Le Boucau Tarnos Stade est un club de rugby à XV français basé à Boucau et qui joue régulièrement à Tarnos où sur son stade Piquessary situé à Boucau. Il évolue actuellement en Fédérale 2. Fondé en 1907, le club s'appelle le Boucau Stade jusqu'en 1989, date à laquelle le nom de la ville de Tarnos y est inclus.

Actuellement, le club est plus reconnu pour sa capacité à fonctionner avec des joueurs issus de son école de rugby que pour la qualité de sa formation. Véritable acteur social, culturel et sportif, le Boucau Tarnos Stade a un véritable rôle de lien social et sportif au sein d'une population de habitants.

Histoire Le Boucau Tarnos Stade s'est toujours appuyé sur la formation par le biais de son école de Rugby qui fut longtemps reconnue comme l'une des meilleures « pépinières » de France.

Par le passé, ce club qui s'appelait : le Boucau Stade, était réputé pour son jeu d'avant et son terrain fétiche : le Stade Piquessary.

Ce stade, situé en haut d'une colline qui surplombe l'embouchure de l'Adour, avait la particularité d'être très sablonneux. Les équipes adverses qui n'avaient pas l'habitude de jouer sur un tel terrain connaissaient les pires difficultés pour développer leur jeu. Mais il serait faux de ne retenir que cette « excuse » pour expliquer les nombreuses défaites des adversaires venant défier les Boucalais sur leur terre.

En effet, les joueurs de Boucau ont toujours eu la réputation d'être dur au mal, arborant le maillot noir, dont la couleur rappelait la fumée des cheminées des Forges de l'Adour, ils ne se laissaient pas compter à domicile, où ils firent chuter les plus grands clubs de l'époque.

Portés par un public chauvin et très proche de ses joueurs (autre particularité de « Pique » où le public est à quelques mètres de l'aire de jeu), les « Forgerons » (surnom donné aux joueurs de l'équipe de Boucau) décevaient rarement leurs supporters.

Le BS, ayant des moyens modestes, fut souvent pillé par des grands clubs des environs (Biarritz, Mont-de-Marsan mais surtout Bayonne) mais aussi, de plus lointains : Bagnères, Bègles, Agen, Carcassonne, Vienne et des équipes de jeu à XIII (Roanne et Carcassonne).

Le Boucau Stade a connu deux périodes « dorées ».

D'abord dans les années 1920 et 1930 où le club cumule près de 16 saisons en .

Ensuite dans les années 1970 et 1980 où le Boucau Stade réussit la gageure de se maintenir vingt-et-une saisons au plus haut niveau et cela malgré les « saignées » faites, surtout, par le voisin bayonnais.

Au gré des effectifs et des générations, le BS (devenu BTS) a effectué plusieurs allers-retours entre la et la , voire la (niveau le plus bas qu'il a atteint).

Les années 1907-1910 : les pionniers 1907 : Au lendemain des Jeux Olympiques ressuscités en 1896, par le baron Pierre de Coubertin, le sport devient un fait social très important. En 1898, un jeune instituteur, Jean Macé, né en Côte-d’Or, a l’idée de promouvoir un mouvement sportif populaire au sein des écoles laïques. Cette amicale « Jean Macé » fait tache d’huile et une section est créée à Bayonne Saint-Esprit au début du siècle. Une quarantaine de jeunes gens du Boucau, membres de cette amicale décident de former dans leur commune une section indépendante. À cet effet, ils se réunissent à l’école communale des garçons où Espelette, directeur de l’école publique du Boucau, les encourage dans leur projet et les assure de tout son concours. Une commission est chargée d’élaborer les statuts. Elle est composée de Bros, Sautier et Voisin et sous la conduite d'Espelette, elle présente son travail et le soumet à l’examen de l’assemblée générale qui les approuve tel quel. Ainsi naît, le , sous l'impulsion d'Espelette, l'Amicale boucalaiseCalendrier du Boucau Tarnos stade saison 1996-1997. Les membres constituant le bureau, à savoir le président Charles Voisin, le vice-président Reigner, le secrétaire Sautier et le trésorier Bros sont présentés à l’assemblée générale, le 28 mars en ces termes par Espelette :

L’A.G. nomme ensuite Vergeat, Lombard et Daudignon pour constituer une commission dite de « propagande ». 1908 : première équipe de l’Amicale boucalaise : Duprat, J. et F. Harcaut, F. Bergeze, Pihion, A. et P. Millos, Dordezon, Ch. Voisin, Deyries, R. Dussart, Autesserre, Favorin, Etcheto, Chartron. 1909 : le la direction de l’Amicale boucalaise accepte pour l’une de ses sections la formation d’un bureau spécial pour les sports. Cette section prend le nom de Boucau Stade avec pour président Eugène Sautier et secrétaire Henri Espelette. 1911 : équipe première : F. Bergeze, A. et P. Millos, J. et F.Harcaut, Bidot, J. Larroquette, Elissalde, Latapy, Balmande, Autesserre, Espelette, Bassenave, Lahaye, Durroty, Magne.

Les années 1920 : les prémices d'un grand club formateur et les premiers exploits 1921-1922 : le club participe au championnat de première division. Trente clubs participent à ce championnat, répartis en 10 poules de trois et le vainqueur de chaque poule se qualifie pour les poules demi-finales de 5. Le Boucau se classe deuxième de la poule B derrière le Stade toulousain et devant le RC Chalon. À la fin de cette saison remarquable, et par manque de moyens (dont une promotion sociale limitée), le BS voit 11 joueurs émigrer sous d'autres couleurs (Dont 6 des 12 joueurs qui participent à la formation de la ligne d'avants, pour le Stade bagnéraisRobert Barran, Le rugby des villages, Les éditeurs français réunis, 1974. mais aussi, Jean Etcheberry pour le CS Vienne et Jean Castets pour le RC Toulon)Henri Garcia, Les grandes équipes française de rugby, Editions Famot, 1979.. 1922-1923 : le club se retrouve dans la poule A du championnat avec le Stade toulousain, le FC Grenoble, le CA Bègles et le SU Agen. Le club se classe à la quatrième place et n'est pas qualifié pour les demi-finalesSite officiel Boucau Tarnos stade.. La saison (1922) est remarquable mais la promotion sociale étant limitée, onze joueurs émigrent. Preuve de la vitalité du club, celui-ci repart de plus belle pour une saison en Division avec comme point d'orgue, l'exploit de tenir en échec le Grand Stade toulousain (appelé « la Vierge Rouge » plusieurs fois Champion de France en 1922, 1923, 1926 et 1927) 0 à 0 sur son terrain « fétiche » de Piquessary. Mais une fois encore, l'équipe est « démembrée » avec toute la ligne de 3/4 qui se disperse mais aussi, de Bédère (le grand capitaine de l'équipe Championne de France en 1930) et Dupuis, suivis par le futur international à XV et XIII, l'avant Jean Duhau.

+Équipe qui tient le Stade toulousain en échec 0 à 0 Poste Joueurs Minvielle, Réal, Desperriez Domengine, Bédère (cap) Dupuis, Lissayou, J.Forçans demi de mêlée Tuquet demi d'ouverture Tauzin 3/4 Duclaux, Elichondo, Castillon, Saldou arrière Gestède 1923-1924 : Très certainement en Division (mais Champion de Côte basque) 1924-1925 : nouvelle participation en première division baptisée dorénavant Excellence alors qu'il est connu auparavant comme la première série. Sept nouveaux clubs font leur apparition dans ce championnat Excellence dont le Boucau Stade (en tant que champion de Côte basque la saison passée). Le Boucau est placé dans la poule F en compagnie du RC Narbonne, du Racing CF, du SO Avignon de l'US Cognac. Le club finit à la quatrième place. 1925-1926 : nouvelle saison en première division. Le championnat met aux prises 36 équipes réparties en 12 poules de 3. Chaque équipe rencontre ses adversaires une seule fois (pas d'aller-retour), 3 points pour une victoire, 2 pour un nul et 1 pour une défaite. Le premier de chaque poule se qualifie pour les poules de quarts de finale. Le club se retrouve dans la poule J avec l'AS Carcassonne et le SA Bordeaux. Il termine à la troisième place. 1926-1927 : participation à la première division qui met aux prises 40 équipes réparties en 8 poules de 5. Les deux premiers de chaque poule se qualifient pour les poules de quatre. Chaque équipe rencontre ses adversaires une seule fois (pas d'aller-retour), 3 points pour une victoire, 2 pour un nul et 1 pour une défaite. Le Boucau est dans la poule H avec l'US Quillan, le Racing CF, le Lyon OU et le SC Mazamet. En terminant dernier de sa poule, le BS redescend en deuxième division. 1927-1928 : Division 1928-1929 : Le BS retrouve la première division.. Il est versé dans la poule E avec Bègles, Béziers, Saint Girons et le Stade français Paris. Le BS sort de cette poule de 5 et se qualifie pour la poule de 3 qui permet de désigner les qualifiés pour les 1/4 de finale. Il est opposé à Lézignan et Grenoble mais n'arrive pas à se qualifier. Malgré cela, le club boucalais s'installe durablement dans l'élite du rugby français. Durant cette saison, le BS crée l'exploit de battre, à Piquessary, le Stade français 8 à 0.

+Équipe qui a battu le Stade français 8 à 0 Poste Joueurs J.Diez, A.Rambau, H.Begue J.Dupuis, J.Lousse (cap.) J.Forsans, J.Duprat, H.Sarraute demi de mêlée G.Labadie demi d'ouverture H.Menjuzan 3/4 A.Larroudé, J.Fort, A.Peyroux, E.Duffau arrière Sautier

Les années 1930 : une période dorée avec une installation durable en première division 1929-1930 : première division. Le championnat met aux prises 40 clubs répartis en huit poules de cinq. Les trois premiers de chacune de ces poules se sont qualifiés pour 8 poules de 3. le club est dans la poule de Bordeaux, Perpignan, Roanne et Tarbes. Le BS se maintient en première division mais ne se qualifie pas pour la suite de la compétition. 1930-1931 : . Le championnat a mis aux prises 40 clubs réparties en huit poules de cinq. Cette saison est particulière puisque 12 clubs parmi les plus prestigieux sont exclus du championnat de France et forment l’UFRA (Union française de rugby amateur) qui organise son propre tournoi. Le club boucalais se retrouve dans la poule G avec Albi, Brive, le CASG Paris et le Lyon OU. Le BS; qui est Champion de Côte basque, se qualifie pour les poules de 3 où il est opposé à Béziers et Bègles. Pour la première fois de leur histoire, les Forgerons sortent de cette poule et se qualifient pour les quarts de finale contre Narbonne à Toulouse, le où ils sont éliminés 6 à 0 (2 essais marqués par les Narbonnais). Le groupe de joueurs pour cette saison est composé de J. Fort, J. Sese, E. Duffau, Lalanne, J. Duprat, H. Begué, J. Dauga, S. Londaïtsbéhère, A. Rambau, A. Dupré, L. Peyroux, H. Menjuzan, H. Sarraute, A. Labastie, A. Tardits, Dubois, M. Gonzalez. 1931-1932 : première division. Le championnat a mis aux prises 40 équipes réparties en huit poules de cinq. Pour la deuxième saison, le championnat se déroule sans les clubs de l’Union française de rugby amateur qui organise son propre tournoi. Aux 12 dissidents de l’année précédente se sont joints le Stadoceste tarbais et l’US Narbonne. Le BS (Champion de Côte basque) est versé dans la poule G en compagnie de Auch, Hendaye, Perpignan de l'US Quillan. Pour la seconde fois consécutive, le club se qualifie pour le tour suivant poules de 3 où il retrouve Gujan Mestras et Pézenas. Mais il ne se qualifie pas cette fois-ci pour les quarts de finale. Cette saison-là les Juniors Reichel disputent, le , à Libourne, la finale du championnat de France contre Montferrand, perdu 6 à 0. Le groupe de la finale est composé de J. Désarménien, Baron, M. Forçans, D. Barreigt, R. Hiriart, A. Vergez, R. Cugny, J. Capdeville, Henri Sanz, E. Millox, Félix Bergèse, J. Gonsalez, L. Lassus, P. Duprat, R. Haurieu, entraîneur : Cazaurang et Dicharry.