Alfonso Rodríguez Gómez de Celis () est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), né le à Séville.
Issu d'une famille ouvrière et militante sévillane de gauche, il adhère au PSOE à l'âge de puis fait entrer Susana Díaz aux Jeunesses socialistes. En 2003, il obtient son premier mandat électoral comme conseiller municipal de Séville. Le maire Alfredo Sánchez Monteseirín en fait d'abord son adjoint à l'Économie, puis son porte-parole en 2004. Après avoir dirigé la campagne de réélection de Monteseirín en 2007, il devient adjoint aux Finances et porte-parole des élus socialistes. Il est promu adjoint à l'Urbanisme en 2008 et gère de nombreux projets d'infrastructures ou d'aménagements.
Si le maire de la capitale andalouse entend en faire son successeur aux élections de 2011, Celis doit refuser cette éventualité après avoir été désigné en secrétaire général au Logement de la Junte d'Andalousie. À l'occasion des élections au Parlement d'Andalousie de 2012, il est élu député de la circonscription de Séville. Appartenant depuis plusieurs années au courant minoritaire du PSOE andalou, il s'oppose à l'appareil dirigeant lors de la préparation des primaires régionales de 2013, dirigeant la campagne interne de Luis Planas, qui échoue à récolter suffisamment de parrainages.
Il fait partie en 2014 des premiers soutiens du futur secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez, mais ses mauvais rapports avec Susana Díaz, secrétaire générale du parti en Andalousie, empêchent Celis d'intégrer la direction du parti. En vertu d'un pacte entre Sánchez et Díaz, il est nommé directeur de l'Agence portuaire de la communauté autonome. Pour les primaires du congrès de 2017, il dirige la communication de la campagne de Sánchez, qui le désigne secrétaire aux Relations institutionnelles du PSOE après sa victoire.
En , il devient délégué du gouvernement en Andalousie, après que Sánchez a accédé à la présidence du gouvernement. Contrairement à la coutume, son nom n'est pas concerté au sein du Parti socialiste. Il démissionne en , après avoir été inclus en deuxième position sur la liste socialiste dans la circonscription de Séville pour les élections générales d'avril contre l'avis du PSOE andalou. Au Congrès des députés, il est élu deuxième vice-président, puis premier vice-président après la répétition électorale de novembre.
Famille Enfance et origines Il naît le dans un bâtiment de la rue Alhóndiga située à Santa Catalina, un quartier du centre historique de Séville.. Issu d'une famille ouvrière, son oncle a milité contre la dictature du général Franco et dirigé les jeunesses socialistes locales.. Son père était membre de la section sévillane de l'Union générale des travailleurs (UGT) de l'usine Fasa-Renault fabriquant des boîtes de vitesses..
Alors qu'il est encore très jeune, la famille s'installe dans le quartier Polígono de San Pablo, un quartier populaire du district San Pablo - Santa Justa.. Il étudie alors à l'école CEU San Pablo.
Vie privée Marié, il est père de deux enfants et fan du Real Betis Balompié..
Formation universitaire et profession vignette|gauche|220px|alt=Le district de Triana.|Alfonso Gómez de Celis réside dans le district de Triana à Séville. Il s'installe dans le district de Triana et intègre l'université Antonio de Nebrija où il obtient une licence en droit. Il s'inscrit ensuite à l'université Roi Juan Carlos (URJC) en région madrilène pour étudier les sciences du travail. Il est à cette date le premier andalou à obtenir ce diplôme dans cet établissement. Il revient ensuite en Andalousie pour réaliser un diplôme en relations de travail et d'expert en gestion locale à l'université de Séville. Il poursuit son cursus universitaire avec l'obtention d'un diplôme en études avancées (DEA) délivré par le département de l'administration des entreprises et du marketing de l'université de Séville.
Il commence sa carrière professionnelle comme professeur de responsabilité sociale et corporative de la maîtrise en administration des affaires de l'université de Séville. Il est également professeur collaborateur de l'université internationale d'Andalousie et de la faculté des Sciences du travail de l'université de Séville dans le domaine de la gestion publique du tourisme, notamment sur les questions ayant trait à la durabilité et à la compétitivité.. Il travaille comme conseiller du travail et conseiller fiscal entre 1994 et 1998, bien qu'il aurait souhaité devenir journaliste..
Engagement en politique Activités étudiantes et réflexion Il est élu représentant des élèves dès l'âge de et réélu successivement jusqu'à la fin de ses études supérieures.. À l'université, il intègre l'Union des étudiants et prend position contre la loi organique générale relative au système éducatif (LOGSE) portée par le ministre socialiste de l'Éducation et de la Science Javier Solana. Il fait ainsi la rencontre de Carlos Vázquez, membre d'Izquierda Unida et futur conseiller municipal de Séville. Il fait également la lecture de Que faire ? rédigé par Lénine, du Manifeste du parti communiste de Karl Marx et s'intéresse aux idées de Pablo Iglesias, fondateur du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il s'inscrit aux Jeunesses socialistes en 1987..
Adhésion au PSOE et premières fonctions vignette|gauche|220px|alt=Susana Díaz.|Ami de Susana Díaz, Celis devient l'opposant interne de celle-ci en 1999. Conforté dans sa décision, il prend sa carte de militant du PSOE en 1990. Il soutient Emilio Carrillo, un socialiste sévillan souhaitant une régénération éthique et politique du parti lors du congrès provincial du PSOE de Séville de 1993.. De fait, il défend le vote secret et individuel, les listes ouvertes et la limitation des mandats. Carrillo est toutefois défait par Carmen Hermosín et Celis se forge une image d'opposant à l'appareil du parti.
Ami de longue date de Susana Díaz, il incite celle-ci à adhérer aux Jeunesses socialistes et la parraine.. Lors du congrès des Jeunesses socialistes andalouses (JSA) de 1997, le futur député andalou Mario Jiménez convainc Rafael Velasco de se présenter au secrétariat général des JSA en représentation du secteur de Manuel Chaves et Luis Pizarro. Celis soutient alors Raúl Medinilla, secrétaire de la section de Bellavista et proche du secteur représenté par Gaspar Zarrías. Velasco remporte cependant la victoire d'une courte majorité de quatre voix et nomme Díaz comme secrétaire à l'Organisation des JSA.
En 1998, il est nommé directeur de l'Institut andalou de la Jeunesse dans la province de Séville, sous la direction hiérarchique de Gaspar Zarrías, conseiller à la Présidence du gouvernement Chaves . L'amitié entre Celis et Díaz s'efface définitivement au début de l'année 1999 lorsque, sur proposition de Pepe Caballos, celle-ci intègre la liste d'Alfredo Sánchez Monteseirín pour les élections municipales du mois de juin sans en informer Celis préalablement, qui se sent trahi. Il soutient l'élection de José Luis Rodríguez Zapatero, député de León, comme secrétaire général fédéral du PSOE lors du 35 congrès du parti de . Il est relevé de ses fonctions administratives en 2003 à l'occasion des élections municipales de .
Conseiller municipal de Séville Aux responsabilités vignette|droite|220px|alt=Alfredo Sánchez Monteseirín.|Alfredo Sánchez Monteseirín (gauche) est maire de Séville entre 1999 et 2011. Dans l'optique des élections municipales, Alfredo Sánchez Monteseirín, maire de Séville depuis et candidat à sa succession, confectionne une liste dans laquelle Gómez de Celis est investi à la septième position, sur proposition d'Emilio Carrillo, juste derrière Susana Díaz, conseillère municipale sortante. Au soir du scrutin, la liste recueille et 38,6 % des suffrages, lui permettant de faire élire 14 candidats sur les 33 sièges composant l'assemblée municipale.. Logiquement élu, Celis se voit confier un poste d'adjoint au maire, comme Díaz, chargé de l'Économie et de l'Industrie ainsi que la délégation des districts Nervión et San Pablo.. Dès le mois de , il annonce la signature d'une convention de collaboration avec le groupe EADS-CASA visant à construire le après les villes de Toulouse et Hambourg.. L'objectif de la municipalité est de promouvoir l'image de la ville dans le secteur aéronautique européen en contrepartie de facilités dans l'implantation d'une usine de montage des avions militaires Airbus A400M Atlas.
Il change d'attributions en pour devenir adjoint au maire à la Présidence et porte-parole de l'exécutif municipal... Il prend également des compétences dans le domaine touristique... À ce poste, il coordonne notamment le projet de construction de la première ligne du métro de Séville et la piétonisation du centre historique de la ville.
Bras droit de Monteseirín Directeur de campagne vignette|droite|220px|alt=Un quartier de Séville vu du ciel.|Site de l'Expo'92, l'île de la Cartuja abrite le siège de la direction de l'Urbanisme de Séville. En vue des élections municipales de , Gómez de Celis est placé en sixième position sur la liste conduite par le maire sortant, sur demande du président de la Junte d'Andalousie et secrétaire général du PSOE-A Manuel Chaves., derrière José Antonio Viera, secrétaire général du PSOE de la province de Séville et parrain politique de Susana Díaz.., les deux conseillers municipaux sortants Emilio Carrillo et Rosamar Prieto-Castro ainsi qu'Esther Gil, proche de Viera... Monteseirín le choisit même comme directeur de campagne. Si le Parti populaire (PP) de Juan Ignacio Zoido vire en tête du scrutin et fait élire municipaux, une alliance entre le PSOE qui dispose du même nombre de sièges et Izquierda Unida (IU) permet aux socialistes de conserver la mairie de la capitale andalouse..
Monteseirín confie ensuite à Gómez de Celis les fonctions d'adjoint au maire délégué à la Présidence et aux Finances, de responsable de la Coordination municipale et de porte-parole du groupe des élus socialistes municipaux... Aux Finances, il obtient la renégociation et l'allongement de la période de recouvrement de la dette municipale. En revanche, son initiative visant à majorer de 50 % la taxe foncière (IBI) pour les propriétaires de logements vides est rejetée par le conseil consultatif de la Junte d'Andalousie.
Délégué à l'Urbanisme En , Emilio Carrillo, délégué municipal à l'Urbanisme et porte-parole de l'exécutif local, démissionne de ses responsabilités exécutives en raison de divergences avec Monteseirín, qui ne soutient pas la réélection de Viera comme secrétaire général provincial, et les différentes factions du PSOE sévillan ainsi qu'en raison d'un conflit de responsabilité au sujet d'une collision mortelle survenue en mai précédent sur l'avenue Hytasa ; un feu de circulation étant éteint depuis six mois compte tenu d'un conflit entre la délégation de l'Urbanisme et la délégation de la Mobilité.....
Le maire choisit de conserver les compétences urbanistiques durant l'été, puis désigne Celis comme vice-président de la direction de l'Urbanisme en suivant, sans lui confier officiellement la gestion pleine du département de l'Urbanisme.. De fait, en tant que vice-président, Celis agit sous la tutelle directe du maire qui préside la direction de l'Urbanisme. Quant à Carrillo, qui a conservé son mandat de conseiller municipal et de porte-parole adjoint du groupe des élus PSOE, il est membre de droit de la direction et a le droit de parole et de vote sur toutes les décisions pouvant être adoptées en la matière. Désormais aligné avec les thèses de Monteseirín, Celis obtient la nomination de Manuel Rey Moreno comme coordonnateur général du domaine de l'Urbanisme, en remplacement de David Buezas, proche de Carrillo. Celis prône alors , par opposition à de la droite et dit que ..
vignette|droite|220px|alt=Rue Asunción.|La rue Asunción est l'une des nombreuses rues fréquentées piétonnisées par la mairie de Séville.