L’Aglauréion () est un des sanctuaires rupestres de l'acropole d'Athènes, dédié à Aglauros, fille de Cécrops et prêtresse d'Athéna, dans lequel les éphèbes prêtaient serment.

Sa localisation a été discutée ; il est admis depuis la fin du qu'il s'agit de la grande grotte située sur la pente est, notamment grâce à la découverte considérée comme in situ d’une stèle honorant une prêtresse d’Aglauros, en 1983Violaine Sebillote-Cuchet, « Aglauros, une héroïne à Athènes », in Anna Caiozzo, Nathalie Ernoult (dir.) Femmes médiatrices et ambivalentes. Mythes et imaginaires, Armand Colin, 2012, 269 note 9, 271, 272 et 273. Elle suit l’opinion de M. Saporiti, « Il sanctuario di Aglauro », in E. Greco, Topografia di Atene, Pandemos, 2010, 159, et de Bernard Holtzmann, L’Acropole d’Athènes, Picard, 2003, 205.Marie Augier, « Nommer les prêtresses en Grèce ancienne (), Clio. Femmes, Genres, Histoire, 45 : Le nom des femmes, 2017, 33-59.. C’est George Dontas qui propose le premier cette localisationG. Dontas, « The True Aglaurion », Hesperia, 62, 48-63..

Selon les sources littéraires, il est probable que Aglauros ait été la seule à recevoir un culte dans ce templeV. Sebillotte-Cuchet, , 270-271., bien qu’au moins au milieu du IVe siècle, la prêtresse chargée du culte d’Aglauros ait également en charge celui de Pandrosos. Cette prêtresse était tirée au sort parmi le genos des SalaminiensV. Sebillotte-Cuchet, , 272..

Durant les Plyntéria, il est possible que la statue d’Athéna Polias, descendue à Phalère pour un bain rituel dans la mer, soit rhabillée dans l’AglauréionV. Sebillote-Cuchet, , 289..

C’est à proximité de l’Aglauréion que les soldats de Xerxès parvinrent à escalader l’Acropole en 480 av. J.-C. lors des guerres médiquesV. Sebillotte-Cuchet, , 271..

Bibliographie C. Sourvinou-Inwood, Athenian Myths & Festivals. Aglauros, Erechteus, Plynteria, Panathenaia, Dionysia, Oxford : Oxford University Press, 2007.

Références

Lien externe The Ancient City of Athens, par Kevin T. Glowacki

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