Saint-Marcel-lès-Annonay est une commune française, située dans le nord du département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le village central se trouve à au nord-ouest de la ville d'Annonay sur la route qui relie cette ville à Saint-Étienne par le col de la République. C'est l'ex-route nationale 82 appelée autrefois « La Route Bleue ». Géographie Situation et description La commune de Saint-Marcel s'étend ses de part et d'autre de la Deûme, qui se jette ensuite dans la Cance à Annonay. left|thumb|Les constructions ont maintenant essaimé de part et d'autre de la Deûme et autour des hameaux.

Le chef-lieu s'est installé dans la vallée à proximité du confluent entre la Deûme et le Ternay. Mais son habitat le plus ancien s'est d'abord regroupé à mi-pente sur la rive droite. Le village s'est ensuite développé plus bas, pour se rapprocher des usines papetières et de la route nationale. Dans ces dernières décennies, les constructions nouvelles ont essaimé de part et d'autre de cet axe central.

À l'extérieur du village central, la commune s'étend en reliefs dans trois directions. À l'est, elle remonte le long du ruisseau de Sassolas jusqu'au col du Fayet. Au nord, la commune se trouve copropriétaire du lac du Ternay avec Savas. Au sud-ouest, Saint-Marcel approche de la Croix de Chirol et voisine avec les hameaux de Boulieu-lès-Annonay. Plusieurs hameaux ont fixé la population, ancienne ou nouvelle: à Blanchard, Chavannes, Concise, Ecuville, Sassolas...

Communes limitrophes

Géologie et relief

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie vignette|gauche|Le Ternay à Saint-Marcel-lès-Annonay. Le territoire communal est traversé par le Ternay, petite rivière qui prend sa source près du col de l'Œillon dans la Loire.

Voies de communication

Urbanisme Typologie Au , Saint-Marcel-lès-Annonay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'Annonay, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annonay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,3 %), prairies (20,8 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,5 %), zones urbanisées (2,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,7 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Un village sans doute ancien left|thumb|Le village du haut (avec encore son ancienne église) a été l'habitat le plus ancien. Les premières attestations écrites de l'existence de Saint-Marcel proviennent des archives de l'église de Vienne : elle reçoit en 972 des biens "situés dans l'ager d'Annonay, à la villa dite monasterium Santi Marcelli". En 1523, l'Église de Saint-Marcel paye toujours une redevance à l'Église de Vienne. left|thumb|L'ancienne église était toujours debout au début du . En 1762, le curé de Saint-Marcel écrit à un correspondant: "Le pays est pauvre. Les deux tiers des fonds sont occupés par des propriétaires qui résident ailleurs. Les plus belles prairies appartiennent à M. le prince de Rohan-Soubise. Gardache, maison isolée, appartient à M. Desfrançois de Lolme, seigneur de Lolme. Le pays produit du seigle, du vin, et le peuple, qui est fort laborieux, vivote tout doucement, car le terrain est extrêmement ingrat."

Pour la répartition de l'habitat, on sait au moins qu'au niveau de l'habitat du chef-lieu, c'est le "village du haut" qui est le plus ancien. C'est là en tout cas que se trouvait l'église précédente qui a été démolie en début de . L'église actuelle a été construite en 1894, un peu plus bas dans l'agglomération où se situent maintenant aussi la mairie, l'école et la bibliothèque.

Des usines papetières Les eaux des rivières venant de régions granitiques sont très pures : leurs propriétés industrielles sont reconnues depuis plusieurs siècles. Elles ont permis l'essor, dans la région d'Annonay, des tanneries et des papeteries. C'est ainsi que des membres de la famille papetière des Montgolfier sont venus ouvrir deux usines à Saint-Marcel: en 1807 près du village, puis en 1911 au Moulin du Royarchives du Musée des Papeteries Canson et Montgolfier. Ces industries ont permis à la population de se maintenir pendant longtemps à plus de 1000 habitants. Le village s'est alors davantage développé dans la vallée. Mais au , les papeteries n'ont plus réussi à compenser l'exode rural et Saint-Marcel n'avait plus que 734 habitants en 1970.thumb|La voie ferrée a rythmé les journées pendant à peu près un siècle. Le temps du chemin de fer Le chemin de fer a desservi Saint-Marcel à partir de 1885, avec le prolongement de la ligne PLM d'Annonay jusqu'à Firminy. Elle a connu sa fréquentation maximum dans les années 1920 avec 8 allers ou retours quotidiens. Mais l'exploitation de ce tronçon n'a jamais été rentable et sa fréquentation a baissé peu à peu. La ligne a été fermée aux voyageurs en 1940. La voie qui montait au-delà de Bourg-Argental a été déposée en 1954. La ligne restante a été fermée aux marchandises en 1987. Le bâtiment de l'ancienne gare est encore visible sur le site de la scierie. alt=Gare de Saint-Marcel-les-Annonay en 2024.|vignette|Gare de Saint-Marcel-les-Annonay en 2024. Le tracé de l'ancienne voie a été urbanisé dans sa traversée du village. Mais en campagne, il subsiste et est devenu chemin de terre. Depuis 2019, le tracé a été aménagé en piste cyclable nommée Via Fluvia. Une évolution résidentielle Depuis les années 1980, la commune, autrefois uniquement agricole et industrielle, est devenue aussi résidentielle et a vu sa population rapidement augmenter, au point de doubler entre 1970 et 2013. Aux éléments traditionnels du patrimoine bâti se sont rajoutés des immeubles et des lotissements modernes. Des équipements publics ont été construits et continuent de l'être. Des commerces ont refait aussi leur apparition. La vie associative a connu aussi un regain d'activité.

Politique et administration Administration municipale

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Le conseil municipal de Saint-Marcel-lès-Annonay est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. sièges sont à pourvoir au conseil municipal et 1 au conseil communautaire.

Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Jean-Paul Valencony (63,67 %) et Laurence Dumas (36,33 %). 13 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Jean-Paul Valencony et deux à celle de Laurence Dumas. Un siège au conseil communautaire est alloué à la liste gagnante. Jean-Paul Valencony est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Ardèche en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires

Population et société

Démographie

centre|thumb|544x544px|L'habitat est maintenant également réparti entre les deux rives de la Deûme. Au début des années 1800, la commune de Saint-Marcel comptait autour de 600 habitants répartis en plusieurs hameaux. Le a vu ce nombre augmenter progressivement jusqu'à se stabiliser autour de 1100 habitants jusque dans les années 1900. La présence des usines n'est pas arrivée ensuite à compenser totalement l'exode rural : Saint-Marcel ne comptait plus en 1975 que 734 habitants. La construction de villas a ensuite inversé rapidement le processus avec une population qui a presque doublé depuis avec 1399 habitants en 2013.

Services publics et commerces École publique 2 classes. École Saint-Joseph 5 classes. Cantine et garderie municipales. Centre de loisirs intercommunal. Transport scolaire en syndicat intercommunal SIVD. Bibliothèque L'île aux Histoires. Salle des jeunes. Aire de pique-nique au bord de la départementale. Centre commercial communautaire au bord de la départementale : boulangerie, pizzeria.

Vie associative thumb|L'ancienne scierie Bernard est devenue salle d'activités culturelles. La commune de Saint-Marcel rassemble une vingtaine d'associationsbulletins municipaux et sources municipales.