Aiol, aussi connu sous le nom Aiol et Mirabel, est une chanson de geste écrite en ancien français. Il date de la fin du ou du début du Aiol sur Dictionnaire Étymologique de l’Ancien Français. Heidelberger Akademie der Wissenschaften.Aiol sur Archives de littérature du moyen âge. Laurent Brun et al., dernière mise à jour le 13 juin 2019.. Il a été traduit en moyen néerlandais, en italien et en espagnol. Il nous a été transmis par un seul manuscrit, le ms. 25516 français de la BnF.

Résumé

Aiol est le fils d'Élie de Saint-Gilles, qui a été injustement chassé de France par Makaire de Lausanne. Une fois assez grand, il prend les armes et le cheval de son père pour reconquérir les fiefs de son père.

Une fois arrivé en France, les habitants se moquent de lui à cause de ses vieilles armes et son cheval assez âgé. Il arrive à Orléans, où il est logé par Ysabel, sa tante. Là, il combat le comte de Bourg et le force à lui demander merci. À la suite, il est en faveur auprès du roi (Louis le Pieux).

À la suite d'un défi du roi Mibrien, Aiol est envoyé comme messager à Pampelune où il enlève Mirabel, fille de Mibrien, et lui dit qu'il a l'intention de la faire baptiser et de l'épouser. Elle dit qu'elle préférerait plutôt mourir que se convertir au christianisme, mais change d'avis après s'être rendu compte de la prouesse d'Aiol.

Makaire fuit mais s'attaque à Aiol et Mirabel à Langres. Il les met en prison à Lausanne où Mirabel accouche de jumeaux. Makaire les jette d'un pont afin de les noyer, mais un pécheur, Thierry, les sauve et les livre à la cour de Gratien, roi de Venise. Aiol est vendu à cette même cour et c'est là en servant le roi qu'Aiol met le siège devant Pampelune. Mirabel est libérée, Makaire (dit « le traître » dans le poème) est écartelé. C'est à ce moment-là que Thierry raconte à Aiol comment il a trouvé les jumeaux, et la famille est réunie.

Paulin Paris a écrit un compte rendu en 1852Histoire littéraire de la France, tome XXII, pages 274-288. 1852. (Consulter en ligne)., alors que Normand et Raynaud en ont écrit un plus court dans leur ouvrage de 1877Normand et Raynaud, Aiol : chanson de geste, pages IV-VIII. 1877. (Consulter en ligne)..

Éditions Normand, Raynaud, Aiol: chanson de geste. Paris, Firmin Didot. 1877. Société des anciens textes français. Wendelin Foerster. Aiol et Mirabel und Elie de Saint Gille. Heilbronn, Henninger. 1876–1882. Édition de ce poème et d'Élie de Saint-Gilles, provenant du même manuscrit. Malicote, Hartman, Aiol: A Chanson de Geste. New York, Italica. . 2014.

Traductions

Normand et Raynaud ont documenté, en 1877, cinq traductions parues au moyen âgeNormand et Raynaud, Aiol : chanson de geste, pages XXXIII-LIX. 1877. (Consulter en ligne) : Aiol « néerlandais » : sept fragments, édités par J. Verdam, publiés pour la première fois par Foerster dans son édition de 1876-82W. Foerster, Aiol et Mirabel und Elie de Saint Gille, pages 522-42 Consulter en ligne).. En moyen néerlandais, selon Verdam. La storia di Aiolfo del Barbicone (italien) par Andrea da Barberino. Circa 1500Andrea da Barberino sur Archives de littérature du moyen âge. Laurent Brun et al., dernière mise à jour le 28 avril 2019.. Del Conde Grimaltos y su hijo Montesinos (espagnol). Cata Francia Montesinos (espagnol). Ya se sale Guiomar (espagnol).

Notes et références

Catégorie:Œuvre médiévale française Catégorie:Œuvre littéraire médiévale en français