuvre fut éditée plusieurs fois à Paris (en 1662, 1725 et 1755), écrivit principalement des poésies latines à côté de quelques odes en français.
Poésies latines Le volume de 124 pages qui contient ses œuvres latines s'intitule Gabrielis Madeleneti carminum libellus (Paris, impr. Claudium Cramoisy, , rue des Carmes, 1662)Lire en ligne sur books.google.fr: (). A cette occasion, Charles Dupérier adresse une ode à Louis-Henri de Loménie de Brienne pour le remercier d'avoir réuni les oeuvres de ce poète dans ce volume et d'en avoir rédigé un magnifique éloge.
Odes et pièces en latin
Ode à Pierre Seguier, Chancelier de France. 2 poèmes dédiés à Richelieu Ode à Claude de Bullion, surintendant des finances Poème dédié à Jean Bochart, intendant du trésor royal Odes, épitres et poèmes dédiés à Mazarin 2 Odes à Louis II de Bourbon-Condé Ode à Louis XIVAd regem Ludovicum XIV ut in urbem regni principe redire velit, Parisiis, Dyonisius Langlœus, 1649, 7 p. 2 odes à la reine Christine de Suède Supplique à Abel Servien et Nicolas Fouquet, surintendants des finances Une épitre à Nicolas Fouquet Une ode à François Sublet de Noyers Les vers figurant sur le piédestal de la statue équestre de Louis XIII érigée par Richelieu sur la place Royale (actuelle Place des Vosges) à ParisHaec posuit Regique suo, Patriaeque Parenti Richelius ductis Spirantia vultibus aera; Tertius a decimo LODOVIX quot victor aceruos Strauerit, attonitos quondam monitura nepotes. Une ode au Président Nicolas Bailleul Une ode à Antoine III de Gramont-Toulonjon, maréchal de France Une ode à Michel Particelli d'Émery, intendant des finances Distique à Jean-Baptiste Colbert Une ode à Louis Ier Phélypeaux de La Vrillière Une ode à Louis-Henri de Loménie de Brienne
Bibliographie . . . . . . .
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Notes et références Notes
Références
Liens externes
Littérature française : Liste complète de ses œuvres sur le site worldcat.org: Article concernant Gabriel Magdelenet dans l'Encyclopédie de Diderot, tome 13, page 590: Michel de Marolles, dans ses mémoires (pages 370 et 371), évoque brièvement Gabriel Madelenet qui le convainquit de traduire en français le poète latin Martial: Voir les liens familiaux des Magdelénat avec la Branche de Razout sur la page Wikipedia de la Maison de Bourbon Busset.
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