La rue Grenette est une voie publique du de la ville de Lyon, en France.

Histoire vignette|Entrée de la cour des halles de la Grenette.|centré

Halles de la Grenette La rue de la Grenette est attestée pour la première fois en 1193. Elle tire son nom des halles de la Grenette, lieu d'entreposage et de vente du grain. Le bâtiment est des halles de la Grenette existe toujours le long de la rue de Brest entre les rues Grenette et Tupin. Auparavant, elle a porté le nom de rue des Albergeries (Auberges)..

Percements ()

Rue Centrale (1850) Jusqu'au , la rue relie la place des Cordeliers à la rue Basse-Grenette. En 1764, Jean-Antoine Morand propose de percer une nouvelle rue nord-sud à l'emplacement de la rue Basse-Grenette, afin de relier les Terreaux à la place Bellecour, et de prolonger la rue Grenette vers la Saône.

Le projet est repris en 1814-1821 par Louis Benoît Coillet, voyer de la ville. La rue Centrale (actuelle rue de Brest) est ouverte à la circulation le .

Prolongement de la rue Grenette (1857-1904) Toutefois, le prolongement de la rue Grenette à l'ouest de cette nouvelle voie, n'est décrété d'utilité publique que le .

Les démolitions pour le percement de cette nouvelle section commencent en . Le projet s'insère dans les grands travaux de Lyon dirigés par le préfet Vaïsse (percement de la rue du Président-Édouard-Herriot et de la République). La rue existante fait l'objet d'un redressement et d'un alignement. vignette|Sculpture au 2 rue Grenette représentant la Vierge à l'Enfant Ces travaux continuent jusqu'en 1904. La plupart des immeubles de la rue datent donc de la deuxième partie du . Celui situé au 2 rue Grenette a été construit en 1858 par l’architecte A. Savy. Il possède un encadrement monumental richement sculpté. Au-dessus de la porte se trouve un haut-relief attribué au sculpteur Galy représentant la Vierge à l'Enfant, intitulée « MATER AMABILIS » : Jésus est assis sur les genoux de Marie et lui tend une rose. Derrière la tête de l'Enfant, les sculpteurs ont volontairement laissé un espace vide. Lorsque la cage d'escalier est éclairée la nuit, la lumière traverse cet espace et forme une véritable auréole lumineuse autour de sa tête.

Prolongement sur la Saône (1973) Le pont Maréchal-Juin est construit entre 1970 et 1973 pour franchir la Saône dans l'alignement de la rue Grenette.

Élargissement de la rue Mercière (1979-1981) Le plan d'urbanisme directeur de 1958 prévoit l'élargissement de toute la rue Mercière. En 1959, des projets sont proposés et une première tranche est définie allant de la place d'Albon à la rue Grenette.

Finalement c'est la seule partie du projet qui est réalisée. La partie sud (îlot entre les rues Dubois et Grenette) est démolie en 1979. Les architectes Levasseur et Girodet bâtissent en 1980-1981 l'immeuble existant.

Au Le , veille de derby entre l'Olympique Lyonnais et l'AS Saint Étienne, un affrontement entre une centaine de supporters lyonnais et une centaine de supporters stephanois eu lieu dans la rue Grenette, avec une victoire des lyonnais.

Urbanisme

Rue réservée aux bus Le , dans le cadre du projet d’aménagement de la voirie du centre-ville « Presqu’île à vivre », la circulation motorisée est réservée aux seuls bus rue Grenette, et ce dans les deux sens de circulation, là où la rue était auparavant en sens unique ouest-est.

Les cyclistes sont, quant à eux, invités à circuler sur les voies de bus.

Accessibilité en transports en commun Ainsi, de nombreuses lignes du réseau circulent désormais sur la rue, notamment la nouvelle ligne de BHNS TB11.

À l’occasion, et ce pour créer une correspondance avec la nouvelle ligne fluviale Navigône directement gérée par les TCL sur la Saône, un nouvel arrêt de bus, Terrasses Presqu’île, est créé à l’extrémité ouest de la rue. vignette|La rue bloquée le 10 juin 2025 par des VTC garés sur ses voies de circulation.

Protestations contre la ZTL lyonnaise Le , en guise de protestation contre la mise en place d’une zone à trafic limité dans la Presqu'île, des VTC bloquent l’accès à la rue en y garant leurs voitures sur les voies de circulation et en organisant un barbecue à l’intersection de la rue Grenette avec la rue du Président-Édouard-Herriot.

Controverse Dès son élection, en , la nouvelle présidente de la Métropole, Véronique Sarselli, annonce vouloir rouvrir la rue à tous les véhicules, ce en parallèle d’une réouverture souhaitée du nord de la rue de la République aux bus.

Face au désaccord du maire, Grégory Doucet, avec cette annonce, la mairie de Lyon lance une concertation publique sur le sujet le 30 avril 2026, destinée aux habitants de la ville. Le 8 juin, les résultats de cette concertation sont dévoilés par la mairie, se targuant d’une majorité de lyonnais concertés favorables au statu quo ; des doutes sur la véracité des plus de dix-sept mille témoignages recueillis subsistent néanmoins.

Le 2 juillet 2026, Véronique Sarselli maintient sa volonté d’une réouverture à la circulation automobile de l’axe, prévue pour le mois de septembre de la même année et dans le sens Ouest-Est. Au début du mois en question, la réouverture est cependant reportée.

Notes et références

Grenette