Jean-Baptiste Lacoste, né le à Mauriac (ancienne province d'Auvergne, actuel département du Cantal), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.

Biographie Son père, Jean Lacoste, est avocat en parlement ou notaire. Il est lui-même avocat.

En , Jean-Baptiste Lacoste, alors juge de paix à Mauriac depuis la Révolution, est élu député du département du Cantal, le quatrième sur huit, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la mort dans les vingt-quatre heures » et rejette l'appel au peuple et le sursis à l’exécution. En , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. En mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze.

Le , Lacoste est envoyé, aux côtés de Jean-Baptiste Bô (député de l'Aveyron), auprès de la section des Droits-de-l'Homme. Le 9, il est envoyé en mission, aux côtés de Balthazar Faure (député de Haute-Loire), afin d’accélérer la levée en masse.

En , Lacoste est envoyé auprès de l'armée du Nord pour lever des troupes dans les départements adjacents. Le 17 nivôse an II (le ), lui et son collègue Marc Antoine Baudot (député de Saône-et-Loire) dénoncent Georges Fréderic Dentzel (député du Bas-Rhin) qu'ils accusent d'avoir entretenu, durant le siège de Landau, des connivences avec l'ennemi. En vendémiaire an III (), enfin, il est envoyé auprès de la manufacture d'armes de Tulle.

Après la chute de Robespierre, Lacoste siège parmi les « derniers Montagnards », d'après l’historienne Françoise Brunel. Le (le ), lui et son collègue Baudot sont décrétés d'arrestation sur motion de Dentzel, qu'ils avaient dénoncé un an plus tôt. Barthazar Faure l'aurait accusé à tort d'organiser une commission révolutionnaire en Alsace. Il est libéré à la faveur de l'amnistie votée à la clôture de la Convention le .

Il est commissaire du directoire pour le Cantal le . Sous le Consulat, Lacoste est nommé préfet du département des Forêts le . Il est élevé au rang de chevalier de la Légion d'honneur le 16 thermidor an XII (). En 1808, il est élevé au rang de comte d'Empire. Durant les Cent-Jours, il est nommé préfet de la Mayenne mais il évite l'exil car il n'occupe pas son poste.

Lacoste est frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui contraint les régicides et les soutiens aux Cent-Jours à l'exil. Il est autorisé à rentrer en France et meurt dans sa ville natale.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Révolution française de Jules Michelet et Mémorial manuscrit de la famille de La Bruyère

Liens externes

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