Alejandro Gertz Manero, né le , est un avocat et homme politique mexicain. Il est à la tête du ministère public général de la République, entité créée en .
Parcours Alejandro Gertz Manero est diplômé de l'École libre de droit (Mexico) et docteur en droit de l'université nationale autonome du Mexique (UNAM).
Il est professeur à l'Institut technologique autonome de Mexico (ITAM), à la faculté des sciences politiques et sociales de l'UNAM et à l'université Anáhuac.
Il est coordinateur national de la campagne controversée contre le trafic de stupéfiants en 1976, à travers l'opération Condor, avant de devenir secrétaire général de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire, puis procureur fédéral de défense du travail.
A la fin des années 1990, il est secrétaire à la Sécurité publique dans le gouvernement du District fédéral de Mexico, pendant les administrations de Cuauhtémoc Cárdenas et de Rosario Robles.
En 2000, il devient le premier titulaire du secrétariat à la Sécurité publique du Mexique, créé au sein du gouvernement de Vicente Fox, qu'il dirige avec une réputation de fermeté.
En 2009 il est tête de liste du parti Convergence pour les élections législatives (liste fédérale plurinominale).
En , son nom est cité dans l'enquête des Paradise Papers menée par le Consortium international de journalisme d'investigation.
Après avoir brièvement assuré l’intérim du Bureau du procureur général de la République en , il a été choisi par le Sénat pour prendre la tête du ministère public général de la République, entité nouvellement créée.
Il est poussé à la démission, en novembre 2025, par la présidente Claudia Sheinbaum, en échange d’une nomination comme ambassadeur du Mexique au Royaume-Uni.
Fortune Alejandro Gertz Manero a hérité dès ses trois ans d'une vaste fortune. Pendant la Seconde guerre mondiale, son grand-père, consul d’Allemagne, et son père étaient soupçonnés par les autorités mexicaines d’avoir servi le régime nazi. Pour éviter de voir son patrimoine confisqué, son père a transmis ses biens à ses deux fils.
En 2026, contraint de dévoiler son patrimoine comme l'y oblige une loi adoptée sous l’ancien président Andres Manuel Lopez Obrador sur la statut des hauts-fonctionnaires, il indique posséder treize propriétés immobilières, sept véhicules de luxe dont deux Rolls-Royce, des bijoux évalués à plus de 18 millions de pesos (environ 830 000 euros), une collection d’œuvres d’art estimée à 8 millions de pesos ainsi que des comptes bancaires dans plusieurs pays. Plusieurs enquêtes de presse l'accusent cependant d'avoir omis de déclarer plusieurs propriétés à l'étranger (cinq en Espagne, une aux États-Unis et une en France) et des comptes bancaires dans des paradis fiscaux dans lesquels se trouverait la plus grande partie de sa fortune.
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