Les Forces Armées d'Haïti (connues aussi sous le sigle FAd'H), en créole haïtien : Fòs Ame d'Ayiti constituent la puissance militaire de la République d'Haïti. Elles sont composées de l'Armée Nationale, de la Marine et du Corps d'Aviation Militaire. Elle compte entre 1 000 membres actifs en 2025, la marine étant toujours en phase de planification.

L'Armée haïtienne est née pendant la révolution haïtienne, portant le nom Armée indigène en ce temps, qui s'est battue pour l'indépendance, qui a été officiellement déclarée le . Haïti est devenu un pays militarisé au cours des décennies suivantes pour protéger son indépendance d'un éventuel retour des troupes françaises, et en conséquence l'armée a dominé le gouvernement et les institutions étatiques, avec l'émergence d'une élite militaire qui détenait le pouvoir politique et économique du pays. L'armée fut réorganisée dans les années 1880, divisée entre une petite armée active qui subit la réforme et une armée de réserve beaucoup plus large, composée des anciennes troupes. Il y avait aussi une petite marine. Entre 1804 et 1915, tous les 26 chefs d'État d'Haïti, sauf un, étaient des officiers militaires.

LArmée Indigène fut dissoute pendant l'occupation d'Haïti par les États-Unis en 1915 et remplacée par la Gendarmerie d'Haïti, formée et dirigée par les Américains. En 1934, elle fut rebaptisée Garde d'Haïti et restituée au commandement haïtien, avant d'être changer encore, cette fois nommé Armée d'Haïti en 1947. Finalement, elle obtiendra le nom, Forces armées d'Haïti en 1958 sous le règne de François Duvalier. Après des années d'ingérence militaire dans la politique, y compris des dizaines de coups d'État militaires et de tentatives de coups d'État, l'armée fut dissoute en 1995, remplacé par La Police Nationale d'Haïti la même année.

Après un long procès, debuté par l'administration de Michel Martelly, les forces armées ont été rétablies le par le président Jovenel Moïse, en suspendant les décrets exécutifs précédents du président Jean-Bertrand Aristide, qui avait suspendu et dissous les forces armées le .

En 2025, le nombre de membres actifs est estimé entre 1 000 et 1 500.

Organisation des forces armées Le Quartier Général des Forces Armées d'Haïti siège sur son site historique sur le Champ de Mars, en face du Palais National.

Le Corps des Ingénieurs (CORGE) est basé sur une installation au Boulevard du Bicentenaire. L'Unité de la Garde Nationale et l'Unité Médicale sont basées dans la Base d'Aviation Militaire à Clercine.

Le Corps d'Aviation des Forces Armées d'Haïti a sa garnison à la Base d'Aviation Militaire, située dans l'ancienne base du bataillon de la Force Aérienne Chilienne de la MINUSTAH (attachée à l'Aéroport International Toussaint Louverture).

Il n’existe actuellement qu’un seul centre de formation, la base d’Anacaona, située sur le site d'une ancienne base du bataillon de l’armée sud-coréenne de la MINUSTAH à Léogâne.

Haut commandement des forces armées Selon l'article 143 de la Constitution d'Haïti, le président de la République est le chef nominal des forces armées, mais ne les commande pas en personne. Le titre de commandant en chef est détenu par un officier général qui commande les Forces armées d'Haïti, conformément à l'article 264-2. Commandant en chef: Lieutenant-général Derby Guerrier (a.i.) promu de chef d'état-major adjoint (G2/G4) Commandant en chef adjoint: Major-général Jonas Jean promu du poste d'inspecteur général Inspecteur général: Général de brigade Jean-Robert Gabriel Chef d'état-major général: Général de brigade Emmanuel Azémar Chef d'état-major adjoint (G1): Colonel Jean Garry Greffin Chef d'état-major adjoint (G2): Colonel Edwin Florexil Chef d'état-major adjoint (G3): Colonel Néoclès P. Arné Chef d'état-major adjoint (G4): Colonel Fontane Beaubien Secrétaire d'état-major général: Colonel Jean Jacques Thomas

Tâches Conformément à l'article 266 de la Constitution d'Haïti, les Forces Armées d'Haïti ont pour tâche de: Défendre le pays en cas de guerre; Protéger le Pays contre les menaces venant de l'extérieur; Assurer la surveillance des frontières terrestres, maritimes et aériennes; Prêter main-forte sur requête motivée de l'Exécutif, à la Police au cas où cette dernière ne peut répondre à sa tâche; Aider la nation en cas de désastre naturel; Outre les attributions qui lui sont propres, les Forces Armées d'Haïti peuvent être affectées à des tâches de développement

Culture La date officielle de l'anniversaire des Forces armées d'Haïti est le 18 Novembre.

Budget et modernisation

Budget La Direction Générale du Budget (et le Ministère de l'Économie et des Finances) ont publié le rapport budgétaire dans le journal officiel de la République d'Haïti, Le Moniteur; Le budget total des Forces armées d'Haïti s'élève à 6,976 milliards de Gourdes (52,9 millions de dollars américains), soit une augmentation significative par rapport aux 1,272 milliards de Gourdes (9,6 millions de dollars américains) du budget 2023-2024 : cela placerait les dépenses militaires à 0,2 % du PIB annuel, selon l'estimation du FMI de 26,27 milliards de dollars américains pour Haïti, en . Avec cette augmentation, le CPT et le gouvernement de Garry Conille réaffirment leur soutien à la modernisation des Forces armées d'Haïti, afin qu'elles puissent accroître leurs capacités opérationnelles et prendre la place qui leur revient dans la défense et le service de la nation selon la Constitution. « La sécurité ne peut pas attendre », a déclaré le Premier ministre Garry Conille. L'investissement dans les conditions de travail et de vie dans les installations militaires, ainsi que dans les soins de santé et le logement des troupes et de leurs familles font également partie des promesses faites par le gouvernement.

Modernisation Les plans de modernisation des Forces armées d'Haïti comprenaient une transformation en une professionnelle, une force qui soit plus qu'une simple force de combat. En 2015, Haïti achevait l'atelier sur le Livre blanc de la défense et du développement durable en collaboration avec l'Organisation inter-américaine de défense, ce qui en faisait le premier pays des Caraïbes à obtenir ce document, et le de l'hémisphère. Le document vise à renforcer l'État de droit et la stabilisation en modernisant les institutions de l'État. Les premiers élément des forces armées remobilisées serait du Corps des ingénieurs (CORGE), formé en Équateur. Le Mexique formerait la Garde nationale et l'unité des forces spéciales.

Depuis la formation du gouvernement Gary Conille et la nomination de Jean Marc Berthier Antoine au poste de ministre de la Défense en , des réunions ont eu lieu avec les ambassadeurs et chargés d'affaires de divers pays. Ces réunions ont donné lieu à des discussions sur la coopération en matière de défense, le partenariat en matière de sécurité, la formation et l'entraînement (de base et continue) des cadres des forces armées. Le , il a été signalé que l'armée haïtienne allait mené une campagne de recrutement qui avait abouti à la sélection de 700 individus, dans le cadre des efforts du Premier ministre d'augmanter les éffectifs, moderniser les forces militaire.

Le , le Taïwan a fait don de kits de protection individuelle aux FAd'H comprenant des casques balistiques, des lunettes de protection, un gilet/porte-plaque avec pochettes, des gants et des genouillères.

Lors de sa visite officielle à Washington, le ministre haïtien de la Défense, Jean Marc Berthier Antoine, a tenu des réunions avec l'Organisation des États américains (OEA), l'Organisation interaméricaine de défense et le Collège interaméricain de défense dans le but de mobiliser le soutien international à Haïti dans la lutte contre l'insécurité, notamment par le biais d'un soutien international aux efforts de modernisation des forces armées. Une commission proposée composée de représentants des ministères de la Défense de la région, de l'OID et du Département de la sécurité hémisphérique de l'OEA, sera chargée de coordonner les efforts internationals pour renforcer les forces armées d'Haïti, en mettant l'accent sur la formation, l'assistance technique et les équipements. Le , un plan quinquennal de recrutement de 20 000 officiers, sous-officiers et soldats (soit 4 000 par an) a été dévoilé, avec le soutien du secrétaire général de l'Organisation des États américains, Luis Almagro et de 15 États membres (Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Canada, Colombie, Équateur, Salvador, États-Unis, Guatemala, Honduras, Mexique, Paraguay et Pérou), via la coopération technique. Le ministre a souligné la nécessité de former les militaires à la gestion des crises, à la lutte contre le terrorisme, au maintien de l'ordre et à la sécurité dans les zones de conflit; de moderniser les infrastructures des centre de formation, d'équiper les troupes des outils nécessaires comme les véhicules blindés de transport de troupes, les véhicules de combat, les drones ; de numériser les systèmes de gestion, ainsi que d'améliorer les conditions de travail. Le ministre Berthier Antoine a réitéré que les priorités du gouvernement étaient de construire une armée moderne et professionnelle, avec des centaines de métiers, tous essentiels à la sécurité et au développement à long terme.

Achats Les achats constituent un défi pour les forces armées depuis leur rétablissement. L'armée est toujours soumise aux restrictions du Département d'État américain, la loi Leahy étant toujours en vigueur. Cela interdit aux États-Unis de vendre ou de donner tout équipement mortel à l'armée haïtienne.

Le plus grand et le seul donateur aux forces armées d'Haïti est le Taïwan. Depuis 2017, ils ont donné des fusils et des équipements de défense personnelle tels que des casques balistiques, des gilets et des genouillères.

Depuis 2024, le gouvernement haïtien achète du matériel militaire, comme des fusils d'assaut comme le Taurus T4, au Brésil. Les forces armées haïtiennes ont reçu leur dernier lot du gouvernement le , qui est arrivé avec la ministre haïtien des Affaires étrangères Dominique Dupuy après une visite officielle au Brésil. Afin d'acheter des armes plus grosses et des véhicules de combat, des discussions ont eu lieu pour "faire bouger les lignes", a déclaré une source officielle.

Le gouvernement haïtien prévoit d'acquérir des navires de Miami, dont trois navires classe Island de 110 pieds, pour renforcer ses capacités maritimes dans la défense de la baie et du port de Port-au-Prince, et lutter contre les activités de piraterie le long du littoral métropolitain. Aucune mention n'a cependant été faite de la réintégration de la marine haïtienne.

Le Premier ministre Garry Conille s'est rendu aux Émirats arabes unis avec une délégation comprenant le général de brigade Azémar, à l'invitation de son homologue émirien, pour négocier l'achat de véhicules blindés de transport de troupes, de drones, d'armes et d'autres technologies militaires des Émirats arabes unis, ainsi qu'une assistance technique. L'objectif de ces discussions était d'établir un flux continu d'approvisionnement pour l'armée, afin d'augmenter ses capacités opérationnelles et logistiques.

Personnel

Grades

Armée +Officiers générauxDésignationInsignesLieutenant général Lyetnan jeneralcentré|100x100pxMajor général Majò jeneralcentré|100x100pxGénéral de brigade Jeneral brigadcentré|100x100px +Officiers supérieursDésignationInsignesColonel Kolonèlcentré|100x100pxLieutenant-colonel Lyetnan-kolonèlcentré|100x100pxMajor Majòcentré|100x100px +Officiers subalternesDésignationInsignesCapitaine Kapitèncentré|100x100pxLieutenant Lyetnancentré|100x100pxSous-lieutenant Sous-Lyetnantcentré|100x100pxAdjudant Adjitancentré|100x100px +Sous-officiersDésignationInsignesSergent-major Sèjan-majòcentré|97x97pxPremier sergent Premye sèjancentré|97x97pxSergent fourrier Sèjan fouryecentré|97x97pxSergent Sèjancentré|97x97px +Militaires du rangDésignationInsignesCaporal