Les Canadiens sont les citoyens du Canada. En 2016, ils sont majoritairement d'ascendance européenne, principalement britannique (Irlandais inclus) et française.

Ethnonymie L'ethnonyme Canadien(s) se compose du nom géographique Canada et du suffixe -ien(s).

En anglais : Canadians.

Historique du terme L'historien nationaliste Lionel Groulx rapporte en 1958 que Jacques Cartier désignait « les sauvages de Canada » (les peuples autochtones) sous le nom de Canadians et que son confrère André Thevet utilisait quant à lui la graphie Canadéens. Pour leur part, l'historien Benjamin Sulte mentionne en 1882 que les Amérindiens du Bas Saint-Laurent étaient désignés par le nom de Canadois ou Canadiens, et l'Abbé Ferland souligne qu'après 1640, « déjà l'on ne regardait pas comme Françaises les femmes nées au Canada, ou censées y être nées ». Toujours est-il que ce terme désignait initialement les autochtones, et que son sens a glissé quelque part au siècle pour également désigner les colons d'Amérique du Nord d'ascendance européenne.

Anthropogéographie Les Canadiens sont limitrophes des Américains au Sud et au Nord-Ouest (Alaskains). Au Nord-Est, l'océan les sépare des Groenlandais.

Anthropologie Parmi les émigrants qui vinrent en terre canadienne au , il y avait ceux qui étaient emmenés par des seigneurs, des engagés, des soldats licenciés, des orphelines et ceux qui, d’eux mêmes ou par aventure, s'établissaient dans la colonie. En 1630 s'établissent les premières familles européennes au Canada, elles venaient principalement de la Saintonge, du Perche, du Poitou, de l‘Anjou, de la Normandie et de Paris. Des seigneurs concessionnaires amenaient des familles entières de laboureurs et de cultivateurs recrutées dans leurs seigneuries de France et passaient avec elles des contrats d'engagement ; ce fut la première origine de la population française au CanadaSociété internationale des études pratiques d'économie sociale, Bulletins, tome IV, première partie, session de 1872-1873.

Dans la seconde moitié du , d'après un officier de l'Armée royale, les Canadiens sont pour la plupart basanés et de petite taille. Leur habillement consiste en une sorte de jaquette et, quand il fait froid, ils portent une espèce de couverture qu'ils attachent autour d'eux avec une ceinture de laine. Ils ont pour la plupart un bonnet de laine ou, en hiver, un bonnet de fourrures dont les queues sont d'une longueur extrême et dont ils sont fort orgueilleuxVoyages dans les parties intérieures de l'Amérique, par un officier de l'Armée royale (traduit de l'Anglais), tome 1, Paris, Briand, 1790. À cette époque, leurs principaux aliments sont d'ordinaire du lait et des végétaux ; ayant en outre un grand nombre de jeûnes qu'ils s'imposent par esprit de religion, ils sont presque tous fort maigres et d'une constitution faible. Les femmes de cette seconde moitié du sont vives, d'un bon caractère et très obligeantes ; elles sont propres dans leur mise. Quant aux hommes, depuis qu'ils ont connu les douceurs du gouvernement britannique, ils sont devenus insolents et opiniâtres ; ils se sentent aisément offensés et lorsqu'ils se croient insultés, ils disent : Ce général est d'un caractère si doux et si affable qu'il prête toujours l'oreille à leurs plaintes, il est continuellement sollicité par le récit des différends les moins importants qui s'élèvent parmi ces gens qui sont dit l'officier. Ils s'imaginent que leur gouverneur est obligé de les écouter et surtout d'entendre les plaintes des seigneurs de leurs villages..

Dans les divers fiefs du Canada au , il y a plusieurs fermiers qui, par leur industrie, sont devenus plus riches que leur seigneurCes seigneurs sont les descendants d'officiers et de gentilshommes qui vinrent s'établir au Canada et y obtinrent des terres, lorsque le territoire canadien n'était encore qu'une vaste forêt. ; malgré cela, ils conservent pour lui le plus grand respect.

Au début du , les cultivateurs du Canada, animés d'un esprit diamétralement opposé à celui des Anglo-Américains, ne quittent pas les endroits qui les ont vus naître. Au lieu d'émigrer pour former de nouveaux établissements, les membres d'une famille partagent entre eux les biens-fonds, tant qu'il en reste un acre. Ils aiment tellement à vivre ensemble, qu'un village établi à seulement au nord de Québec, a été déserté, parce que l'éloignement paraissait trop grandConrad Malte-Brun, Annales des Voyages, de la Géographie et de l'Histoire, tome 18, Paris, 1812. Toute la population française est resserrée sur la rive septentrionale du grand fleuve à cette époque, depuis Montréal jusqu'à Québec ; quant au Haut-Canada, il est en grande partie peuplé d'Irlandais qui, s'étant rendus aux États-Unis, n'y ont pas trouvé la félicité qu'ils espéraient.

Dans les années 1840, il existe encore un contraste frappant entre les fermiers du Haut-Canada et du Bas-Canada ; comme on peut s'en assurer à Lachine, village situé sur le Saint-LaurentAuguste Wahlen, Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du monde : Afrique - Amérique, Bruxelles, librairie Historique-Artistique, 1844.

D'après l'agence Statistique Canada, les origines des îles Britanniques et de la France figurent toujours parmi les plus fréquentes en 2016. La même année, près de 20 millions de personnes ont déclaré des origines européennes ; quant aux ascendances chinoises, indiennes et philippines, elles comptent parmi les 20 origines les plus fréquemment déclarées par l’ensemble de la population..

Langues

Sur le plan linguistique, les Canadiens se divisent en deux groupes principaux : les anglophones et les francophones.

Régime alimentaire

Proportion des Anglais et des Français Le nombre de Français de la colonie canadienne était de en 1760, sachant qu'il n’était venu que immigrants depuis l’installation de la première famille. En 1831, le recensement signale sur habitants. En 1851, quand les Canadiens ont franchi l'enceinte des seigneuries et se sont établis dans les townships, le recensement compte sur . En 1871, la population canadienne était de , dont . À l'époque de la colonie canadienne, le nombre de Français augmente de 20 à 25 % tous les dix ans ; après la conquête, de 35 % dans le même délai. Cet accroissement, traversé de 1851 à 1871 par une émigration aux États-UnisL'appât des gros salaires gagnés dans les manufactures, a attiré aux États-Unis un grand nombre de Canadiens., n‘a été que de 18 % tous les dix ans.

Concernant les Anglais, quelques sacrifices qu’ils aient faits pour s‘établir, leur nombre au Bas-Canada était de en 1831, et de en 1871. Leur accroissement moyen a été de 18 % tous les dix ans, et s'est même réduit à 11 % entre 1851 et 1871. D'autre part les Anglais, malgré les renforts d'une immigration constante, se sont multipliés moins activement que les Français. En 1831, ils formaient 26 % de la population et au début des années 1870, ils ne représentent que 21,5 %.

Ces chiffres sont importants car ils marquent la tendance de la population franco-canadienne à s‘emparer des terres. Non seulement elle ne se laisse pas déposséder par les colons venus d'Angleterre, mais elle les chasse des townships, où ceux-ci s’étaient primitivement établis.

Diaspora

Pays Ressortissantscanadiens SourceÉtats-Unis Coulombe and DeVoretz, 2009Hong Kong Zhang and DeGolyer, 2011Royaume-Uni UK Office of National Statistics Labour Force Survey, 2009Liban DFAITAustralie Dumont and Lemaitre, 2005Chine Chinese Census 2010Corée du Sud OECD, International Migration Database, 2008Allemagne OECD, International Migration Database, 2008 France OECD, International Migration Database, 2006Japon OECD, International Migration Database, 2008Égypte DFAITNouvelle-Zélande Dumont and Lemaitre, 2005Philippines DFAITHaiti DFAITMexique Dumont and Lemaitre, 2005Suisse OECD, International Migration Database, 2008Singapour Foreign Ministry of SingaporeThailande DFAITTrinité-et-Tobago Parasram, 2009Belgique Dumont and Lemaitre, 2005

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie Stan Atherton et Jacques Leclaire, Aspects de l'identité canadienne, Université de Rouen, 1988 Edmond-Joseph Massicotte, Les Canadiens d'autrefois : 23 grandes compositions, Les Enterprises Culturelles, 1981 Les Canadiens et le multiculturalisme : étude nationale sur les attitudes des Canadiens, Groupe Angus Reid, 1991

Articles connexes Démographie du Canada Immigration au Canada Identité canadienne

Liens externes

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