thumb|upright=1.8|On distingue à gauche la proue du Serebryanka près de trois brise-glaces russes à propulsion nucléaire qui sont (de gauche à droite) : le Sovetskiy Soyuz (rouge), le Rossiya (rouge) et le Vaygach (blanc).
Le Serebryanka est un navire russe construit en 1974, apte à circuler dans l'Arctique et spécialisé dans le transport maritime de combustible nucléaire et de déchets radioactifsSerebryanka, sur Marine Traffic, y compris liquides (capacité de citerne : Serebryanka is a tanker used for storage of liquid waste. It has a capacity of 1000 m3, dans Ølgaard P. (2001), The Potential Risks from Russian Nuclear Ships, ref:NKS-57 ; Pitney Bowes Management Services Denmark A/S, 2002.. Son port d'attache est Mourmansk et il bat pavillon russe après avoir navigué sous le pavillon de l'Union soviétique (jusqu'en 1992).
Immatriculations IMO : 8929513 MMSI : 273133300 Call Sign : UCJK
Caractéristiques Poids max : 2 925 t Poids à vide : 1 625 t Dimensions : longueur : 102 m, largeur : 15,03 m Motorisation : deux arbres d'hélice (hélices à 4 pales)
Il est équipé d'un système d'identification automatique.
Risques et sécurité Ce type de navire est confronté aux risques maritimes classiques, qui sont pour certains exacerbés par les conditions de grand froid qui peuvent sévir en Arctique. À ces risques s'ajoutent ceux liés à la nature radioactive des produits transportés, et à un éventuel besoin de refroidissement. Comme pour les navires et sous-marins à propulsion nucléaires de la flotte du Nord et comme les brise-glace russes (dont certains ont déjà été mis hors service et sont à divers stades de déclassement/démantèlement), des précautions particulières sont nécessaires, tant pour la gestion courante du navire (en mer ou au port), qu'en cas d'accident ou lors du déclassement en fin de vie.
Utilité Usages civils Pour ce qui concerne ses utilisations civiles, ce navire est un navire de service, prévu pour assister la flotte de brise-glace nucléaires de Russie (de la compagnie de navigation de Mourmansk. Il a ainsi pu assister les brise-glace Arktika, Rossiya, Sovetskiy Soyus, Yamal, Taymyr, Vaïgatch, ou le Lénine (brise-glace) et le Sibir aujourd'hui tous les deux déclassés et vidés de leur combustible nucléaire), ou encore le cargo / navire porte-conteneurs (Sevmorput), navire tous affectés à l’atelier technique de réparation d’Atomflot (Атомфлот), près de Mourmansk)Tableau 4.1., dans Ølgaard P. (2001), The Potential Risks from Russian Nuclear Ships, ref:NKS-57 ; Pitney Bowes Management Services Denmark A/S, 2002. ou le nouveau brise-glace 50 Let Pobedy du chantier naval Baltiysky de Saint-Pétersbourg. Le Serebryanka peut ravitailler des navires à propulsion nucléaire en combustible nucléaire, et il est équipé pour stocker et transporter du combustible irradié et/ou des déchets radioactifs. Il peut aussi contribuer à des réparations.
Jusque dans les années 1980, de nombreux pays ont immergé en mer une partie de leurs déchets radioactifs. Selon une étude publiée par Green Cross Russia en 2004, le Serebryanka a été utilisé jusqu’en 1986 (avec deux autres navires, le « Lepse » et le « Volodarsky ») pour immerger une grande quantité de déchets radioactifs solides ou liquides en Mer de Barents et en Mer de Kara, avant l’interdiction de ce procédé en 1985. La péninsule de la région de Mourmansk/Arkhangelsk en produit beaucoup, en raison de sa flotte de brise-glace nucléaires notamment : , selon Kuznetsov , pour les seules régions de Mourmansk et d’Arkhangelsk.
Usages militaires Ses usages militaires ne sont pas communiqués, mais on sait que : en 2018, ce navire a été utilisé pour récupérer une unité de propulsion nucléaire perdue après un essai échoué de missile de croisière à propulsion nucléaire, au large de la Nouvelle-Zemble (archipel de Novaya Zemlya) en Mer de BarentsKuznetsov, V. M., Yablokov, A. V., Kolton, I. B., Simonov, E. J., Desyatov, V. M., Forofontov, I. V. et Nikitin, A. K (2004), Floating nuclear power plants in Russia: A threat to the arctic, World Oceans and non-proliferation treaty , Moscou (traduction et révision en anglais de l'original qui était en russe), Agenstwo Rakurs Production, ; en 2019, il a été cité (en aout) comme présent en mer Blanche, à proximité de l'accident nucléaire russe du 8 août 2019 ; , expert sur les questions de contrôle des armements à l’Institut d’études internationales (Middlebury College, à Monterey) a supposé que cette présence pouvait indiquer que l'engin qui a explosé présentait une composante inhabituelleImage satellite du 8 aout, commentée par Lewis, sur Twitter (caractère inhabituel qui sera ensuite confirmé par des sources officielles reconnaissant l'implication de radio-isotopes dans le système de motorisation de l'engin). Cette coïncidence a fait penser à Lewis que l'essai pouvait concerner des tests sur un « missile de croisière à propulsion nucléaire »What We Know About Russia’s Mysterious Rocket Explosion So Far, 13 aout 2019. Lewis, relayé par CNN et d’autres, suggère que plutôt qu'un engin à propergol liquide, l'accident a pu survenir sur un missile Burevestnik (aussi dénommé « SSC-X-9 Skyfall » par l’OTAN)Nathan Hodge, A deadly mishap in Russia's Far North, and a nuclear mystery lingers ; Scientists killed employed by state atomic corp, CNN, 12 aout 2019. Huit jours après l'accident (15-), selon sa balise qui peut être suivie en temps réel sur le site Marinetraffic.com, le Serebryanka était à quai son port d’attache, un peu au nord de Mourmansk.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Liste des types de navires Atomflot Navire de service Combustible nucléaire Déchet radioactif
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