Georges Vassallo, parfois orthographié Vassalo est un homme politique communiste français né le État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 et décédé le .
Maire de Grasse de 1977 à 1983, il fut le dernier maire de gauche d’une commune de plus de des Alpes-Maritimes.
Biographie Né d'un père ébéniste et d'une mère femme de ménage établis à Tende (Alpes-Maritimes), Georges Vassalo est élève du cours complémentaire Risso à Nice puis étudiant boursier à l'école normale de Nice. Son premier poste d'instituteur est au collège de Sospel, où il enseigne les mathématiques. Avant de partir au service militaire, il enseigne pendant quelques mois à l'école Gambetta à GrasseDiscours de Gilbert Andruccioli, ancien conseiller municipal de Grasse, lors de l'hommage rendu à Georges Vassallo, sur le site Grasse à tous, 1/10/2008..
Sorti sous-lieutenant de l'école de cavalerie de Saumur, puis engagé volontaire en Algérie, Georges Vassallo devient professeur de mathématiques puis proviseur de collège. Membre du Syndicat national des instituteurs, pendant ces premières années secrétaire de la sous-section Roya-Bevera, il reste le responsable du syndicat dans les établissements successifs.
Membre du Parti communiste français dès 1958, il emporte « contre toute attente » la mairie de Grasse à la tête d'une liste d'union de la gauche lors des élections municipales de 1977, à la faveur d'une triangulaire. causée par la gestion autoritaire du maire de droite sortant Hervé de Fontmichel. Grasse se retrouve alors la seule commune importante du département à gauche. Lors des législatives de 1978, Vassallo échoue au premier tour dans la sixième circonscription des Alpes-Maritimes, puis ne parvient pas à ravir le canton de Grasse à Fontmichel aux cantonales de 1979.. À partir de 1979, il devient cependant vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à une époque où les régions ne sont pas encore des collectivités territoriales.
Dès le début de son mandat, Vassallo met en place un plan d’occupation des sols qui crée des zones d’aménagement différé sur l’emprise des anciennes parfumeries du centre-ville empêchant la vente de bâtiments ou des terrains à des promoteurs privés, afin selon lui d'éviter la spéculation immobilière. Il mène également une politique vigoureuse de contrôle du patrimoine foncier des habitants les plus aisés de la commune afin de combattre la fraude, ce qui conduit à une hausse importante de la pression fiscale. L’opposition l’accuse d’avoir embauché 200 agents municipaux non nécessaires, réorienté une partie des subventions vers des associations proches du parti communiste et attribué les logements sociaux de manière partisane, d’où un fort creusement de la dette, ce que Vassallo réfute. La municipalité PCF finance ainsi à hauteur de cinq millions de francs le lancement de la radio locale pro-communiste Grasse FM en — fermée l’année suivante par la nouvelle municipalité. Lors des municipales suivantes, en 1983, Fontmichel parvient à unir la droite et l'emporte contre la liste de Vassallo dès le premier tour.. Il annule immédiatement la plupart des mesures de son prédécesseur, ce qui conduit un journaliste du Monde à écrire qu’« après la Révolution, Grasse est entrée de plain-pied dans la Restauration ».
Conseiller municipal à partir de cette date, Vassallo bénéficie à nouveau en 1987 de la désunion de la droite pour parvenir au deuxième tour d'élections municipales partielles où Fontmichel, qui accueille six membres du Front national en position éligible, s'oppose à son ancien adjoint divers droite Henri Richelme. Celui-ci se retire cependant en raison de la « menace socialo-communiste » que représente à ses yeux Vassallo, et Fontmichel est à nouveau élu maire.. L’année suivante, Vassallo échoue dès le premier tour des législatives., puis échoue au second tour d'une cantonale partielle à Grasse-Sud en 1989, malgré la présence de deux candidats de droite.. En 2001, il est à nouveau tête de liste communiste aux municipales ; malgré la présence d'un autre candidat de droite au second tour, sa liste finit plus de 20 points derrière celle de Leleux..
Sa fille, Sylvie, fut secrétaire nationale du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF).
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Catégorie:Maire de Grasse Catégorie:Maire membre du Parti communiste français Catégorie:Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur Catégorie:Candidat aux élections législatives françaises de 1978 Catégorie:Candidat aux élections législatives françaises de 1981 Catégorie:Candidat aux élections législatives françaises de 1986 Catégorie:Candidat aux élections législatives françaises de 1988 Catégorie:Professeur de mathématiques Catégorie:Enseignant français du XXe siècle Catégorie:Syndicaliste français du XXe siècle Catégorie:Sous-lieutenant français Catégorie:Militaire français de la guerre d'Algérie Catégorie:Élève de l'École de cavalerie de Saumur Catégorie:Naissance en août 1936 Catégorie:Naissance à Monaco Catégorie:Décès en septembre 2008 Catégorie:Décès à Grasse Catégorie:Décès à 72 ans