Charles Tronsens, dit Carlo Gripp, né le à Tarbes et mort le à Paris, est un caricaturiste, dessinateur humoristique et illustrateur français.
Biographie
Fils de Jeanne Saucède et de Jean Tronsens, bottier, Pierre-Charles Tronsens voit le jour le au domicile de ses parents, place Maubourguet, à TarbesArchives municipales de Tarbes, état civil, registre des naissances de 1826, acte (vue 173 sur 361)..
Il débute comme secrétaire dans l'étude de l'avoué tarbais Jean Dazet (1797-1864)Certiat et Raoult, .. Celui-ci sera, à la fin de sa vie, le tuteur de Lautréamont.
Passionné par le dessin, Charles Tronsens fonde en Le Carillonneur, un hebdomadaire satirique tarbais dont il signe les illustrations et les chroniques du pseudonyme « Sathaniel ».
Quelques mois plus tardL'Assemblée nationale, 6 février 1849, ., il est remarqué par Charles Philipon, qui le fait venir à Paris pour collaborer au Journal pour rire, en association avec Edmond MorinGrand-Carteret (1888), . et aux côtés d'autres jeunes artistes tels que Bertall, Henri de Montaut et Gustave Doré.
En 1857Le Journal amusant, 26 septembre 1857, ., Tronsens cesse de signer ses dessins de son vrai nom et utilise désormais le pseudonyme « Carlo Gripp ». Choisi en allusion à la cascade de Gripp, située à une trentaine de kilomètres au sud de Tarbes, ce nom de plume fait écho à ses origines haut-pyrénéennes tout en rendant hommage au célèbre dessinateur Gavarni, qui avait trouvé son nom d'artiste après une visite du cirque de Gavarnie, également situé dans les Hautes-Pyrénées.
Le dessin n'est cependant pas l'activité professionnelle principale de Tronsens. Il est en effet devenu employé de banque dans la maison Lyon-Allemand, à ParisBulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, volume 6, bulletin (1858-1860), Tarbes, 1861, ., après avoir travaillé pendant quelques années en tant que commis-greffier au tribunal de TarbesBulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, tome 3, Tarbes, 1856, ..
Le , Charles Tronsens épouse Émilie-Délia Morland (1841-1903). L'un des témoins de Charles est le photographe Pierre Durat, avec lequel il réalisera en 1867 une série de « Photo-biographies » de célébrités. La mariée est la sœur du jeune Valère Morland, qui suivra bientôt les traces de son beau-frère dans la presse satirique illustrée parisienneArchives de Paris, état civil du arrondissement, registre des mariages de 1864, acte (vue 5 sur 31)..
Fin 1865-début 1866, Carlo Gripp et Valère Morland comptent parmi les premiers dessinateurs de La Lune, peu de temps avant qu'André Gill ne devienne l'artiste emblématique du journalVanier, ..
Le , Carlo Gripp succède à Charles-Lucien Huard en tant que directeur de L'Image, un hebdomadaire illustré concurrent du Journal amusantJones, .. Ré-intitulé Le Paris-Comique à partir de et secondé par une édition bon marché intitulée Le Petit Journal comiqueJones, ., le journal cesse de paraître le avant de fusionner l'année suivante avec L'Esprit folletJones, .
Après 1871, Tronsens se consacre pleinement à ses activités bancaires et cesse de publier des dessins hormis quelques rares exceptionsLe Figaro, 15 septembre 1880, ..
Antidreyfusard, Tronsens adhère en à la Ligue de la patrie françaiseL'Écho de Paris, 19 janvier 1899, .. Un mois plus tôt, il a versé cinq francs pour la souscription de La Libre Parole en faveur de la veuve du colonel Henry (le « monument » Henry), en signant de son ancien nom d'artiste le commentaire suivant : « Souhaite qu'un monsieur, armé d'une trique, débarrasse le sol français des Juifs et des Clemenceau »La Libre Parole, 17 décembre 1898, ..
À la fin de sa vie, Tronsens vit de ses rentes au du boulevard Malesherbes. Il y meurt le Archives de Paris, état civil du arrondissement, registre des décès de 1900, acte (vue 20 sur 31)..
Collaborations
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Monique Certiat et Annette Raoult, Laurent Tailhade (1854-1919), archives privées (catalogue d'exposition), Tarbes, Archives municipales, 2008, (consultable en ligne sur le site de la mairie de Tarbes). John Grand-Carteret, Les Mœurs et la caricature en France, Paris, Librairie illustrée, 1888, . Justyna Guze, « Bloch’s and Wokulski’s Paris. Drawings by Charles Tronsens in the Collection of the National Museum in Warsaw », Rocznik Muzeum Narodowego w Warszawie (Journal of the National Museum in Warsaw), 2(38), 2013, . Philippe Jones, « La presse satirique illustrée entre 1860 et 1890 », Études de presse, vol. VIII, , 1956, . Le Bibliopole Vanier, La Lune : histoire, description et particularités, Paris, Léon Vanier, 1894, .
Liens externes
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