Les Forces du pacte de l'Alternative démocratique ou PAD ou FPAD sont un rassemblement de différents partis politiques, associations et membres de la société civile comme les syndicats autonomes, associations, chercheurs universitaires, juristes et écrivains, afin de trouver une alternative politique à la crise qui secoue l'Algérie depuis les manifestations de 2019 en Algérie.
Création L'alliance des Forces du pacte de l'Alternative démocratique s'établit le à Alger pendant le mouvement Hirak en Algérie, après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, de façon indépendante du Forum civil pour le changement et des Dynamiques de la société civile, d'autres alliances larges créées lors du Hirak.
La convention nationale suivante qui prévoyait de réunir ces différents acteurs a été interdite deux fois de suite, en août et en septembre. Elle aura finalement lieu le au siège du RCD.
But Ce pôle de démocrates algériens s'oppose à l'organisation d’élections présidentielles et appelle à une période de transition pour la mise en place d'un État de droit, un processus constituant souverain, l'indépendance de la justice, l'ouverture des médias à la libre expression et la libération des détenus d'opinion du Hirak.
Membres On y retrouve, à l'origine, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (avec Said Salhi), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) avec Mohcine Belabbas à sa tête, le Front des forces socialistes (Ali Laskri), le , l’UCP , le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD),de Mustapha Hadni, le Mouvement démocratique et social de Fethi Ghares, le Parti des travailleurs, le Parti socialiste des travailleurs de Mahmoud Rechidi, ainsi que le Rassemblement actions jeunesse (Hakim Haddad).
Le , le PLD se retire du PAD à cause de la faible composante laïque au sein de l'alliance, dont l'éventuelle participation de l'islamiste Abdallah Djaballah au PAD. Le , le FFS, par l'intermédiaire de son premier secrétaire Youcef Aouchiche, annonce son retrait du PAD Le FFS se retire officiellement du PAD et annonce l’organisation d’une convention nationale de sortie de crise, site inter-lignes.com, 6 novembre 2020..
Actions Le , le PAD propose une rencontre le de « tous ceux et celles qui agissent en faveur de l'alternative démocratique », appelée les « Assises nationales de la démocratie », pour débattre « des mécanismes et de la nature de la transition et du processus constituant ». Les organisateurs réservent une salle publique, « la Safex », pour la réunion et obtient l'accord écrit de l'administration de celle-ci. La veille des assises, l'autorisation d'usage de la salle Safex est retirée « tacitement ».
La conférence a lieu avec le au siège du RCD. Les points principaux d'accord des participants sont : la mise en route d'une période de transition démocratique autonome qui « passe par la dissolution de toutes les institutions illégitimes » ; l’illégitimité, d'après eux, de l'élection présidentielle du 12 décembre 2019 et du système de gouvernement existant ; leur rejet de la méthode de révision constitutionnelle du nouveau président Abdelmadjid Tebboune et du « dialogue » avec le président ; l'organisation d'« un processus constituant souverain » ; la libération immédiate des détenus du Hirak ; les libertés politiques dont la liberté de la presse et de manifestation. Les organisateurs de la rencontre s'engagent à organiser une « conférence nationale indépendante du système » dont le but serait de définir « les modalités, les règles et les échéances consensuelles de la transition et du processus constituant souverain ».
Les forces du pacte de l'Alternative démocratique annoncent le leur de 2021Algérie : Le PAD qualifie les législatives de « mascarade », site observalgerie.com, 5 avril 2021..
Références
Voir aussi Articles connexes Dynamiques de la société civile
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