Les Filles du Saint-Esprit forment une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.
Histoire thumb|285px|Sœurs du Saint-Esprit, Lucien Simon, abri du marin de Sainte-Marine
Le , Marie Balavenne, qui est veuve, et Renée Burel, jeune fille de 22 ans, s’engagent à vivre ensemble dans une maison située au port de Légué dans la commune de Plérin, près de Saint-Brieuc, dans le but d'instruire les filles et de visiter les malades. Elles sont encouragées et soutenues par Jean Leuduger (1649-1722), prêtre dédié aux missions populaires de Bretagne. Elles adoptent un costume semblable à celui des femmes de Plérin mais de couleur blanche, ce qui les fait très vite surnommer « les Sœurs blanches » ou « Filles de la Charité de Plérin ». René-Jean Allenou de Lavillangevin (1685-1753), curé de Plérin, rédige la règle de la communauté qui est approuvée le par Louis-François de Vivet de Montclus, évêque de Saint-Brieuc.
En 1789, la congrégation compte 71 membres dans 19 maisons en Bretagne. Leurs biens sont confisqués et les sœurs expulsées de leurs couvents ; certaines sont emprisonnées et l'une d'elles meurt dans les prisons de Nantes. La congrégation se reconstitue en 1800 puis est civilement reconnue par décret impérial du . Félicité de la Villéon est élue supérieure générale en 1814. La congrégation compte alors 58 membres dans 10 établissements. Elle fait réviser la règle et les constitutions, et les fait imprimer pour que chaque sœur en possède un exemplaire. C'est aussi à cette époque que les religieuses adoptent l'usage de porter au cou une colombe en argent, symbole du Saint-Esprit.
En 1827, l'abbé Jacques Le Mée (1794-1858), vicaire général du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, est nommé supérieur de l'institut. Il déplace la maison-mère de Plérin à Saint-Brieuc en faisant construire un couvent dans la rue des capucins où les sœurs déménagent le . Il rédige une nouvelle règle qui est approuvée le par Mathias de La Romagère. Lors des épidémies fréquentes au , elles sont appelées par les préfets où elles font preuve de très grande disponibilité pour soigner les malades comme lors des épidémies de choléra en 1866 à Concarneauet en 1894 à Guilvinec.
En 1901, la loi sur les associations soumet les congrégations religieuses à un régime spécifique, car elles doivent demander une autorisation. Les Filles du Saint-Esprit choisissent la résistance et ne la demandent pas. Leurs écoles libres connaissent une vague de sécularisations en dépit d’une importante mobilisation de la population locale. Dans les congrégations mixtes ou soignantes autorisées, les sœurs peuvent continuer à vivre ensemble et porter l’habit, mais les sœurs enseignantes doivent abandonner soit l’éducation, soit leur costume religieux et la vie commune.
Ces expulsions leur donnent l'occasion de fonder des maisons en Belgique (1901), en Angleterre et aux États-Unis (1902), aux Pays-Bas (1904). Elles s'ouvrent aux missions en 1936 avec une fondation en Mandchourie ; elles s'installent ensuite au Cameroun (1954), Chili (1962), Nigeria (1964), au Tchad (1974), au Pérou (1979). L'implantation au Burkina-Faso résulte de la fusion avec les sœurs de Notre-Dame de Briouze (1994). Un institut séculier féminin est fondé en 2003. L'institut reçoit le décret de louange le devenant ainsi de droit pontifical.
Fusion Deux congrégations ont fusionné avec les Filles du Saint-Esprit dont les sœurs de Briouzequi avaient absorbé 3 instituts par le passé.
Activités et diffusion Les Filles du Saint-Esprit se vouent à l'enseignement et au soin des malades.
Elles sont présentes en: Europe : France, Belgique, Angleterre, Irlande. Afrique : Burkina Faso, Cameroun, Nigeria. Amérique : États-Unis, Chili, Pérou.
La maison-mère est à Rennes.
En 2017, la congrégation comptait 912 sœurs dans 132 maisons.
Notes et références
Bibliographie
Articles connexes Sœur Pauline Ordres religieux par ordre alphabétique
Catégorie:Congrégation catholique féminine