Jean Syndon (né Marie Jean Baptiste Léon Sindou à Caniac-du-Causse le et mort à Paris le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , vue 5/31.) est un peintre français, condamné pour l'assassinat de Lucien David en 1902 à Étretat.
Spécialisé dans les portraits, il est aussi connu pour ses nus.
Biographie Marie Jean Baptiste Léon Sindou « Le drame d'Étretat », Journal du Loiret, 30 novembre 1902. naît le dans une famille originaire de Caniac, canton de Labastide-Murat, arrondissement de Gourdon« Le drame d'Étretat », Le Temps, 30 septembre 1902, p. 3 . où elle possédait une propriété qu'elle dut vendre à la suite de revers de fortune occasionnés par la charge d'une famille nombreuse. Jean Sindou est le dernier des cinq enfants qui atteignent l’âge adulte sur les sept du couple : l’ainé Marcel, professeur, comme son père ; Angèle et Caroline modistes et couturières à Saint-Germain-des-Prés ; une troisième fille religieuse.
Admis à l'École des beaux-arts de Paris en 1889., il y reste jusqu’en 1895. Il a pour professeurs les peintres Léon Bonnat. et Jules Lefebvre. Afin d’éviter les plaisanteries d'atelier à propos de son nom « Sindou », il prend le pseudonyme de « Syndon ». Il participe à plusieurs éditions du Salon.
En 1901, son adresse est au 17, rue du Dragon. à Paris. En 1902 et jusqu’à son arrestation dans l'affaire d'Étretat, il emménage dans un atelier au 73, avenue de Versailles à Paris, où il a pour voisin d’atelier le peintre Henri-Georges Chartier..
Jean Syndon meurt en 1937Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, janvier 1937, p. 194 ..
L’affaire d’Étretat thumb|Le procès de Jean Syndon, illustration de Louis Rémy Sabattier publiée dans Les nouvelles illustrées.</center> Jean Syndon est condamné à dix ans de travaux forcés en 1902 par la cour d'assises de Rouen pour avoir assassiné, à Étretat le , Lucien David, le mari de sa maîtresse« L'affaire Syndon », Le Temps, , .. Sa peine est commuée en 1903 en dix années de réclusion par recours en grâce auprès du président de la République« La commutation de peine de Syndon », Le Temps, , ..
Lucien David était agent de change à la bourse de Paris et avait employé Syndon pour réaliser des portraits de sa famille. Il était le père de Pierre David et Maxime David, et le grand-père paternel de l'académicienne Jacqueline de Romilly.
Œuvres dans les collections publiques vignette|Portrait de l'ingénieur hydrographe Léopold Manen (1898), musée des Augustins de Toulouse.|alt=
Dijon, musée des Beaux-Arts : Portrait de , 1916, huile sur toile.. Dourdan, musée du château de Dourdan : Nu à la puce, 1926, huile sur toile « Les oiseaux disparus », dossier de presse sur chateau.dourdan.fr, .. Paris, École nationale supérieure des beaux-arts : Faune dansant, 1895, pierre noire sur papier.. Toulouse, musée des Augustins : Portrait de l’amiral Léopold Manen, 1898, huile sur toile..
Notes et références
Bibliographie Marcel Boulanger, « Tybalt et Syndon », La Renaissance latine, 1902, (en ligne sur Gallica).
Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Pseudonyme Catégorie:Personnalité condamnée aux travaux forcés Catégorie:Naissance en mai 1869 Catégorie:Naissance dans le Lot Catégorie:Décès en janvier 1937 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 67 ans