Hippolyte Maringer, né le à Hollerich et mort le à Nancy, est un homme politique français d'origine luxembourgeoise, maire de Nancy de 1892 à 1904.

Biographie

Né le à Hollerich, dans le grand-duché de Luxembourg, Jean-Hippolyte-Alexandre Maringer est le fils Marie-Catherine Feller et de Jacques Maringer, marchandPièces du dossier LH/1743/4 de la base Léonore..

Représentant de commerce, Hippolyte Maringer s'installe sous le Second Empire en France, où il est officiellement autorisé à s'établir et à y jouir des droits civils en 1868. Quatre ans plus tard, le , il est naturalisé français. Marié en premières noces à Marguerite-Thérèse Ligier (1837-1866), il est le père de Georges Maringer (1862-1941), qui fera carrière dans la haute fonction publique.

Membre du conseil municipal de Nancy depuis le , Hippolyte Maringer est nommé adjoint au maire le . Constamment réélu, il est élu maire de Nancy le par L'Est républicain, , .. Réélu le puis le , il détient ce mandat jusqu'au . Il est également élu conseiller général de Meurthe-et-Moselle dans le canton de Nancy-Est entre 1889 et 1901Antoine Beau, « De la maison de campagne des Jésuites de Nancy aux hôpitaux Maringer, Villemin, Fournier », Le Pays lorrain, 1980, , ..

Maringer est un républicain de longue date, comme l'atteste son soutien public aux députés républicains de Meurthe-et-Moselle lors de la crise du La Presse, , .. Appartenant à la nuance « opportuniste »Le Gaulois, , ., il affiche un certain anticléricalisme, notamment à l'occasion des funérailles de Virginie MauvaisJournal de Saint-Quentin et de l’Aisne, , ..

Un mois après le début de son mandat de maire, Maringer a l'honneur d'accueillir le président Carnot à l'occasion de la fête fédérale de l'Union des sociétés de gymnastique de France, qui se tient à Nancy du 5 au Émile Goutière-Vernolle, Les Fêtes de Nancy, 5, 6 et , Nancy, 1892, .. La même année, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, ordre dans lequel il sera promu au rang d'officier en 1900.

L'un des derniers actes de Maringer à la tête de la municipalité nancéienne est la préparation de l'acquisition du couvent du Sacré-Cœur afin d'y établir un hôpital pour tuberculeux. Cet établissement est ouvert par la municipalité suivante, qui lui donne le nom d'Hippolyte Maringer. Le nom de l'ancien maire sera également attribué à une avenue de Nancy.

Malade d'une pneumonie contractée lors de l’inauguration du buste d'Ernest BichatLa Lanterne, , ., Hippolyte Maringer meurt le à son domicile du de la rue du Faubourg-Saint-Jean. Après son incinération, effectuée le au crématorium du Père-Lachaise, ses cendres sont ramenées le lendemain à NancyArchives de Paris, registres journaliers des inhumations au cimetière du Père-Lachaise, 1909, (vue 28 sur 31). et déposées dans un caveau familial au cimetière de PrévilleL'Est républicain, , ..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Dictionnaire biographique illustré de Meurthe-et-Moselle, Paris, Flammarion/Raoul Wagner, 1910, .

Liens externes

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