Télesphore Amable Barbé (Dijon, - Mirecourt, ) est un luthier français connu pour la facture de ses reproductions du Stradivarius « Messie » et un modèle en ébène avec filets d'ivoire.

Biographie Il est le deuxième fils de François Barbé (1798-1871) et de Thérèse Drouot (1796-1877Il est issu d'une famille de luthiers, facteurs d'archets et d'orgues. Son aïeul Jean Barbé ou Barbay, originaire de Vaubexy, exerçait la profession de refendeur en bois de lutherie. Tous ses descendants seront luthiers. Voir le site Luthiers de Mirecourt).

Élève de J.J. Honoré Derazey, il travaillera pour de fameux maîtres comme Claude Augustin Miremont, pour les frères Remy, Charles François Gand (dit Gand père) à Paris, pour Sébastien Auguste Bernardel, pour Charles et Pierre-Charles Jacquot à Nancy, de même que pour l'atelier Jean-Baptiste Vuillaume à Parishttps://www.viaductviolins.com/fr/auteur/barbe-telesphore-amable.html. Il travaillera également pour Jules Grandjon, dont il épousera la fille..

Marié le avec Anne Catherine Gury (1822-1850).

Marié le avec Joséphine Regnier (1828-1854).

Marié le avec Justine Grandjon (1837 - après 1892) dont il aura deux enfants : Émilie (1857-1938) et Émile (1876- ?).

Œuvres Les instruments qu'il réalise tendent à être des reproductions du Stradivarius « Messie » et dotés d'un vernis rougeoyant à l'alcool.

Il a notamment réalisé un modèle de violon en ébène avec filets d'ivoireAlbert Jacquot, La lutherie lorraine et française, depuis ses origines jusqu'à nos jours, éditions Minkoff, 1985.

Il excellait dans l'imitation des volutes des violoncelles de Giuseppe Guarneri del Gesù, réputées pour leurs irrégularités et baptisées « tête de chevalLaurent Grillet, Les Ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets, tome II, Paris, éd. Charles Schmid, 1901. ».

Son étiquette porte les mentions « Télesphore Barbé / ex-premier ouvrier de J. B. Vuillaume / Médaillé à l'Exposition de 1867 / Paris » ; la date est inscrite à l'encre et localisée à Paris ou à Tours..

Médailles et récompenses Médaillé à l'exposition universelle de Paris en 1867, il obtient une mention honorable.

Biographies René Vannes, Dictionnaire Universel des Luthiers, édition, 1972. Roger Millant, J.B. Vuillaume, sa vie et son œuvre, W.E Hill & Sons, Londres, 1972. Albert Jacquot, La Lutherie lorraine et française, depuis ses origines jusqu'à nos jours'', éditions Minkoff, 1985.

Références

Catégorie:Luthier français Catégorie:Naissance en décembre 1822 Catégorie:Naissance à Dijon Catégorie:Décès en septembre 1892

Catégorie:Décès à 69 ans

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